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La carte mère est la colonne vertébrale de n'importe quelle configuration de PC. Gigabyte le sait bien, et propose un très vaste catalogue de C.M, de la plus simple à la plus complexe, pour que chacun y trouve son compte suivant ses besoins et son budget. Mais les joueurs ne sont pas des utilisateurs comme les autres, et le constructeur Taiwainnais a sorti le grand jeu pour leur proposer la quintessence de son savoir faire et de sa maitrise technique. La G1 Sniper est une carte ultra haut de gamme, sur laquelle rien n'est laissé au hasard, que ce soit ses caractéristiques ou son design. Ferra-t-elle un headshot du premier coup ?


Caractéristiques techniques

Commençons par la fiche technique, telle qu'on peut la trouver sur le site officiel du constructeur et qui est longue comme le bras :
  • Généralités :
    • Dimensions : 30,5 cm x 26,4 cm (format ATX)
    • Processeur : Intel® Core™ i7 sur socket LGA1366
    • QPI : 4.8GT/s, 6.4GT/s
    • Chipset : North Bridge : Intel® X58 Express Chipset / South Bridge : Intel® ICH10R
    • Réseau : Bigfoot Killer E2100 chip (10/100/1000 Mbit)
    • Système d'Exploitation : Support de Microsoft® Windows® 7/Vista/XP
    • Technologie Multi-cartes graphiques : Support double et triple ATI CrossFireX™/NVIDIA SLI
    • Garantie 5 ans
  • Mémoire
    • 6 slots DDR3 pour un maximum de 24 GB de RAM
    • Architecture Triple/Dual channels
    • RAM supportée : DDR3 2200/1333/1066/800 MHz
    • Support du profile XMP (Extreme Memory Profile)
  • Audio
    • Creative CA20K2 chip
    • Support de Dolby® Digital Live et DTS™ Connect
    • Support de X-Fi Xtreme Fidelity® et de EAX® Advanced HD™ 5.0
    • Audio HD
    • Canaux 2/4/5.1/7.1
  • Ports PCI-E / PCI
    • 2 ports PCI Express x16 , câblés en x16
    • 1 port PCI Express x16 , câble en x8
    • 2 ports PCI Express x1
    • 1 port PCI
  • Connecteurs d'entrées/sorties internes
    • 1 connecteur ATX 24 broches
    • 1 connecteur ATX 12V 8 broches
    • 2 connecteurs SATA 6Gb/s
    • 6 connecteurs SATA 3Gb/s
    • 1 connecteur ventilateur CPU
    • 1 connecteurs ventilateur système
    • 3 connecteurs ventilateur
    • 1 connecteur front panel
    • 1 connecteur front panel audio
    • 1 connecteur pour sortie S/PDIF
    • 3 connecteurs USB 2.0/1.1
    • 1 connecteur USB 3.0/2.0
    • 1 x cavalier de purge CMOS
  • Connecteurs du Panneau Arrière
    • 1 port PS/2 keyboard port
    • 1 port PS/2 mouse port
    • 1 sortie optical S/PDIF
    • 1 sortie coaxial S/PDIF
    • 1 CPU overclocking button
    • 4 ports USB 2.0/1.1 ports
    • 2 ports USB 3.0/2.0 ports
    • 2 ports eSATA/USB Combo connectors
    • 1 port RJ-45 port
    • 5 x audio jacks (Center/Subwoofer Speaker Out, Rear Speaker Out, Side Speaker Out, Line In/Mic In, Line Out)
  • BIOS
    • Capacité : 2 x 16 Mbits
    • Support de DualBIOS ™
    • Normes : PnP 1.0a, DMI 2.0, SM BIOS 2.4, ACPI 1.0b
  • Fonctionnalités Exclusives
    • Support de @BIOS
    • Support de Q-Flash
    • Support de Xpress BIOS Rescue
    • Support de Download Center
    • Support de Xpress Install
    • Support de Xpress Recovery2
    • Support de EasyTune
    • Support de Dynamic Energy Saver™ 2
    • Support de Smart 6™
    • Support de Auto Green
    • Support de eXtreme Hard Drive (X.H.D)
    • Support de ON/OFF Charge
    • Support de Cloud OC
    • Support de Q-Share

Déballage

La boite de la G1.SNIPER est massive et attire immédiatement l'œil. Elle adopte un look résolument militaire, ce qui n'est pas très surprenant vu son nom. Le dos de la boite présente les principaux points intéressants de la carte, et ils sont nombreux, comme l'atteste la fiche technique bien dense.


