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un Baroudeur en approche !
Notre partenaire Gigabyte a décidé d'adresser un nouveau marché pour lui : celui des machines déjà assemblées, plutôt à destination des joueurs. Pour cela, la marque s'est associées à d'autres grands noms du monde des composants pour PC, afin d'offrir des ensembles de qualité, déjà montés. Ainsi, le taiwanais a fait confiance à Be Quiet !, Western digital et Kingston principalement. Nous avons reçu la première référence, dénommée « Baroudeur 600 lvl1 ». On retrouve dans cette machine au format Micro-ATX de l'intel pour le CPU et du NVidia pour la carte graphique. Elle est annoncée à 600 euros, d'où son nom, sans écran ni OS mais avec périphériques. Est-ce une arme de choc pour vaincre tous vos ennemis avec un budget serré ? Réponse dans notre article !


La configuration

La configuration comprend les éléments suivants :
On voit donc que pour 600 euros, on a une tour micro ATX complète, avec un clavier et une souris, et aucun élément dont on ignore la marque et le modèle. Pas de noname ici ! Il reste juste à rajouter un écran — on conseillera un 22 pouces — et un casque et c'est parti !

Présentation détaillée de l’extérieur


La tour

Le boitier micro-ATX Xigmatek propose en façade 2 ports USB3, un bouton Power et un bouton Reset, ainsi que les classiques mais indispensables prises pour micro et casque. A l'arrière, on retrouve toute la connectique d'une machine moderne, avec des ports USB2 et USB3, ainsi qu'un port Ethernet, mais aussi un port e-SATA et un port PS2. Grâce à la GTX 650 et à la carte mère dotée d'un chipset intel H77, on ne comptabilise pas moins de 3 ports DVI et 2 ports VGA, ce qui permet de supporter une très vaste combinaison d'écrans.


Une connectique riche et variée

Le clavier

Force K3
Qui dit machine gamer, dit clavier gamer, et Gigabyte a ainsi choisi le Force K3 pour accompagner cette machine. C'est un modèle entrée de gamme mais bel et bien orienté gaming, qui se concentre sur l'essentiel. Tout noir, il propose un jeu de touches QSZD et de flèches directionnelles disposant d'une sérigraphie différentes des autres. Il est bien entendu filaire mais doté d'un connecteur USB plaqué or — inutile mais qui indique que c'est pour les joueurs. Le constructeur annonce également une durabilité plus élevée que les claviers classiques, grâce à un châssis renforcé et à des membranes plus solides.


Des touches bien visibles et un système de gouttières

Et la cerise sur le gâteau, il est résistant aux projections de liquide ! Il est pour ce équipé de gouttières, qui permettent d'évacuer l'eau. Renverser un verre dessus ne devrait donc pas lui être fatal. Et quand on sait ce que les geek font subir à leurs claviers, on se dit que c'est une excellente idée !

La souris

Côté souris, le constructeur a choisi une M6980. C'est évidemment un modèle gaming, disposant de LED bleues. Les features proposées sont assez classiques, avec un capteur LASER de 2000 DPI, qui devrait satisfaire la plupart des joueurs. Les revêtements utilisés par le constructeur sont agréables, et le repose pouce dispose d'une zone en caoutchouc strié qui parait confortable, pratique pour les longues sessions de jeu.


La souris sous tous les angles

Si le clavier n'a pas de driver, ce n'est pas le cas de cette souris, qui est supportée par le pilote unifié de la maison, dénommé Ghost Engine.


Un driver très clair

Le driver Ghost Engine a le mérite d'être ultra-clair. Il dispose de nombreuses fonctionnalités, explicitées par des icônes précises ou des petites animations. On sait ce qu'on fait, et ce n'est pas gangrené par les termes marketing comme dans un driver ROCCAT, pour ne pas les citer.

