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Le Banshee débarque
Les constructeurs de périphériques pour gamers nouent parfois des partenariats avec les éditeurs de jeux pour en lancer des spéciaux à l’image de certains titres phares. C'est le cas de l'américain Razer, qui a choisi Starcraft II pour sortir une nouvelle gamme de périphériques. Il faut dire que le STR de blizzard explose tous les records de ventes avec près de cinq millions d’unités vendues (et encore, on ne parle là que des versions boite excluant les copies numériques très prisées des joueurs PC) et un multi très largement orienté vers la compétition. Cette gamme d’accessoires Starcraft II porte des noms d'unités du jeu : la souris Spectre, le clavier Marauder et le casque Banshee. Après avoir testé la souris dans cet article, et le clavier dans cet autre, nous allons aujourd'hui nous focaliser sur le dernier élément de ce trio, à savoir le casque.


Caractéristiques techniques et fonctionnalités

Le site officiel de Razer nous présente les informations suivantes concernant son dernier modèle :
    Casque
    • Design circum-auriculaire de haut-parleurs de 50 mm
    • Touches de contrôle du volume et du micro sur le casque
    • Système APM-Lighting
    • Égaliseur 10 bandes avec 8 presets
    • Micro amovible
    • Câble USB tressé de 7 pieds de long de 2 mètres
    • Dimensions : 183(L) * 90(l) * 200(H)
    HP
    • Réponse en fréquence : 20 – 20.000 Hz
    • Impédance : 32 ohms à 1 kHz
    • Sensibilité (à 1 kHz, 1 V/Pa) : >102 dB à 1 kHz
    • Puissance maximum d’entrée : 200 mW
    • Moteurs : 50 mm, avec aimants au néodyme
    Micro
    • Réponse en fréquence : 100 – 10.000 Hz
    • Sensibilité (-42 dB ± 2dB à 1 kHz, 1 V/Pa)
    • Rapport signal/bruit : >58 dB
    • Mode de captation : Unidirectionnel
  • Prix : 119 euros

Déballage

Le Banshee se trouve dans une boite assez massive, le mettant particulièrement en valeur.


Le Banshee de face et de dos

Dans notre exemplaire le test, le bundle était manquant. Normalement on y trouve de la documentation, sous forme d'un guide de démarrage rapide et d'un bien pratique Master Guide. On peut heureusement les trouver en ligne. Il faudra également aller télécharger le driver unifié sur le site officiel, pesant pas moins de 87 Mo. L'opération n'est pas si aisée qu'elle y parait, puisque la zone de téléchargement sur le site du constructeur est assez mal organisée et qu'il n'y a pas de driver spécifique pour le clavier Razer Marauder, mais un driver unique baptisé « Razer Starcraft II », sur lequel nous ne manquerons pas de revenir.

Présentation détaillée

Passons en revue les principaux points de ce casque de l'espace :

Micro
Micro stéreo et détachable !
Le Banshee se targue d'avoir un micro détachable. Effectivement, le micro se termine par un jack, stéréo qui plus est. En regardant de plus près, on voit qu'il y a en fait 2 trous pour le micro, indiquant bien que le micro capte sur 2 voix différentes. Le micro est doté d'une assez grande liberté de mouvement, et on pourra intervertir oreille gauche et droite pour mettre le câble du côté où cela est le plus pratique, sans perdre la possibilité de remonter le micro en position verticale.

Câble et connecteur
Le casque, son câble tressé et son connecteur plaqué or
Le câble du Banshee et son connecteur USB ont quelques particularités qui méritent qu'on s'y attarde quelques instants. Le câble est gainé de tissu, ressemblant aux tissus thermorésistant qu'on trouve notamment sur les câbles d'alimentation des fers à repasser. Cela change du plastique traditionnel, et cela a une incidence sur la tendance à prendre "le pli" qu'ont les câbles. Avec ce système, les détracteurs du filaire pour cet aspect viennent de perdre un argument.