G1 Sniper au rapport !

Le packaging, bien solide, se révèle être constitué de plusieurs boites gigognes. Le suremballage laisse ainsi la place à une boite arborant le camouflage « pixel » actuellement utilisé par l'armée US. A l'intérieur de celle-ci, on trouve 2 étages. Le premier, présente la carte mère derrière une paroi transparente, et elle est vraiment impressionnante.


La carte, parée de noir et de vert

Une fois la carte sortie de l'encadrement en carton rembourré de mousse, on découvre le 2e étage qui s'ouvre et permet ainsi d'atteindre le conséquent bundle :
Des goodies et de quoi faire du SLI
  • 2 câbles SATA
  • un connecteur SLI souple
  • un connecteur triple SLI rigide
  • un bloc 5 pouces et demi contenant 2 ports USB3 à mettre en façade
  • 2 planches de stickers "G1 Sniper"
  • un logo autocollant Gigabyte
  • un logo autocollant HD THX
  • un poster recto verso "G1 Sniper"
Le constructeur propose un bundle complet, avec notamment la connectique pour le SLI. Il n'oublie pas non plus les goodies, et c'est tant mieux ! Intéressons nous maintenant de plus près à la carte en elle-même.

Layout

Plus d'espace libre
Gigabyte a troqué les habituelles couleurs bleu et blanc de ses modèles classiques pour partir sur du vert et du noir, plus en adéquation avec le positionnement militaro-gamer de cette mobo. Quand on regarde la carte, on voit immédiatement que le moindre centimètre carré est occupé. Le refroidissement mis en place est imposant et ne peut laisser indifférent.

De plus, les features proposées par le constructeur impliquent en effet l'utilisation de nombreuses puces tierces, comme par exemple 2 contrôleurs USB, une puce Creative pour l'audio et un chip réseau spécifique. Leur routage, ainsi que celui des composants passifs associés, doit être un cauchemar pour l'ingénierie, mais le résultat final est d'une propreté absolue.

En effet, à première vue, rien ne viendra gêner l'installation d'un gros ventirad car il y a plein d'espace libre autour du socket 1366, et aucun connecteur interne n'est dans l'alignement des ports PCI-E, comme on a pu le voir sur des cartes bas de gamme. Gigabyte utilise beaucoup le bord de la carte pour placer toute la connectique dans le but de faciliter le câblage, notamment celui des périphériques SATA et des prises de façade.

Noter le bouton « OC »
Le panneau arrière est riche en ports. On aura le plaisir de trouver 2 vrais ports PS/2, ce qui est une aubaine pour ceux qui ont leur clavier et souris fétiches avec ce format de connecteur. Pas moins de 8 connecteurs USB sont présents, et on a le traditionnel bloc de jacks audio. Plus étonnant, un bouton « OC », sur lequel on ne manquera pas de revenir, est situé à coté de la sortie S/PDIF.

Impossible aussi de ne pas mentionner le design de la solution de refroidissement : Gigabyte a fait très fort, avec un radiateur de southbridge en forme de chargeur de fusil d'assaut, tandis que ceux du northbridge et des MOSFETs (transistors de l'étage d'alimentation) ressemblent un peu à des canons de fusil. Le « chargeur » est tellement réussi que le constructeur a dû rajouter une étiquette sur la tranche pour indiquer que ce ne pouvait pas servir d'arme.

En plus du bouton OC, le constructeur a en effet placé plusieurs LED de couleurs sur la carte à différents endroits, et qui donne des indications sur différents paramètres : niveau du survoltage du CPU, niveau de température du CPU et niveau de charge des phases, etc.

Installation

Dans le boitier

RAM, CPU et support pour radiateur installés
L'installation du processeur, de la RAM et du ventirad sur cette « mobo » se sont fait fort simplement. On utilisera seulement 2 slots de RAM sur les 6, et il faudra mieux vérifier dans la documentation pour savoir lesquels utiliser, car un mauvais positionnement peut empêcher la carte de booter.