Présentation détaillée de l’intérieur


Le boitier

Un montage soigné
Après avoir démonté le panneau latéral gauche à l'aide d'un tournevis, on peut alors découvrir les entrailles de la bête. Le montage qui a été réalisé est de bonne qualité. Tous les éléments sont solidement fixés et le câblage est soigné. On a donc une machine assemblée proprement, dans les règles de l'art, et sans mécanisme propriétaire comme on trouve dans les tours Dell ou HP par exemple. Il faut également souligner que la ventilation d'origine du Xigmatek a été revue pour l'occasion. Le ventilateur d'extraction de 80 mm a été remplacé par un ventilateur de 120 mm, du même constructeur, placé en aspiration en bas de la façade. C'est bien plus logique et bien plus adapté pour une configuration gaming. Comme on aime à le rappeler, un bon flux d'air entre l'avant et l'arrière de la machine est important, et Gigabyte a suivi les bonnes pratiques sur ce point, ce qui montre le savoir-faire et le sérieux du constructeur.

La carte mère

H77M-D3H
La carte mère, signée Gigabyte, est, on s'en doute, au format Micro ATX, afin de rentrer dans le boitier. Elle est architecturée autour d'un chipset de la série 7 d'intel, à savoir le H77. Compatible avec les processeurs Ivy Bridge et Sandy Bridge, le H77 est le milieu de gamme du fondeur, mais les restrictions sont au final pas si gênantes que ça par rapport au Z77. Par exemple, il n'est pas possible de réaliser de l'overclocking des CPU estampillés « K ». En soit, cela n'a rien de dramatique pour dans le cas qui nous intéresse aujourd’hui.

La CM installée dans le fond de la tour
Cette carte mère embarque en revanche tout ce qu'on aime chez Gigabyte : le dual BIOS UEFI 3D, un layout soigné et toute la connectique moderne (USB 3, SATA 3) dont on a vu une bonne partie dans la présentation du panneau arrière du boitier. Elle dispose aussi des technologies Ultra Durable 4 : on a donc des composants de qualité, qui lui conféreront une bonne durée de vie. Au niveau des utilitaires fournis : on retrouve avec plaisir l'attirail habituel de la marque, comme par exemple @Bios pour la mise à jour du BIOS.

Le CPU

CPU intel Core i3
Côté CPU, on dispose d'un intel Core i3, cadencé à 3,1 GHz. C'est un processeur de la famille des Ivy Bridge apparue début 2012. Il est gravé avec une finesse de 32 mm, ce qui lui permet de ne pas trop dégager de chaleur. En termes de puissance de calcul, c'est un dual core, mais qui a l'Hyper Threading activé, on a donc au final 4 cores logiques, épaulés par 3 Mo de cache L2. Comme tous les Ivy Bridge, il y a une partie graphique intégrée dans le processeur, dans ce cas une petite HD 2000. Elle n'a que peu d’intérêt ici, de toute façon la carte graphique Gigabyte est de toute façon bien plus puissante. Pour finir, on note qu'il n'y a pas de suffixe « K » dans son nom, ce CPU ne peut donc pas s'overclocker, mais de toute façon la carte mère ne le permet pas et cela n'est de toute façon pas l'objectif de cette machine, conçue pour fonctionner « out of the box ».

Sous le ventirad, le Core i3
Ce processeur est livré, comme très souvent, avec son ventilateur, et c'est celui qui est monté dans la configuration, Gigabyte ne l'a pas remplacé. Sur ce type de processeur, en effet, le ventirad intel de base est largement suffisant. Le ventilateur a une vitesse de rotation régulée — via le PWM — ce qui permettra de contenir les nuisances sonores liées au refroidissement du CPU. Le radiateur est d'une taille raisonnable, et n'occupe pas l'intégralité de l'espace du boitier, ce qui serait le cas avec un gros ventirad, qui serait à l'étroit dans un boitier micro ATX.

La carte graphique

La GTX 650 OC de Gigabyte
La carte graphique est elle aussi signée Gigabyte, et elle embarque un GPU de nVidia début de moyen de gamme, à savoir un GTX 650. Ce processeur graphique dispose de l'architecture Kepler, comme toute la série 600, et supporte bien évidemment toutes les dernières technologies, que ce soit DirectX 11, le 3D Vision ou le PhysX. Au niveau des fréquences, le processeur graphique tourne à 1110 MHz, ce qui est une fréquence revue à la hausse par rapport au modèle de référence de la marque au caméléon, à savoir 1058 MHz. C'est d'ailleurs pour cela que la référence de la carte contient « OC ». Pour le Go de RAM — de la GDDR 5 sur avec un bus de 128 bits — celle-ci est cadencée pour sa part à 6008 Mhz, soit la fréquence de base.

