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Force (rouge) GS en action !
Pendant longtemps, le disque dur a été l'élément le plus lent d'un PC, et celui qui progressait le moins vite technologiquement parlant. Il fallait trouver autre chose, et c'est là que les SSD sont arrivés. Après avoir testé le SSD m4 de Crucial, le l'Extreme de Verbatim ou encore le Samsung 830, nous allons nous intéresser à une autre marque, Corsair. Comptant parmi les grands noms des constructeurs de hardware, la société dispose à son catalogue de nombreux produits, dont une panoplie complète de SSD. Nous avons reçu pour test l'un des derniers né, le Force GS 240 Go, disposant notamment de puces de mémoire Flash en mode Toggle, chose assez rare dans le domaine des SSD. Mérite-t-il donc sa place dans votre machine ?


Déballage

Vu la faible taille et la légèreté d'un SSD, il n'y a pas de surprise à recevoir une petite boite toute simple.


Un packaging minimaliste

Le bundle du Force GS
Le bundle est plus intéressant que souvent, en effet, le constructeur a eu la bonne idée d'ajouter un adaptateur, bien pratique pour ceux dont le boitier n'est pas équipé de tel emplacement.
Au final, on trouve dans la boite
  • Fascicule
  • Visserie
  • Adaptateur 2,5" -> 3,5"
On peut maintenant regarder ce produit d'un peu plus près :


Le Force GS recto et verso

On note au premier coup d’œil la couleur rouge vif de ce SSD : cela change des couleurs ternes des produits des concurrents. Si le dos de ce produit ne nous apprend absolument rien, le devant est bien plus intéressant. Outre la capacité affichée clairement, l'étiquette présente également la référence Corsair du produit, qui confirme bien ce qu'il y a sur l'emballage.

Techniquement, le Corsair Force GS est équipé d'un contrôleur SandForce et de toutes nouvelles puces dite « ToggleFlash », fabriquée par Toshiba/Sandisk. La capacité de 240 Go peut paraitre étrange, mais c'est lié à l'utilisation de la technologie RAISE : le constructeur utilise cette feature du contrôleur, qui permet d'utiliser une des puces de 16 Go du SSD pour gérer les données de parité de toutes les autres puces. Cela permet une meilleure durée de vie des données sur ce SSD.

Il est temps de passer maintenant à la mise en place, dans notre configuration de test.

Installation

La mise en place d'un tel produit à l’intérieur de la tour est simple, à la condition d'avoir un emplacement 2,5" disponible, ce qui n'est le cas que dans les boitiers récents. Notre boitier haut de gamme Lian Li V1020 dispose bien entendu de tels emplacements. Pour les tours moins bien pourvues à ce niveau, l’adaptateur 3,5" fourni par le constructeur dans le bundle permettra d'y remédier facilement. Il serait vraiment dommage de laisser trainer au fond du boitier un tel produit.

Électriquement, rien ne distingue un SSD d'un disque dur SATA. Il faudra donc brancher un câble d'alimentation SATA ainsi qu'un câble SATA, bien évidemment sur du SATA 3.
Passons maintenant à la partie la plus importante, les tests !

Protocole de tests


Configuration de test

La configuration est celle utilisée dans bon nombre de tests parus dans nos colonnes, à savoir :
La carte mère Gigabyte P55A-UD3R est équipée de ports SATA 2 gérés par le chipset Intel P55, et les ports SATA 3 sont gérés par un contrôleur additionnel Marvell SE9128.

Performances théoriques

Un outil de benchmark spécialisé SSD
Nous allons nous intéresser dans un premier temps aux chiffres basiques d'un SSD, à savoir ses performances en lecture et écriture. Pour ce faire, le logiciel AS SSD Benchmark est tout indiqué : il réalise les mesures rapidement, en lecture et en écriture en une seule fois et est, comme son nom le suggère, spécifiquement destiné aux benchmarks de SSD. Le Force GS sera branché sur un port SATA 3, en mode AHCI, driver Microsoft sur la carte mère de test. Pour chacun des benchmarks, on lance le test 3 fois de suite, et on présente les moyennes de ces 3 passes.

Indice de performance Windows

5,9 en indice DD = 5,9 indice PC...
Une fois la meilleure configuration déterminée, on va cloner Windows sur le SSD, on va regarder l'indice de performance Windows, qui est une valeur comprise entre 1,0 et 7,9. Il est composé en fait de plusieurs sous indices, dont un spécifiquement calculé sur les performances du « disque dur principal ». En général, sur tous les PC équipés de disques durs classiques, il est entre 5 et 6, alors que la valeur maximale possible est 7,9. Hors, Windows aligne l'indice global de performance sur valeur du sous-indice le plus faible. Comme bien souvent, c'est le disque dur qui est l’élément le plus lent, l'indicateur de performance du PC est en fait celui du disque dur. Le Force GS va-t-il permettre d'améliorer significativement les choses ?