Pas de problème à l'installation dans le boitier, mais il faut dire que le Lian Li PC-P80N est un hall de gare dans lequel toutes les CM se sentent à l'aise. Pour faciliter les choses, l'installation de la carte mère se fait en fait en dehors du boitier. En effet, le PC-P80 n'intègre pas un tiroir, mais un fond de boitier détachable. La carte mère s'installe simplement en la vissant sur les 9 entretoises déjà disposées. A noter que dans le cas de la G1.Sniper, une 10e entretoise est nécessaire, car elle dispose d'un 10e trous de vis, alors que les cartes mères classiques s'en contentent de 9 (ou moins).


Noter le shield ATX aux couleurs de la G1 !

Le BIOS

Un POST de tueur
Au premier boot, un arrêt dans le BIOS de la carte mère est obligatoire afin de faire le tour du propriétaire des options offertes par la carte à ce niveau là. On remarquera également au passage que le POST affiche le logo de la gamme G1.Killers et permet là encore de rester dans le ton.

Les écrans destinés à l'overclocking sont bien évidemment ultra-complets, et le mot est encore faible. Les fans de la discipline trouveront tous les réglages qu'ils attendent, présentés de manière claire dans ce que Gigabyte appelle le M.I.T, le Motherboard Intelligent Tweaker, véritable centre névralgique de l'overclocking de la carte mère. Les paramètres actuellement utilisés sont aussi affichés, ce qui permet de bien savoir ce qui a été pris en compte ou pas.


L'attirail parfait de l'overclocker est là

On trouve également le paramétrage des très nombreux périphériques embarqués sur la G1.Sniper, que ce soit au niveau des ports SATA que de l'audio ou du réseau. Il faudra prendre un peu de temps pour lire la documentation et faire quelques essais. Le monitoring proposé est également très complet, et on remarque au passage que la carte est dotée de plusieurs sondes thermiques disséminées sur sa surface.


Un paramétrage conséquent

Passons maintenant à l'installation sous windows 7 x64.

Setup d'installation

Le DVD de drivers de la G1.Sniper affiche un splash screen aux couleurs de la carte, avec le visuel si particulier de la tête de mort coiffée d'un béret militaire et le poignard entre les dents que l'on peut voir aussi bien au boot que sur le packaging.
Ensuite, on a une interface qui permet de choisir les drivers et les applications à installer. Cette interface indique également quels éléments sont déjà installés, ce qui est plutôt pratique. Au vu de la longue liste d'items à installer, Gigabyte a prévu un gros bouton « Xpress Installation » qui installe tout, sans se poser de question, ni en poser à l'utilisateur. Pour une première installation, c'est ce qu'on va faire. On pourra toujours réinstaller de manière plus sélective, en faisant l'operation manuellement par la suite.


un DVD bien rempli

Le DVD de 3,3 Go, propose également le minimum vital pour installer un PC tout neuf : une version de Firefox, un winzip et un antivirus. De quoi aller sur le net et finir son installation tranquillement.

Les drivers

Sur cette carte, il y a 2 drivers qui méritent clairement le coup d'œil : l'audio, et le réseau.

Creative X-Fi
La X-Fi embarquée sur la G1.Sniper est une vraie X-Fi, exactement comme celle embarquée sur les cartes d'extension proposée par Creative ou Auzentech. La partie driver est identique : c'est donc une excellente chose. L'interface graphique est très soignée et permet d'accéder aux nombreux réglages là aussi disponibles. La carte présente 3 modes de fonctionnements : « Création Musicale », « Jeu » et « Divertissement » dont les 2 derniers sont sans nul doute les plus utiles. Dans ces modes, on accède aux mêmes réglages de la carte, mais ils sont présentés différemment, et surtout, ils peuvent être différents d'un mode à l'autre.



Un module nommé "Auto-Swicher" permet de choisir, comme son nom l'indique, un mode de manière automatique suivant l'application lancée.

En termes de formats, la carte gère tout ce qui est DTS avec une accélération matérielle, ce qui la hisse au niveau de bien des amplificateurs de salon.

Bigfoot Networks Killer E2100
La carte réseau dont est équipée la G1.Sniper n'est pas une énième déclinaison d'une Realtek comme on le voit habituellement, mais est quelque chose de différent. La puce 2100 est apparue sur le marché en 2010, et se veut être un NPU, un « Network Processing Unit ». A ce titre, la puce ressemble un peu plus à ce qui se trouve dans un routeur que ce qu'on voit habituellement dans une carte réseau de PC : toute la gestion TCP/IP est réalisée matériellement, ce qui permet d'en avoir un meilleur contrôle.