Installée dans la config
La carte occupe en fait 2 slots, du fait de son système de refroidissement. Il s'agit en fait d'un gros radiateur, d'un diamètre de 100 mm comme indiqué en gros sur la boite qu'on peut voir sur la capture précédente, et là encore, Gigabyte s'éloigne du design de référence, pour offrir une meilleure solution. Au final, le constructeur a choisi de manière très précise cette carte graphique, qui permet d'allier toute les performances qu'on peut tirer d'un GTX 650, tout en lui adjoignant une bonne solution pour la garder au frais, ce qui est nécessaire dans un boitier de petite taille.

La RAM

Le SPD
La machine dispose de 2 barrettes de RAM Kingston, marque bien connue sur le domaine de la mémoire, des SSD et des clés USB. Il s'agit dans ce cas de barrettes DDR3 très classiques, sans superflu. Il n'y a donc pas de dissipateur thermique avancé comme on trouve sur les produits plus haut de gamme de la marque, comme les Hyper X Predator par exemple. Côté fréquences, on a le minimum vital : 667 MHz DDR, soit 1333 MHz.

RAM Low Profile
On remarque également que les barrettes de RAM sont de très faible hauteur, des « Low Profile » suivant le terme consacré. Ce genre de barrette a d'aussi bonnes performances que les barrettes de taille classique, mais ont également tendance à moins consommer, ce qui est une double bonne nouvelle. Elles permettent aussi l'installation de n'importe quel ventirad, si le besoin d'en changer se faisait un jour sentir.

Le disque dur

Western Digital Caviar Blue
Pour le disque dur, c'est la marque Western Digital qui a été retenue, avec un Caviar Blue de 500 Go. Pour la petite histoire, le nom Caviar est utilisé par la marque pour ces disques depuis au moins 15 ans, à l'époque où avoir 500 Mo de disque était un luxe. Maintenant la gamme Caviar est déclinée en plusieurs couleurs : Green, Red, Black et Blue, avec chacun une spécialité. Les Green visent l'économie d’énergie, en tournant moins vite que la normale. Les Red sont fait pour fonctionner 24h/24, dans un NAS par exemple. Les Black offrent le plus haut niveau de performance, et les Blue sont les plus polyvalents et disposent à ce titre d'un bon rapport qualité / prix. A ce titre, Gigabyte a donc bien choisi.

Le Caviar Blue installé
Si on regarde un peu plus en détails les caractéristiques de ce disque, on voit qu'il a une interface SATA 3, embarque 16 Mo de cache et qu'il supporte le NCQ. Il s'agit donc de la version rafraichie du WD 500 Go, car il en existait auparavant une version limitée au SATA 2. Le disque tourne à 7200 tours par minute, et n'est équipé que d'un seul plateau de 500 Go. Il devrait donc permettre d'avoir un système d'exploitation assez réactif.

L'alimentation

La Be Quiet System Power 6 450W
Pour alimenter l'ensemble des composants, c'est un bloc ATX de chez Be Quiet ! qui est à l’œuvre. Constructeur très réputé d'alimentations, cette marque nous a toujours proposé des produits d'excellente qualité, notamment avec les Dark Power ou les Straight Power. Le gamme System Power 6 utilisée ici correspond à l'entrée de gamme de la marque, réservée aux intégrateurs, et le constructeur s'y focalise sur le principal : qualité et stabilité des voltages d'une part et sécurité de l'utilisateur et des composants alimenté d'autres part, le tout pour un prix très réduit.

Le bloc installé
Les 450 W délivrés par ce bloc sont suffisants au vu de la fiche technique de l'ensemble de la configuration, il n'y aura pas donc de surprise ici à cause d'une alimentation sous-dimensionnée ou de mauvaise facture. Et bien évidemment, ce bloc est conforme à la norme 80+, ce qui signifie que son rendement est supérieur à 80 +, ce qui est toujours bon pour le porte-monnaie !

Passons maintenant à l'étape des benchs !

