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Une "grosse Bertha" pendant la Première Guerre mondiale
Avec cette nouvelle année qui commence, notre rubrique hebdomadaire intitulée « Zoom », qui nous permet de faire des plongées thématiques dans nos fiches de jeux, est de retour. Le zoom de cette semaine est l'occasion de s'attarder sur un genre pauvre du FPS : le thème de la Première Guerre mondiale. Si la Seconde Guerre mondiale est abondamment représentée dans notre base de données avec près de 80 titres, il faut bien avouer que le premier conflit mondial a moins attiré les développeurs et éditeurs de jeux vidéo. Il s'agit pourtant d'un conflit long et planétaire, auquel les jeux vidéo pourraient s'intéresser d'avantage pour le faire (re)découvrir aux jeunes générations afin qu'ils n'oublient pas, d'autant qu'il a façonné une grande partie de l'histoire du XXe siècle.

Cette semaine, notre zoom est entièrement dédié aux FPS sortis ou à venir sur le thème de la Première Guerre mondiale.

Les FPS WW1 déjà sortis


Iron Storm aurait pu être un grand jeu
Iron Storm : Iron Storm est un FPS développé par les français de 4X Studio. Si le jeu ne se déroule pas pendant la Première Guerre mondiale à proprement parler, il propose un univers uchronique dans laquelle cette dernière n'a jamais pris fin et dure depuis 50 ans. Nous sommes donc en 1964, avec un empire occidental affrontant un empire Russo-Mongol dans une guerre des tranchés aussi glauque que l'originale mais avec des armes presque traditionnelles. Avant chaque mission, vous aurez à utiliser le DRT (Deutsche-Russische Tageschau) afin de prendre connaissance de vos missions. Le DRT est un semblant de télévision miniature avec caméra intégrée à ondes radio et c'est le principal moyen de communication européen à l'époque de la guerre d'Iron Storm. Lorsque vous avez l'occasion de mettre la main sur un DRT ennemi, vous apprenez en partie les plans adverse et devez agir pour les contrer. Voilà donc l'axe du scénario, auquel il faudra ajouter une forte présence des événements boursiers. Dans IS, vous incarnerez donc James Anderson, un soldat né dans la boue et qui n'a jamais rien connu d'autre que la guerre. IronStorm aurait pu être un grand jeu avec son univers original et particulièrement soigné, mais malheureusement il a été plombé par ses trop nombreux bugs, une IA totalement naze (avec des soldats de base débiles et des snipers aux yeux de lynx qui alignent trop facilement), une difficulté mieux dosée et une mise en scène peu présente.

WWZ : une bonne blague
World War Zero : Iron Storm : World War Zero est une bonne grosse blague puisqu'il s'agit de la version PS2 d'Iron Storm (Iron Storm est sorti en octobre 2002 sur PC et le 31 mars 2004 sur PS2). Mais là où cela devient coquasse, c'est que le jeu a ensuite été porté sur PC en utilisant le même nom que sur Playstation 2 : World War Zero. En gros, il s'agit du port du port, mais sorti trois ans plus tard. Joli. J'ai acheté le jeu à 1€ dans une grande surface l'an dernier, je ferai un test un jour si je trouve le courage de l'affronter.

Darkest of Days : De la WW1, mais pas que
Darkest of Days : Darkest of Days est un FPS développé par 8monkey Labs, un studio de développement jusqu'alors inconnu puisqu'il s'agissait de son premier projet. Le jeu a été distribué de manière chaotique, puisqu'il est d'abord sorti en Amérique du Nord sur Steam, avant d'être disponible dans le reste du monde, bien longtemps après. Le jeu devait être édité chez nous en version boite par TGC, mais la société a fait faillite avant. En ce qui concerne le jeu en lui-même, il n'est pas entièrement consacré à la Première Guerre mondiale, puisqu'il vous fera visiter plusieurs époques et plusieurs conflits. Niveau scénario, c'est du très classique avec une mystérieuse organisation qui vous sauve la vie et fait de vous son soldat intertemporel. Le jeu propose tout une campagne se déroulant pendant la Première Guerre mondiale, mais permet des voyages temporels et donc d'avoir des armes du futur dans le passé, ce qui casse un peu l'immersion, d'autant que l'IA des ennemis est assez médiocre et qu'ils viendront se jeter sur votre mitrailleuse de l'an 3000.