Temps de chargement

On va également étudier le temps de chargement de niveaux ou de sauvegardes de plusieurs jeux, avec un chronomètre. Cela induit forcément un biais dans la mesure, car le début et la fin de la mesure sont définies par l'appui d'un humain sur le bouton, mais il n'y a pas vraiment de moyen de faire autrement, et il existe très peu de benchmarks pratiques se concentrant sur cet aspect des performances. On fera les mesures plusieurs fois, en quittant le jeu à chaque fois, et on présente la moyenne.
Passons maintenant aux résultats.

Résultats

Tests théoriques SATA





ConfigurationLect. séq. (Mo/) Lect. 4K (Mo/) Lect. 4K 64 threads (Mo/)temps d'accès Lect (ms)Ecr. séq. (Mo/) Ecr. 4K (Mo/) Ecr. 4K 64 threads (Mo/)temps d'accès Ecr (ms) Score global
Samsung 830 / Gigabyte P55A-UD3R /SATA 3 394,95 18,51 201,31 0,193 262,02 40,27 101,25 0,087 559
Crucial m4 - SATA 3 398,0221,20210,510,15191,4535,1484,77 0,38 547
Force GS / Gigabyte P55A-UD3R / SATA 3 377,45 18,51 206,20 0,159 210,97 40,06 163,36 0,257 619

Il y a plusieurs points à aborder dans le cadre des mesures faites en SATA.

Sur la P55A-UD3R, notre carte de référence, le Force GS est un cran au-dessus de SSD bien connus, comme le Crucial m4 et le Samsung 830. Le SSD Corsair domine donc clairement la cours des grands, notamment avec des temps d'accès en lecture canon : moins 0,16 ms en lecture. Rappelons que les meilleurs disques durs ont des temps d’accès de l'ordre de la petite dizaine de ms. Cela fait partie des gros avantages des SSD. Le temps d'accès en écriture est un peu moins bon, sans être catastrophique non plus.

Un domaine où ce SSD domine de la tête et des épaules concerne la performance en écriture aléatoire, avec presque de 50 % de mieux sur la concurrence. C'est là le point fort du Force GS, et des puces de ToggleFlash le constituant.

On rappellera que les contrôleurs SATA 3 ne se valent pas tous, loin s'en faut. Entre celui de la Gigabyte P55A-UD3R — un Marvell — et celui bien plus récent de la Gigabyte Sniper M3 par exemple — intégré au chipset Intel Z77, on voit une différence de près 100 Mo/s en lecture séquentielle, rien que ça ! Du coup, avec un contrôleur adéquat, le Force GS pourrait faire encore mieux. Nous devrions d'ailleurs mettre à jour prochainement notre plateforme de test pour offrir des chiffres plus proches de la réalité sur des machines récentes.

Tests pratiques : indicateur de performance

7,9 : au max !
Il suffit de lancer l'indicateur de performances pour que le résultat parle de lui-même, comme on peut le voir sur la capture ci-contre. Le Force GS fait décoller le score du sous-système de disque dur vers son maximum, soit 7,9. Le score global passe à 7,3, car il s'aligne sur le plus faible, qui est en fait celui du processeur. Le core i5 de notre configuration, non overclocké dans ce cas, est donc l’élément le plus lent du système. Mais plus que le score, c'est la réactivité de la machine qui augmente. Les applications s'installent plus vite, et se lancent plus vite. Voyons maintenant l'impact sur les jeux.

Tests pratiques : temps de chargements des jeux

Les résultats sont synthétisés dans le tableau suivant :

Jeu HDD (s) SDD (s) Gain (%)
S.T.A.L.K.E.R. : Call of Pripyat 12,6 10,2 19,1
Metro 2033 3,5 2,3 31,4
Portal 2 12,8 9,5 25,7

Les chargements sont de 11 à 32 % plus rapides, et on le ressent réellement dans le jeu, même sans chronomètre. Ces gains sont variables suivant le jeu, car il ne faut pas oublier que lors du chargement, les données viennent certes de l'espace de stockage, mais il faut aussi les traiter : le CPU et le GPU ainsi que la RAM sont aussi mis à contribution, et certaines opérations sont donc incompressibles en terme de temps d’exécution, peu importe les débits.

