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Informations générales
Boîte de Half-Life
Description
Half-Life : Game of the Millenium

Half-Life, premier jeu développé par Valve (studio fondé par Gabe Newell et Mike Harrington, des anciens de Microsoft) et édité par Sierra en 1998, est un FPS utilisant une version boostée du moteur 3D de Quake (et non pas de Quake II, pourtant sorti en 1997). Il s'agit sans aucun doute d'un des meilleur FPS en mode solo. On peut même classer Half-Life parmi les meilleurs jeux de tous les temps.


Impossible d'évoquer Half-life sans d'abord dévoiler un peu le scénario du jeu :

Vous êtes Gordon Freeman, un scientifique de 27 ans spécialisé dans l'analyse moléculaire. Fraichement diplomé, vous venez d'être embauché par Black Mesa, un gigantesque complexe de recherche situé au Nouveau Mexique, pour travailler au laboratoire des matériaux anormaux. Le jeu débute en même temps que votre première journée de travail. Le centre est en effervescence, car une expérience sans précédent est sur le point d'être tentée : l'analyse d'un échantillon de matière d'origine inconnue, qui semble receler une énergie considérable. Votre rôle de subalterne est d'actionner un canon à électrons pour bombarder l'échantillon. Vous êtes en retard et tous les scientifiques vous attendent. Vous sentez une tension nerveuse latente, comme si personne n'était vraiment sûr de la sécurité de l'opération. Après avoir enfilé votre combinaison protectrice qui vous protègera des radiations pendant l'expérience, celle-ci peut commencer. L'échantillon est avancé, et vous le placez sous le rayon. C'est alors qu'une catastrophe se produit. Le bombardement de l'échantillon crée de façon inexplicable une rupture de l'espace-temps, par laquelle des créatures étranges se faufilent jusqu'à notre dimension. Par ailleurs, l'incident produit un déchaînement d'énergie tel que le laboratoire est en partie détruit, et la majeure partie des chercheurs présents sont blessés ou tués.

Grâce à votre combinaison protectrice, vous en sortez indemne. Comme vous êtes la seule personne présente à combiner connaissances scientifiques et jeunesse, vos collègues vous confient la mission de remonter vers la surface (le laboratoire des matériaux anormaux est enfoui plusieurs dizaines de mètres sous terre), et d'alerter les secours. Il y a bien des agents de sécurité disséminés un peu partout dans le centre, mais il sont trop occupés à exterminer les centaines de monstres sortis de nulle-part qui envahissent les lieux. Il faut savoir que cette introduction est vécue par le joueur au sein du moteur 3D, et non pas racontée par une séquence cinématique. Half-Life est un jeu interactif du début à la fin. La présentation du centre se fait par un voyage en monorail au cours duquel une voix féminine sortie d'un haut-parleur débite le règlement intérieur à grands coups de "secteur de haute-sécurité" dans un charabia impersonnel typiquement américain. Cette intro, qui à déstabilisé de nombreux joueurs par sa longueur, est l'une des plus audacieuse et originales qu'on ait vues. Elle annonce la couleur : on n'est pas en présence d'un jeu commes les autres.

Half-life est un véritable chef-d'œuvre, un de ces jeux qui atteignent la dimension d'un projet cinématographique tout en se montrant ludique et interactif en permanence. Tous les aspects les plus réjouissant d'un FPS sont là, dans un équilibre et une cohérence parfaits. Exploration, combats passionnants, armes géniales, sniping au fusil à lunette, combat contre des hordes de monstres ou des soldats rapides, invisibles et qui visent juste... Chaque endroit visité, chaque évènement scénaristique majeur donne lieu à des phases de jeu variées et passionnantes qui constituent de véritables petits "jeux dans le jeu". Le travail remarquable sur l'IA permet de vivre et revivre de nombreuses fois ces passages clés, qui se succèdent à un rythme effréné et en très grand nombre.