Une arme dans chaque main, la classe
NecroVisioN : NecroVisioN est un FPS bourrin fortement teinté d'horreur développé par les polonais de The Farm 51. Dans NecroVisioN, vous incarnez Simon Bukner, un soldat américain envoyé en Europe pour se battre aux côtés des anglais dans les les tranchées de la première Guerre Mondiale. Mais vous allez bientôt vous rendre compte que les soldats allemands ont réveillé une puissante force maléfique contrôlée par Zimmerman, le grand méchant allemand. Ceci vous conduira dans un combat épique jusqu'au plus profond de l'enfer.

NecroVision : des tranchées à l'enfer
Les développeurs, qui sont d'anciens de l'équipe de développement de Painkiller, on également puisé dans d'autres références, et au premier chef un certain Duke Nukem 3D. Car tout dans le jeu y fait référence : de l'humour gras, en passant par les bons gros coups de savate ou encore — et surtout ! — les phrases débiles et sur-jouées du style « T'as pas d'amis, j'ai besoin de me défouler », « Joli coup, mais je suis toujours là » ou bien plus philosophiques comme « Aucun scrupule à vous tuer sales monstres, vous êtes déjà morts ». NecroVisioN n'est pas à prendre au premier degré — vous seriez incroyablement déçu — mais bel et bien au 3e ou 4e... Tout est direct, rien n'est fait dans la finesse que ce soit au niveau du gameplay, du scénario ou de la manière dont l'histoire est contée. Le jeu est parfois — involontairement ? — comique et il frôle souvent les bons gros nanar... En définitive, on ne sait jamais si le jeu tombe volontairement dans cette ambiance grasse des bons gros nanars ou si c'est une réalisation qui se voulait sérieuse et qui a foiré.

On lui pardonne sans hésiter ses quelques bugs d'IA (les ennemis qui se bloquent contre des objets ne sont pas rares), ses cut-scènes moisies, son scénar peu inspiré, car le jeu arrive à nous tenir en haleine et nous amuser, simplement. C'est sans doute pas le jeu du siècle, mais NecroVisioN a réussi a convaincre avec son gameplay solide et sympathique, mais toujours très bourrin.

Lost Company : Pareil mais en moins bien
NecroVisioN : Lost Company : Lost Company est la première extension pour NecroVisioN, toujours développé par les polonais de The Farm 51. Le scénario du jeu se déroule avant ceux comptés dans le précédent opus, exit donc Simon Bukner. Cette fois-ci, le joueur incarne un soldat allemand, toujours pendant la Première Guerre mondiale, pour faire face aux forces des ténèbres se déchaînent peu à peu et envahissent notre monde. Lost Company est quasiment sorti un an jour pour jour après NecroVisioN et il propose un contenu similaire au jeu de base, mais en moins bien. L'extension est assez courte avec ses 10 niveaux qui se bouclent en 15-20 minutes chacun. Heureusement, l'histoire nous fera rencontrer de nouveaux monstres et l'on aura quelques nouvelles armes pour en venir à bout.

Les FPS WW1 encore en développement


Un FPS ambitieux développé par 2 français
The Trench : Initialement connu sous le nom de Prophecy Resurection Origine, le jeu a changé de nom en décembre 2010 pour devenir The Trench. Il s'agit d'un jeu de tir subjectif Solo sur PC, prenant pied pendant la Première Guerre mondiale. Le jeu est développé par Gallica Game Studio, un tout petit studio indépendant français situé en Seine et Marne et fondé en 2001. Le studio est composé de deux amis, Cyril Rousselet (responsable du projet) et Frédéric Texier (responsable de la composition musicale et de l'environnement sonore) qui ont eu l'idée ambitieuse de créer un jeu vidéo. Vous y incarnez un soldat Français mobilisé sur le front de Verdun. Le jeu est avant tout un FPS avec une petite dose de RPG pour la gestion de l’inventaire et de quelques caractéristiques.

Verdun : un FPS multi sur la Grande Guerre
Verdun : Verdun est un FPS multijoueur développé par un petit studio indépendant hollandais prenant pour cadre la Première Guerre mondiale. Verdun est basé sur le jeu en équipe et les joueurs auront la possibilité de se regrouper au sein d'équipes baptisées "sections" et composées de 5 joueurs. Chaque section reçoit un nom d'unités existantes comme la légion étrangère française et a son propre équipement qui lui est associé.
par utr_dragon 1 commentaire par Grounch
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Commentaires

Grounch

Gros Membre
Nb msg : 1068
(#1) 11 janvier 2011 à 14h51
J'avais bien aimé Necrovision, bien fendart et bourrin (mention spéciale au boss final, un peu du grand n'importe quoi ).
[Édité par Grounch le 11/01/2011 à 17h03.]
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