Le câble du casque se termine par un connecteur USB plaqué or, chose peu banale. L'or est le métal qui a la meilleure conductivité électrique, c'est le meilleur matériau à utiliser pour faire de la connectique performante. C'est pour cela que dans le domaine de l'audio haut de gamme, on trouve régulièrement des câbles d'enceintes avec des connecteurs recouverts de ce métal.

Mais dans le contexte d'un casque avec une carte son USB intégrée, on est dans le psychologique plus qu'autre chose. En effet, si les câbles audio à connecteurs en or peuvent trouver une certaine justification due au fait que le signal transitant dans les câbles est analogique, dans une souris, c'est du numérique qui passe. Peu importe le métal, du moment qu'il soit conducteur et que la prise USB soit faite comme la norme l'exige, il n'y aura pas de perte, ni de gain à ce niveau-là.

Boutons
Le Banshee dispose de boutons de réglages sur la tranche des coques. Côté droit, il y a le nécessaire pour régler les écouteurs : volume +, volume -, mute. Côté gauche, on retrouve exactement les mêmes commandes, mais cette fois pour régler le micro, ce qui est vraiment très pratique. Les boutons sont bien discernables au toucher, on sait donc bien ce que l'on fait, mais encoure faut-il les trouver. Si Razer les avait mis sur la face des coques, ils auraient pu être plus accessibles et plus gros, à l'image de ce que Logitech fait sur ses produits, comme sur le G930 notamment.

Système LED
Et la lumière fût !
On trouve en fait pas moins de 3 zones différentes illuminées par des LED sur ce casque :
  • Le logo StarCraft II, au milieu de la coque gauche,
  • 3 LEDS de chaque côté de chacune des coques
  • Une barre lumineuse sur le dessous de chaque coque, comme un néon sous un bas de caisse de voiture tunée
Elles sont gérées et peuvent être éteintes de manière indépendante, et offrent des certaines fonctionnalités uniquement disponibles sous Starcraft II. L'intégralité des réglages les concernant se fait dans le driver.

On peut se poser la question de l'utilité de ces LEDS, nous y reviendrons plus loin lors de la partie consacrée à l'usage du casque en conditions réelles.

Le driver

Impossible de ne pas voir la ressemblance entre le driver et le jeu : ils partagent la même interface. Les amateurs ne seront donc pas dépaysés par ce pilote qui permet de gérer, avec une seule application entièrement francisée, le « trifecta », le trio de périphériques Razer aux couleurs de Starcraft II.

On retrouve un paramétrage très riche, reparti en 4 onglets bien organisés :


4 onglets clairs et nets
  • Contrôle du niveau audio : sur ce panneau, on retrouve fort classiquement le réglage de volume général du casque, ainsi que la balance gauche / droite. On peut également couper les écouteurs via une coche. Vu les boutons embarqués directement sur le casque, ce panneau n'a que peu d'intérêt, à part peut-être situer le volume actuel par rapport au volume global du Banshee.

  • Réglage de l'égaliseur : On trouve dans cet onglet un classique égaliseur 10 bandes. Une liste déroulante permet de choisir parmi 8 presets : on en retrouve 4 orientées Starcaft, à savoir Terran, Protoss, Zerg et une Campaign, et 4 orientées styles de musique (rock, techno, metal, dance). On voit bien au travers de ce choix musical le type de public visé.

    L'ensemble s'avère efficace, et permet de sortir le meilleur son de ce casque doté d'un fort potentiel. Les presets sont bien différentes les unes des autres et ont un réel impact sur le rendu sonore.

  • Réglage du micro : la fonctionnalité la plus intéressante de cet onglet est la possibilité d'activer le Contrôle Automatique du Gain.

  • Éclairage : ce panneau permet de gérer les 3 zones lumineuses, de manière indépendante. Pour chacune, on gère si elle est allumée ou pas, sa couleur par défaut, et si on veut qu'elle prenne en charge l'APM et les alertes qui sont 2 fonctionnalités exclusivement disponibles avec Starcraft II.