La difficulté est parfaitement dosée et ne contrarie jamais le plaisir procuré par la progression dans le scénario. L'interactivité ne se limite pas au ennemis, ce qui est une autre exclusivité de Half-Life à sa sortie. Il est possible (et souvent nécessaire) de se faire aider des agents de sécurité et des autres scientifiques, qui dans de longues et excellentes phases dialoguées vous donnent des indications sur le déroulement de l'histoire, vous indiquent le chemin à suivre, ou vous ouvrent des portes. Le personnage campé par le joueur, en revanche, ne parle jamais, et n'apparaît jamais en reflet dans un quelconque élément du décor. Il faut dire que Half-Life mise sur la formule FPS comme élément définitif d'implication et d'identification. Dans une telle optique, tout est fait pour que le joueur oublie qui il est et se concentre sur ses objectifs, les diverses informations dispensées par le jeu étant totalement intra-diégétiques (elles s'adressent au personnage au sein même de la narration, et non pas au joueur). On a là un essai en matière d'interactivité tout à fait novateur dans son approche, et qui fait mouche au point que de nombreux jeux s'en sont inspirés par la suite.

Les armes quant à elles, vont des traditionnels pistolets, mitrailettes / lance-grenades et fusil à pompe au plus ravageur lance-roquettes, avant de découvrir des armes d'origine extra-terrestre géniales comme ce lanceur d'insectes volants qui s'acharnent sur tous les humains présents jusqu'à les tuer (idéal pour vider une pièce trop peuplée de soldats) ou ce fusil qui lance des petits moustiques destructeurs à tête chercheuse. Sans oublier les armes au laser développées par les scientifiques de Black Mesa, très efficaces, et, cerise sur le gâteau : l'arbalète à air comprimé, munie d'une lunette de visée (zoom parfaitement rendu), qui permet de décaniller de loin et dans le plus grand silence les marines au moyen de flèches propulsées avec une force incroyable.

La réalisation, bien que rapidement rendue obsolète par l'apparition de Quake III et Unreal Tournament est merveilleuse. Pas d'ombres portées mais des graphismes clairs et somptueux, une bande sonore bien élaborée et flippante (bruits lointains de machinerie, cris étouffés, monstres que l'on entend très longtemps avant de les rencontrer...), une jouabilité parfaite, une animation fluide, des créatures gigantesques, et des décors très variés malgré la prédominance d'une ambiance de centrale nucléaire. Les dernier niveaux, situés sur Xen, sont si angoissants qu'à côté les survival-horror du genre Resident Evil passent pour d'aimables plaisanteries. Signalons aussi que Half-life fait un usage intensif de petites scènes scriptées (un scientifique combat un monstre dans un bureau, une tentacule surgit d'une bouche d'aération pour dévorer un soldat, deux scientifiques discutent...), qui contribuent à l'efficacité de la mise en scène sans pour autant interférer avec les phases d'action en temps réel.

Par ailleurs, Half-Life est le premier FPS à se dérouler en continu de début à la fin. Les niveaux se situent tous dans le même décor, un complexe aux innombrables sous-sols et coursives ainsi que ses abords immédiats, et on peut à tout moment revenir en arrière. Cela donne une grande cohésion à l'ensemble, et plonge totalement le joueur dans l'ambiance en lui permettant de percevoir l'architecture globale du monde qu'il a traversé. Le jeu est d'une ampleur étonnante. Au moins moins 25 heures sont nécessaires pour le terminer une première fois, avant de s'attaquer à un niveau de difficulté supérieur pour mieux éprouver les possibilités du jeu. Au total, le seul mode solo vous occupera pendant de longues semaines, avant de passer au multi-joueur.
Screenshots et Concept Arts
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Séries populaires de jeux FPS : Battlefield, Call of Duty, Doom, Duke Nukem, Far Cry, F.E.A.R., Ghost Recon, Half-Life, Hitman, Medal of Honor, Postal, Quake, Unreal, Vietcong, Wolfenstein. Voir aussi : Crysis, S.T.A.L.K.E.R.: Shadow of Chernobyl, Prey : We are next..
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