La partie logicielle est assez sympa, malgré quelques petits soucis de traduction.



L'onglet le plus utile est sans nul doute celui nommé « applications ». On peut voir, par applications, la consommation de bande passante et définir un niveau de priorité, et aussi de bloquer le flux le cas échéant. On peut donc mettre son jeu prioritaire par rapport à un téléchargement, par exemple.

Utilitaires

Le CD d'installation déploie également un ensemble de logiciels bien faits et qui sont pour la majorité intéressant. Il faudra prendre le temps de se familiariser avec eux, au risque de passer à coté de fonctionnalités pratiques et donc de ne pas profiter pleinement de la carte.

Smart6
Un launcher sympathique
Smart 6 regroupe en fait 6 applications différentes, adressant aussi bien des problématiques de performances que de sécurité :
  • Smart Quickboot : active le boot rapide, qui réduit le temps de recherche de nouveaux périphériques
  • Smart QuickBoost : permet d'overclocker très simplement en choisissant parmi la vitesse de base et 3 fréquences overclockées prédéfinies
  • Smart Recovery : gère des points de restauration de manière automatique et un peu mieux foutu que l'outil intégré à Windows.
  • Smart Dual Bios : permet de stocker dans une partie inutilisée du BIOS un coffre fort de mots de passes. Il fallait y penser !
  • Smart Recorder : trace l'activité de la machine.
  • Smart Timer : logiciel de contrôle d'accès basé sur les horaires

Les Smart en images

Easy Tuner 6
Easy Tuner 6 est la version plus aboutie de Smart QuickBoost. Si ces 2 outils partagent la même interface principale, Easy Tuner va beaucoup plus loin, en offrant plusieurs modes avancés, proposant de plus en plus de réglages. On peut donc en fait changer les paramètres à la volée sous Windows, mais il faut savoir ce qu'on fait, sinon c'est le freeze assuré.

L'outil propose également de visualiser les informations du processeur ou de la RAM, exactement comme un CPU-Z, sur lequel Gigabyte s'est certainement basé, ce qui peut éviter de l'installer.
Pratique aussi, l'outil permet de configurer des rampes de fonctionnement pour les prises ventilateurs, en fonction de la température relevée sur sondes de la mobo.


Overclocking sous Windows

@BIOS
Cet outil permet de mettre à jour le BIOS de la carte mère directement sous Windows. Il est générique à toutes les cartes mères du constructeur. On peut ainsi mettre à jour le BIOS directement depuis un serveur en ligne, ou depuis un fichier, ou faire une sauvegarde du BIOS actuel.

Notre G1.Sniper est arrivée avec le BIOS en version F1, cette carte n'étant arrivée sur le marché que récemment. Les premiers BIOS pouvant avoir de petits défaut de jeunesse, c'est toujours une bonne chose que de mettre à jour, et @BIOS est particulièrement bien pensé. On clique sur le bouton de mise à jour. Il demande à ce qu'on choisisse le serveur, et propose ensuite le BIOS le plus récent à jour, dans notre cas F3. Il suffit ensuite de confirmer, et la procédure de flashage du BIOS est lancée. Une fois terminée, il n'y a plus qu'à rebooter le PC.


Passage de la version F1 à la version F3

A noter que l'opération est sans risque, la carte mère étant équipée d'un double BIOS qui permet justement de récupérer la carte dans les rares fois où l'upgrade échoue (ex : coupure de courant), sans avoir à la retourner au SAV ou la mettre à la benne.

Energy Saver 2.0
Comme son nom l'indique, cet outil est orienté vers l'économie d'énergie. Il utilise pour ce faire différentes techniques notamment au niveau de la carte mère, sur laquelle il éteint les phases de l'étage de l'alimentation qui ne servent pas. C'est même représenté graphiquement sur l'interface du logiciel, qui nous montre la somme de Watts non dépensés. On peut aussi réaliser des économies d'énergie sur les autres composants du système, comme baisser la fréquence de fonctionnement de la carte graphique par exemple. Il ne faut cependant pas se leurrer, l'économie est certes réelle, mais elle n'est plutôt limitée, de l'ordre de quelques watts. Raffinement ultime, il y a également une option pour éteindre les LED situées sur le PCB de la carte mère.


