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Une merveille technologique !
Quand les appareils photos numériques ont débarqué il y a une quinzaine d'années, ils avaient chacun leur format de carte mémoire. Ce qui a d'ailleurs mené à avoir des lecteurs qui prenaient en charge plusieurs de ces formats, les fameux « xx en 1 » Aujourd'hui, la situation a bien changé, fort heureusement. Les xD, SmartMedia, Memory Stick, MMC et compagnie ont disparu de la circulation, et le format Secure Digital, plus connu sous l’acronyme SD, domine largement le marché, presque seul. Mais pour répondre aux besoins de miniaturisation, de performances et de capacités des appareils nomades, divers déclinaisons de cette norme sont apparues. On va ainsi tester aujourd'hui une carte micro-SDHC UHS-1 de 32 Go de chez Kingston, ce qui correspond quasiment à l'aboutissement à ce jour de la technologie SD !


Déballage

L'emballage est simple et met bien le produit en valeur. On découvre la carte ainsi que l'adaptateur SD fourni avec. Cela permettra d'utiliser cette carte dans la majorité des appareils nomades.



Si on regarde le dos du packaging, on voit qu'il suffit de couper avec des ciseaux sur la ligne pointillée pour l'ouvrir. C'est un jeu d'enfant, et ça permet de ne pas avoir à sortir le cutter avec le risque de maltraiter la micro-SD au passage.

Une fois les 2 éléments sortis de l'emballage, on voit qu'il n'y a rien de particulier à signaler. La conversion de la micro-SD en SD via l'adaptateur se fait en une seconde, en insérant la micro SD dans l'emplacement prévu dans l'adaptateur. Il y a un petit renflement sur la micro-SD, destiné à l'extraire par la suite.


Utilisation de l'adaptateur

C'est donc vraiment tout simple à utiliser. Passons à un peu de technique, avant d'attaquer les benchmarks.

Un peu d'histoire et de technique

Le monde des cartes SD est rempli d’acronymes et de notions qui ne paraissent pas forcement claires, on va donc débroussailler tout ça, et en faisant un peu d'histoire au passage.

L'histoire de la SD

Tout d'abord, le format SD existe depuis janvier 2000 et a été créée par les industriels Panasonic, SanDisk et Toshiba. On peut s’arrêter sur l'origine du nom « Secure Digital », soit « Sécurité Numérique ». Si l'aspect numérique d'une carte mémoire parle de lui-même, la notion de sécurité est quant à elle plus floue. En réalité, elle est liée au fait que ce format de carte permet de protéger les données par chiffrement, mais aussi de gérer les DRM, les fameux verrous de protection de droits d’auteurs, via le SDMI : Secure Digital Music Initiative. La Secure Digital Music Initiative était en fait une alliance de 200 entreprises majoritaire américaine crée en 1998 autour du sujet des DRM audio, mais la technologie CPRM (Content Protection for Recordable Media) n'a jamais convaincu, et à partir de 2001, l'alliance s'est peu à peu disloquée. Du coup, les cartes SD de maintenant pourraient être appelées seulement « D », car le « S » n'a plus aucune raison d'être vu que cela n'a jamais été implémenté.

Regardons maintenant les différences déclinaisons. Il existe principalement 3 tailles de cartes et 3 types de systèmes de fichiers correspondant à 3 plages de capacités, avec tout un système de classes pour les débits

Tailles physiques

  • Carte SD : 24 mm × 32 mm × 2,1 mm
  • Carte mini-SD : 21,5 mm × 20 mm × 1,4 mm
  • Carte micro-SD : 11 mm × 15 mm × 1 mm
Le mini-SD n'a que peu été utilisé, remplacé plus avantageusement par le micro-SD, apparu en 2005. Les formats SD et micro-SD cohabitent car ils ont en fait 2 usages un peu différents. Le premier est utilisé dans les équipements assez gros, dans lequel on a besoin de souvent déplacer la carte, ce qui est par exemple le cas des appareils photos ou des GPS. Le second est plutôt utilisé comme support de stockage très peu déplacé, comme dans les tablettes ou les téléphones portable. En général, on ne les retire que pour en mettre une plus grosse ou pour transférer les données qui sont dessus dans un appareil plus performant.

Capacité et système de fichiers

  • SD : < 2 Go (FAT 16)
  • SDHC (High Capacity) : 2 Go - 32 Go (FAT 32)
  • SDXC (eXtended Capacity) : 32 Go - 2 To (exFAT)
La montée en capacité de la carte SD s'est faite en 3 temps. La première génération était limitée à 2 Go, ce qui a vite été pénalisant. Le SDHC a permis de passer la limite à 32 Go, bien plus confortable, mais au prix d'une rupture de support. Il faut en effet que l'équipement soit compatible SDHC pour qu'il sache lire la carte à ce format, alors que physiquement, rien ne distingue une SD, une SDHC et une SDXC. D'ailleurs, Kingston utilise des petits logos sur l'arrière de son packaging pour rappeler ce principe de compatibilité. Cependant, c'est purement logiciel, et on a ainsi vu des appareils ne supportant que les SD à leur sortie supporter ensuite les SDHC. On pense notamment à la Wii de Nintendo.