Tests des performances

Nos benchmarks utilisent plusieurs logiciels et vont s’intéresser à plusieurs aspects de cette machine Gigabyte :

Benchmarks CPU

Cinebench !
  • Super PI mod 1.5 XS : ce logiciel, commençant à dater mais toujours utilisé, permet de calculer notamment 1 million de décimales de PI. C'est le temps de calcul qui nous intéressera, et contrairement aux 2 autres logiciels, c'est un test pratique.
  • Cinebench 11.5 : c'est un benchmark « real-world » de rendu graphique gourmand en CPU et qui est basé sur le logiciel Maxon Cinema 4D.
Le tableau ci-dessous présente les résultats des tests de performances de CPU. L'unité est précisée à côté de chaque valeur.

Benchmark Score
Cinebench2,99 FPS
Super PI 12,932 s

Le « petit » CPU intel core i3 se défend pas trop mal sur ces benchs, notamment grâce à une fréquence de fonctionnement assez élevée de 3,1 Ghz.

Benchmarks graphiques


3D mark 2011
Qui a la plus grosse ?
On ne présente plus 3Dmark 2011, ce benchmark sorti fin 2010, made in FutureMark. On utilise le mode « Performance », qui est le mode par défaut. Les résultats 3Dmark comportent une note principale, qui est composée d'une formule de calcul agrégeant plusieurs sous-notes, correspondant en fait à différents aspects du rendu d'un jeu : moteur graphique et moteur physique. Le CPU n'ayant que très peu d'impact sur le score global, il n'y a plus de test uniquement CPU comme dans les précédentes versions de cet outil de benchmarking, il est désormais intégré aux calculs physiques.

Benchmark Score
3D MarkP2935

Le score à 3Dmark 2011, pour le benchmark Performance, est complètement dans la norme de ce type de machine, d'après ce qu'on peut voir sur le site de FutureMark, et réalise en fait un score légèrement supérieure à la moyenne, ce qui est plutôt de bon augure pour les jeux.

Benchmarks globaux


Performance Test 8
  • Indice de Performance Windows : c'est le benchmark intégré à Windows. Sous Windows 8 — l'OS de test mais non livré avec la machine — la note maximale a été portée à 9,9 au lieu de 7,9 dans windows 7. Il n'est pas reconnu pour être vraiment significatif, mais au moins il est disponible de suite et il est facile d'obtenir un score.
  • PC Mark 7 : réalisé par la même société que 3DMark, PC Mark a pour but, comme son nom l'indique, de tester de manière globale la machine, et pas uniquement la partie graphique. C'est une panoplie complète de benchmark qui est en fait passée, ce qui prend pas loin d'une heure !
  • PassMark Performance Test 8.0 : moins grand public, ce benchmark est plutôt professionnel à la base. Plutôt rapide à passer, il donne lui aussi une vue d'ensemble des performances de la machine
Voici les résultats :
Benchmark Score
Indice Windows 8 - complet 5,9 / 9,9
Indice Windows 8 - graphisme de jeux 7,3 / 9,9
Indice Windows 8 - processeur 7,1 / 9,9
Indice Windows 8 - mémoire7,5 / 9,9
PC Mark 7 1868 points
Performance Test 82138,8 points

Tout d'abord, l'indice Windows donne une note supérieure à la moyenne, ce qui prouve que cette machine est homogène. Si on regarde plus en détail les sous indices, on voit que la note la plus faible, et qui nivèle par le bas l'indice final, est le disque dur. On avait déjà fait ce constat avec des configurations bien plus onéreuses, donc c'est normal, il faudrait un SSD pour relever le score. Si on exclue le disque dur, les autres éléments sont bien notés : RAM, CPU, graphismes, tous dépassent la note de 7, ce qui est très bien !

Concernant les tests PC Mark 7 et Performance Test 8, les scores sont, d'après les bases de données, tout à fait en ligne avec ce qu'on est en droit d'attendre des composants installés. C'est l'avantage d'avoir des éléments classiques du marché : les performances ne sont pas limitées par une carte mère bridée.

Benchmarks jeux

Parce qu'une machine gaming sans benchmark de jeux, ça n'a pas vraiment d’intérêt, on va s’intéresser aux FPS suivants :

Stalker Call of Pripyat

Mode Nucléaire !
Le jeu S.T.A.L.K.E.R. : Call of Pripyat et son moteur propriétaire X-Ray Engine ont toujours mis les machines à rude épreuve. Il est certes un peu âgé, mais il est à noter que l'outil de benchmark est un stand alone. Il permet donc de mesurer les performances d'une configuration matérielle sans posséder le jeu, ce qui est très appréciable. Le tableau suivant montre les résultats en termes de nombre moyen d'images par secondes, en 1024*768 et qualité maximale :

BenchmarkGTX 650
Day90
Night104
Rain114
Sunshaft64

On voit que la carte s'en sort très bien, même avec un niveau de qualité au maximum. On pourra donc sans problème augmenter encore la résolution tout un gardant un framerate important. Ceci étant, le score est à relativiser, le moteur commençant à accuser son âge.