De quoi utiliser les différentes fonctionnalités d'économie d'énergie

Globalement, l'outil n'est pas indispensable, mais il regroupe au sein d'une seule interface de multiple réglages bien pratiques concernant les fréquences de fonctionnement, et donc de la consommation électrique.

Maintenant que le tour du propriétaire est terminé sur tout ce qui est fonctionnalités de la carte, attaquons maintenant aux performances.

Protocole de test

Il est évident qu'une telle carte n'est pas faite pour rester avec les fréquences de fonctionnement par défaut, surtout que les logiciels fournis sont prévus pour overclocker, sans compter bien évidemment le bouton « OC » qui nous fait de l'œil depuis le début de cet article. Ce fameux bouton est en fait utilisable sous windows pour overclocker la carte mère, mais il n'a qu'à interet tout relatif. En effet, il se contente de faire augmenter la fréquence du processeur que de quelques pourcents, ce qui est trop peu pour être ressenti en jeu par exemple. On va donc plutôt utiliser Easy Tuner 6, ce qui permettra donc de tester les performances du core i7 920 à sa fréquence normale et en overclocking. CPU-Z nous donne les informations principales concernant le plus petit des core i7 9xx sur socket 1366 :


Sans et Avec overclocking

Ce processeur est donc un Quad Core doté de la technologie Hyper Threading (HT), portant donc le nombre de cores logique à 8, tournant à la vitesse de 2.67 GHz en sortie d'usine.

LinX, le petit nouveau
Nos benchmarks utiliseront plusieurs logiciels :
  • Sandra 2010 : Cet outil rassemble de nombreux benchmarks synthétiques. On va en choisir 3 :
    • Performances arithmétiques
    • Performances multi-cœurs : latence et bande passante intercœurs.
    • Performances cryptographiques

  • LinX 0.64 : dernier venu dans les outils de benchs populaires, LinX est particulièrement utilisé pour tester la stabilité des systèmes overclockés. Il utilise un moteur de résolution de systèmes d'équations géants, lancé en boucle. Si les résultats ne sont pas toujours identiques, c'est qu'il y a une instabilité.
  • Super PI mod 1.5 XS : ce logiciel, commençant à dater mais toujours utilisé, permet de calculer des millions de décimales de PI. C'est le temps de calcul qui nous intéressera, et contrairement aux 2 autres logiciels, c'est un test pratique.

Résultats et analyse


Sandra

Fréquences (GHz)Arithmétique (GOPS)Latence (ns)Bande passante (Go/s)Débits cryptographiques (Mo/s)
2.6770.01931.8618
3.3683.91641.9739
Gain (en %) 19.815.831.819.6

On voit donc que dans les benchmarks synthétiques, la différence de performance est bien visible entre les 2 fréquences de test. Avec un overclock de 25%, on obtient un gain compris entre 15 et 30 % suivant les aspects auxquels on s'intéresse, ce qui prouve bien que l'augmentation de performance est linéaire par rapport à la fréquence. C'est toujours bon de le vérifier dans le contexte d'architectures de processeurs de plus en plus complexes où la fréquence ne fait plus tout.

Voyons si ces écarts se retrouvent dans les autres outils.

LinX et SuperPI

Fréquences (GHz)LinX (GFlops)Super PI (s)
2.6732.514.8
3.3639.212.2
Gain (en %) 20.617.6

Avec des tests plus réels, on garde le même ordre de grandeur concernant le gain mesuré. Cela veut clairement dire que l'overclocking, ça vaut le coup, et qu'il serait bien dommage de ne pas utiliser les outils fournis par le constructeur pour l'activer.

A l'usage

Après plusieurs semaines passées en compagnie de cette carte mère, le verdict est sans appel : c'est du tout bon !

La configuration en pleine charge brille de mille feux !
Physiquement, le layout de la carte est très bien pensé, et rien n'a été laissé au hasard dans sa conception électrique, et ce sans nuire au design ! Les condensateurs ont par exemple été choisis avec soin et pas sous dimensionnés pour faire des économies comme on l'a déjà vu. La garantie 5 ans est là pour nous le rappeler si besoin est.

Au niveau de l'audio, on est clairement avec la solution X-Fi en face de ce qui se fait de mieux en terme de carte son de PC. Gigabyte ne s'est pas trompé, et la qualité sonore n'a d'égal que la profusion de réglages. Le driver est ultra complet, et l'implémentation matérielle est même meilleure que sur la plupart des cartes Creative, car en général les sortie S/PDIF et optiques ne sont pas possibles sans adaptateur.