Débits

Suivant les cartes SD, on peut trouver la vitesse exprimée suivant 2 unités : les « x » ou la « classe ». Il s'agit ici de la vitesse en écriture, mais il est à noter que les débits sont asymétriques : la lecture est toujours plus rapide que la lecture.
  • Vitesse en x. On multiplie par 150 Ko/s, le débit de base du CD audio, pour avoir le débit. C'est le même principe que pour les lecteurs CD à l'époque. 10x correspondent ainsi à 1500 Ko/s, et 400x à 60 Mo/s.
  • Vitesse en classe. Il existe les classes 2, 4, 6 et 10. C'est la vitesse minimale, en Mo/s, de la carte. Qu'une carte fasse 10, 20 ou 90 Mo/s comme on en voit, elle sera toujours marquée comme classe 10, ce qui fait qu'il y a de grands écarts au sein de cette classe, ce qui a conduit à un autre niveau, le UHS.
  • Vitesse UHS : UHS signifie « Ultra High Speed » (ultra haute vitesse), avec une limite à 100 Mo/s, ce qui permet de monter encore en débit. Il existe une seule classe, la U1, correspondant... à 10 Mo/s, comme la classe 10 du système précédent.
Au final, le système de classe fonctionne bien pour les cartes d'entrée et de milieu de gamme. Dès qu'on entre dans le domaine des classes 10 et de l'UHS, il faudra scruter les fiches techniques des constructeurs pour avoir une idée du débit réel.

Maintenant qu'on a tout ça en tête, passons aux tests !

Protocole de tests

AS SSD
Afin de tester la carte de classe 10 UHS-1, on va comparer les performances de cette dernière à d'autres cartes. Comme outil de benchmark, c'est AS SSD Benchmark qui est retenu, car il sait mesurer en une seule fois les débits en lecture et écriture séquentielle, en Mo/s, sur toute la carte. Les cartes utilisées pour la comparaison sont les suivantes :

  • SDHC 32 Go Lexar : classe 10 - UHS1, comme la Kingston, mais doté d'un débit annoncé de 400x, soit 60 Mo/s
  • Micro SD 2 Go : carte sans classe annoncée. On devrait donc obtenir moins de 2 Mo/s
Nous allons les tester sur un lecteur de référence, un MobileLite G3, également de marque Kingston. Il dispose de 2 slots : un pour carte SD, et un pour carte micro SD, et il fonctionne en USB3, ce qui est gage de ne pas brider les performances de la carte avec l'USB 3. On voir donc pouvoir vérifier si l'adaptateur à un impact ou nous sur les performances.


MobileLite G3 et carte micro-SD Kingston dans son adaptateur


Résultats

Voici ce qu'on a relevé au niveau des performances :

CarteDébit moyen Lecture (Mo/s)Débit moyen Écriture (Mo/s)
Lexar SD 32 Go - 400x75,9039,13
Micro-SD 2 Go10,975,03
Kingston Micro-SD 32 Go - avec adaptateur42,8013,16
Kingston Micro-SD 32 Go38,8913,10

Le tableau est intéressant, il permet de faire plusieurs constats. D'une part, Lexar annonce 400x pour sa carte, mais c'est un peu optimiste. On se rapproche des 40 Mo/s, ce qui se rapproche plutôt de 266x. Cela n’empêche pas cette SD de cartonner avec 75 Mo/s en lecture.

Coté micro SD, sans surprise, la petite 2 Go n'est pas ultra rapide, mais avec 5 Mo/s en écriture, elle serait classée en classe 4. Quant à la Kingston, elle dépasse de 30 % sa classe 10, avec 13 Mo/s, ce qui est toujours bon à prendre, et l'adaptateur n'a strictement aucun impact. On pourra donc utiliser la Kingston dans un appareil photo avec l'adaptateur pour faire du mode rafale sans problème. En lecture, elle se comporte très bien, avec près de 40 Mo/s, et on découvre de manière étrange que l'adaptateur semble avoir une petite influence bénéfique sur le débit de lecture !

Autres références disponibles

Le fabricant propose bien évidemment une gamme complète de micro-SD, ainsi que de SD, dans différentes capacités et plusieurs classes de performances, comme on peut le voir dans la vidéo suivante.


On y voit aussi une info importante, présente sur le packaging : ces cartes sont garanties « à vie », mais cela se traduit en France par une garantie de 10 ans.

Conclusion

Le bilan final de cette carte Kingston est très bon. L'adaptateur fourni dans le bundle permet en effet, sans impact sur les bonnes performances de la carte, d'en profiter aussi bien au format SD que MicroSD. La très longue garantie couvrant la carte permet d'envisager l'avenir sereinement et de lui confier ses données. Proposée à un prix inférieur à 30 euros, cette carte sera la compagne parfaite de tout geek et de ses équipements mobiles !

Produit recommandé par ZeDen


par Xpierrot Commenter
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