Metro 2033

Et en 2033 ?
On utilise l'outil de benchmark bien pratique qui est intégré au jeu Metro 2033, sous forme d'un exécutable à lancer. Il dispose d'une interface graphique qui permet de configurer la scène et les paramètres à utiliser. Dans notre cas, c'est le niveau du jeu « Frontline » qui sera utilisé dans le mode « normal », tel que défini par défaut en 1024 * 768. La qualité est Medium, mais l'AA et l'AF sont activés. Les résultats sont ensuite affichés dans une page web. Le tableau suivant montre les résultats en termes de nombre moyen d'images par secondes :

BenchmarkATI 4870Gigabyte GTX560 OCClub3D GTX560 Ti OCGTX 650
Normal27818356

Dans ce jeu assez exigeant, on voit que la GTX 650 s'en sort avec les honneurs, quand on ne la pousse pas trop. Avec plus de 50 FPS en moyenne, le jeu se révèle facilement jouable, et on pourra monter un peu les options graphiques, si on n'augmente pas trop la résolution. Pour information, le jeu tourne à 30 FPS dans cette résolution, si on augmente la qualité à Very High.

On voit aussi que la petite GTX650 fait 2 fois mieux qu'une vénérable 4870, mais reste 50 % en dessous de ses grandes sœurs, qui valaient en fait près de la moitié du prix de la machine testée. Le choix de la carte semble donc judicieux en regard du tarif demandé pour cette configuraiton.

Bioshock Infinite

Infiniment DOS
L'outil est là encore intégré directement dans le jeu dans le cas de BioShock : Infinite, ce qui rend son usage très aisé. Même s'il n'y a pas d'interface graphique pour sélectionner les paramètres, il y a un menu interactif en ligne de commande qui permet en quelques secondes de se retrouver dans les cimes de Colombia. Comme ce jeu est sorti il y a peu et dispose d'un moteur graphique epoustouflant, on va tester les performances de la carte suivant 3 niveaux de qualité : Haut, Très Haut et Ultra, avec tous les effets à fond, toujours avec une petite résolution.


QualitéRésultats
Haut62,88
Très Haut38,74
Ultra28,58

Les performances font logiquement le grand écart suivant les modes de qualité, pour autant, les valeurs sont toutes autour ou supérieures à 40 FPS. Du coup, même un jeu ultra récent se sentira bien sur cette machine.

Il est temps maintenant de s'attarder sur des aspects connexes mais qui sont quand même importants, à savoir les températures, la consommation et les nuisances sonores.

Températures, consommation et nuisances sonores

Nous utilisons l'application OCCT 4.3.2 pour faire tourner le PC Gigabyte à 100 %, pendant une heure. Cela permet d'en apprécier également la stabilité lors de longues sessions de jeu tout à fond, et l'outil relève également les températures. On prendra alors les valeurs minimales et maximales.

Bruit

Pour mesurer les nuisances sonores, c'est notre fidèle Voltcraft SL-100 qui sera de la partie. Il sera placé à 50 cm de la façade de notre boitier. Pour tout savoir sur les mesures avec cet appareil, une lecture de notre article dédié à ce sujet s'impose.

Consommation

Schéma de branchement du ZM-MFC3 et du capteur CSV
Pour mesurer la consommation globale de la machine (écran exclu), on utilisera un Zalman ZM-MFC3. C'est un rhéobus gérant 4 ventilateurs, mais qui a surtout la particularité de pouvoir afficher la puissance en entrée d'alimentation. En fait, le Zalman utilise un boitier spécifique de mesure, dénommé CVS pour Current/Voltage Sensor, qui est à placer avant la prise 220V de l'alimentation. Un câble, ressemblant à de l'USB, part ensuite de ce boitier et va jusqu'au rhéobus en traversant toute la tour. L'affichage est temps réel et en W, ce qui permet une lecture instantanée. La limite de 999 W ne devrait pas beaucoup nous gêner.