Sur la partie réseau, l'avis est un peu plus mitigé. Il ne faut pas prendre au pied de la lettre la promesse de Bigfoot « d'accélérer internet ». En revanche le tuning de flux et surtout la priorisation des flux sont des possibilités bien sympathiques qui n'auront aucun mal à trouver leurs adeptes.

Côté performance, rien à redire non plus. La partie logicielle offerte par Gigabyte permet d'extraire la substantifique moelle de cette G1.Sniper. L'outil QuickBoost est à mettre entre toutes les mains, et il permet en 2 clics de profiter de 25 % d'overclocking sans même chercher à comprendre ce qu'est le BCLK. Les puristes, quant à eux, trouveront un arsenal complet pour faire cette opération manuellement en contrôlant tous les paramètres de fréquences, timings et voltages. Les autres outils ont eux aussi un intérêt certain, et il ne faudra pas hésiter à tâtonner pour se les approprier.

Prix, disponibilité et variantes

Cette carte déjà disponible dans l'hexagone chez notre partenaire materiel.net, au tarif de 439.89 €uros. C'est cher, il est vrai, mais c'est une véritable merveille technologique qui ne laisse pas de marbre. De plus, si on regarde en stand alone, une carte son Creative X-FI vaut dans les 100 euros, tandis que la carte réseau est disponible séparément à 80 euros, ce qui explique une partie du prix.

Le trio de spécialistes
A noter qu'il existe 2 variantes de cette carte, toutes 3 appartenant à la gamme G1 Killers. Elles partagent l'immense majorité des fonctionnalités, mais les différences sont les suivantes par rapport à la carte testée dans cet article :

G1. Guerilla : plus "petite" carte de la gamme :
  • carte son Realtek ALC 889 au lieu de Creative
  • Prix : 356,99 €uros
G1. Assassin : modèle ultime de la gamme :
  • 4 ports PCI-E au lieu de 3
  • 8 ports USB3 au lieu de 4
  • 16 phases d'alimentation au lieu de 8
  • Prix : 469,99 €uros
Le constructeur a d'ailleurs un chouette micro site dédié à cette série de cartes haut de gamme.

Conclusion

Époustouflant est le premier mot qui vient à l'esprit quand on évoque la G1 Sniper. Avec son design militaire, très soigné et très réussi, elle s’adresse clairement à un public très spécialisé de gamers fortunés qui ne sont pas rebutés par le bidouillage et le tweak de chaque partie de la carte. Car cette carte hors normes est une véritable vitrine technologique, et l'investissement est certes conséquent pour une carte mère X58. Mais avec une garantie de 5 ans, nul doute que bien des gamers fondront devant la Sniper, ou une de ses sœurs de la gamme G1.Killers. Le savoir faire de Gigabyte est présent dans chaque élément de la carte, et c'est un vrai bonheur de s'en servir. Le bios se révèlera pour certains débutants assez difficile à maitriser. Heureusement le constructeur a ajouté des logiciels bien pensés pour les aider à maîtriser la bête. Cette carte est vraiment très stable, il a été facile d'atteindre les 3.36 Ghz avec un Core i7 920, sans forcer. Nous n’avons pas cherché à battre les records en la matière, mais simplement à se mettre en conditions réelles d’un PC gamer. Et là, force est de constater que cette carte fait des miracles.

Produit recommandé par ZeDen


par Xpierrot 3 commentaires, dernier par utr_dragon
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Commentaires

Grounch

Gros Membre
Nb msg : 1068
(#1) 30 juin 2011 à 23h47
Whaw je crois que ça sera ma prochaine mobo! Enfin, jvais ptet attendre qu'elle baisse un peu quand meme... :/
Xpierrot

Responsable Hardware de Zeden
Nb msg : 1500
(#2) 01 juillet 2011 à 06h38
Je suis pas sûr qu'elle baisse beaucoup. Elle n'a perdu que 10 euros depuis sa sortie en mars.
Marchez doucement car vous marchez sur mes rêves
utr_dragon

Rédacteur en Chef/Dieu
Nb msg : 2503
(#3) 01 juillet 2011 à 21h16
Le design fait sacrément envie en tout cas.
No comment !

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