    Razer a intégré une fonctionnalité, l'APM, qui réveillera le progamer qui sommeille en vous : dans le jeu de Blizzard, la couleur des LED varie en fonction de votre nombre d'Action Par Minute. Les seuils sont paramétrables, mais par défaut, la plage va de 0 à 400 APM, avec un changement de couleur toutes les 50. Inutile donc indispensable pour mesurer votre skill.

    Concernant les alertes, quand une unité est attaquée, les LED clignotent, avec une couleur et un clignotement paramétrable.

APM et alertes

Et parce qu'il faut bien trouver un petit point négatif dans ce tableau idyllique, on pourra regretter que Razer n'ai pas autorisé la saisie en azerty pour les champs permettant de saisir le nom des profils et des noms de macros : on bascule en qwerty automatiquement.

A l'usage

Dès qu'on place le Banshee sur sa tête, on sent que l'on est parfaitement enserré au niveau des oreilles grâces aux larges coques, liés aux bobines de 50 mm des hauts parleurs. En contrepartie, le poids du casque est relativement important et pourra fatiguer à la longue. Avec pas moins de 419 g sur la balance, le Banshee est le casque le plus lourd jamais testé dans nos colonnes, casques sans fil y compris ! Grâce à ses larges oreilles, le casque isole partiellement l'utilisateur, suffisamment pour ne pas être dérangé par les bruits extérieurs, mais pas assez pour être pris pour un autiste devant son PC, ce qui prouve que Razer a trouvé un bon compromis.

Le son est vraiment bon, là aussi grâce au bon diamètre des HP permettant d'avoir du coffre, ce qui implique un volume sonore assez conséquent. Avec le volume au maximum, notre fidèle sonomètre a relevé pas moins de 101.5 dB, de quoi se rendre largement sourd plus d'une fois. Dans ses conditions, à plus d'un mètre du casque, le son n'est pas très distordu : la musique était parfaitement écoutable, ce qui est gage d'une haute qualité sonore. A titre de comparaison, le Logitech G930 mentionné plus haut atteignait aussi ce volume élevé, mais en produisant un son saturé au possible.

Côté micro, les tests sous les logiciels de communications ont tous été à l'honneur du casque. La voix est très claire, sans bruit de fond. On note un petit grésillement pendant la rotation du micro, mais cela n'est vraiment pas gênant puisqu'une fois en place, le micro est quasi-parfait. L'aspect détachable est accessoire, mais pourra permettre un éventuel remplacement en cas de casse.

Le driver est quant à lui un pur bonheur, avec une interface vraiment originale, homogène et aboutie, même dans sa version 1.01 — mis à part le petit souci de clavier mentionné plus haut qui n'est pas vraiment gênant. On pourrait même imaginer qu'un jour, on puisse skinner le driver aux couleurs du jeu du moment.

En revanche, toutes les LEDs intégrées au casque sont clairement gadget. Autant sur la souris, et surtout sur le clavier, les LEDS étaient visibles, autant sur le Banshee, on frise le ridicule. A moins d'avoir une vision périphérique ultra développée, les triples LED positionnées sur les coques des oreilles sont invisibles, surtout celles donnant sur l'arrière du casque. Les « néons » éclairent les épaules du joueur d'un halo qui peut se révéler être gênant, et avoir le logo Starcraft II illuminé est parfaitement dispensable. A trop vouloir avoir une gamme homogène, Razer ne se pose plus la question de l'utilité des features.

Conclusion

Le Banshee, doté de ses gros HP et d'une carte son USB intégrée et d'un micro steréo, offre une qualité sonore impeccable. Couplé à un driver très abouti, Razer aurait pu offrir un produit très réussi à un prix abordable. Mais vouloir l'affubler de LED inutiles pour qu'il se marie au reste de la gamme Stacraft II est une erreur regrettable, qui se paye bien cher. Annoncé à 120 €uro, il est, à l'image de la souris Spectre, trop cher pour ce qu'il est.


par Xpierrot Commenter
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