Résultats et analyse



ChargeTempérature CPU (°C)Température GPU (°C)Bruit (dBa)Consommation (W)
idle352736,566
Pleine charge635837,5131

Au vu de ces chiffres, il y a plusieurs choses à dire. Tout d'abord, du côté des nuisances sonores, cette machine s'avère vraiment silencieuse. La différence entre l'idle et le max est très faible, de l'ordre de 1 dB, autant dire que c'est un plaisir pour les oreilles.

Les températures atteintes par les 2 principaux composants du PC, à savoir le CPU et la carte graphique, sont également assez bien refroidis. Les valeurs maximales sont largement dans la norme, et même après une session intense de jeu, il n'y a pas de risque que le PC fasse un écran bleu à cause de la chaleur.

Au niveau de la consommation de cette machine, les mesures révèlent une machine très sobre en énergie. En idle, elle ne consomme que moins de 70 W, soit moins qu'une ampoule à incandescence de moyenne puissance ! A pleine charge, cette valeur est certes doublée, mais elle atteint à peine la consommation en idle de notre plateforme de tests, certes conséquente. Si l’énergie est notre avenir et qu'il faut l'économiser, alors cette machine va dans le bon sens.

A l'usage

Après plusieurs semaines passées avec cette machine, l'heure est de tirer le bilan, et il est plutôt positif !

Les périphériques

Le clavier et le souris se sont montrés agréables à utiliser, sans gros point rédhibitoires ni pour l'un ni pour l'autre. Le revêtement de la souris, notamment au niveau repose-pouce permettent une bonne prise en main. La taille et le poids sont à même de satisfaire le plus grand nombre, tout comme les fonctionnalités de gaming, sans tomber dans la surenchère. Le pilote est très simple d'utilisation, sans chichi, mais offre le lot standard de fonctionnalités qu'on est en droite d'attendre sur un périphérique placé sur ce segment du marché.

Pour le clavier, les sérigraphies des touches de jeux est assez bien vue — mais en bureautique cela peut être un peu perturbant au début — et le design global est sympa. Savoir que le clavier résiste à un verre d'eau est aussi rassurant pour les plus maladroits d'entre nous. Le seul bémol est l'absence de rétroéclairage sur ce modèle, ce qui est toujours un peu gênant pour jouer dans le noir ou par faible luminosité. On pourra néanmoins souligner son silence, car c'est un point fort, et les détracteurs des claviers mécaniques pour ce point seront enchantés par ce K3.

La tour

Le choix du format micro-ATX pour cette machine est assez judicieux, car cela permet d'avoir un PC compact, facile à caser sous un bureau encombré par exemple. Le boitier propose toute la connectique nécessaire, que ce soit en façade ou à l’arrière, et le tout est assez silencieux et peu énergivore. Pour autant, ce n'est pas un PC poussif. On l'a vu lors des benchs, cette configuration se comporte bien — en regard de son tarif. Les composants ont été choisis avec intelligence par le constructeur, qui propose une machine « standard », bien calibrée et homogène, ce qui est très important.

Bien sûr, le sous-système disque, basé sur un disque à plateau, ne peut pas lutter avec un SSD, mais le Western Digital Caviar Blue offre un excellent compromis performance/prix/espace de stockage. La carte graphique, quant à elle, à base de Nvidia, saura faire tourner les jeux récents, grâce à son support des dernières technologies comme le DX11, mais il faudra se résoudre à baisser la résolution ou à désactiver certaines options graphiques trop gourmandes pour certains titres. Le CPU et la RAM sauront aussi bien tenir le choc face aux applications habituelles qu'aux jeux.

Conclusion

Les éléments intégrés par Gigabyte dans cette machine déjà assemblée sont homogènes, choisis avec soin et offrent des performances au rapport qualité / prix plus que correct. Le Force K3 et la souris M690 nous ont également bien plu. Dépourvus de fioritures inutiles, ces périphériques offrent tout de même de bonnes sensations de jeux. Au final, ce Baroudeur se révèle être une bonne machine pour gamers au budget restreint, qui pourra en plus évoluer.

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par Xpierrot Commenter
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