A l'usage

Le Force GS en action
Après plusieurs semaines passées en compagnie du Force GS, nous sommes absolument conquis sur ce SSD ! Côté performances, le Force GS de Corsair atteint des records à tous les niveaux et cela donne vraiment un coup de fouet à la machine. Les jeux se chargent plus vite et Windows est plus réactif, notamment grâce à la ToggleFlash embarquée par le constructeur.

Sans compter qu'un SSD est silencieux, peu encombrant et n'a aucune pièce mobile. Un tel produit requiert, pour vraiment en profiter, d'avoir une carte mère tirant partie de la dernière version du SATA et de l'AHCI. Les débits annoncés ne sont pas farfelus comme parfois : un contrôleur SATA 3 récent permet de réellement les atteindre.

On apprécie également l'ajout de l'adaptateur dans le bundle, cela peut paraitre anodin mais cela se révèle être bien pratique dans les configurations un peu âgées, où un SSD est tout à fait indiqué pour donner un coup de boost salutaire.

Conclusion

Le Force GS signé Corsair est l'un des SSD les plus rapides du moment. Ses performances sont clairement au top, et les 240 Go offrent un espace conséquent pour en profiter. Le constructeur a su marier les meilleures technologies pour y arriver, et on ne peut que saluer le résultat obtenu. Et même si le bundle peut paraitre maigre en regard de ce que fait notamment Samsung, la présence de l'adaptateur 3,5 pouces n'est pas négligeable. On en redemande !

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par Xpierrot Commenter
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Un peu de technique

Il y a de nombreux acronymes qui gravitent autour du terme SSD. Que ce soit SATA, AHCI, mais aussi IDE et un faux ami, TRIM. Pour partir du bon pied, voyons un peu ce que ces différents termes veulent dire, afin de lever toute confusion.
  • ATA : Advanced Technology Attachment. Cette technologie est en fait apparue en 1986, inventée par Western Digital pour gérer les disques durs sous le nom d'IDE (Integrated Drive Electronics), avant d'être normalisée sous le nom ATA. Pas moins de 9 révisions de cette norme se sont succédé, numérotées de ATA 0 (IDE) à ATA 8 (à peine implémentée). Les plus notables sont l'ATA 3, qui a introduit les fonctionnalités SMART de diagnostic de disque dur, l'ATA 5, qui a permis d'obtenir des débits théoriques de 66 Mo/s grâce à des câbles de 80 broches, et bien sûr l'ATA 7, qui a introduit sa remplaçante, le SATA. L'ATA utilisant un bus parallèle, contrairement au SATA, qui utilise un bus série, elle a été renommée en PATA pour éviter les mélanges.
  • SATA : Serial Advanced Technology Attachment. Cette norme, apparue en 2003 pour permettre des débits plus importants que la norme PATA, via l'utilisation d'un bus de données série, est maintenant ultra répandue. Cette norme spécifie 2 choses :
    • La forme des connecteurs d'alimentation, ainsi que leur brochage. Exemple : le 12 V est distribué sur les broches n° 13, 14 et 15.
    • La forme des connecteurs de données, ainsi que leur brochage. Les broches 2 et 3 sont utilisées pour l’émission de données depuis le disque, tandis que les broches
      5 et 6 sont utilisées pour la réception de données depuis la carte mère.
    IDE Vs AHCI
  • AHCI : Advanced Host Controller Interface. Cela concerne les contrôleurs SATA, placés sur les cartes mères ou intégrés aux chipsets, qui fonctionnent soit en mode "IDE", pour être compatible, soit dans ce nouveau mode plus moderne, seul moyen d'obtenir les performances présentées sur les fiches techniques des constructeurs de SSD. Ce mode, à paramétrer dans le BIOS de la carte mère, permet en fait d'utiliser des fonctionnalités avancées du SATA, comme notamment le NCQ et le TRIM. Il faut aussi des drivers et un OS adapté. Windows 7 gère ça très bien, tout comme les autres systèmes récents.
  • NCQ : Native Command Queue. Plutôt que de laisser le système d'exploitation décider dans quel ordre le HDD/SDD doit faire ses opérations, c'est le périphérique lui-même qui décide de l'ordre dans laquelle la file de commande (Command Queue) va être exécutée. Cela a notamment un impact très positif quand les demandes d'accès en parallèle sont nombreuses
  • TRIM : ce n'est pas un acronyme, mais le nom de la commande qui permet d'indiquer à un SSD quels sont les blocs à effacer. Cela permet un maintien des performances pour toute la durée de vie de ce type de support de stockage. Il faut que l'AHCI soit activé, mais qu'en plus le firmware du SSD le supporte, ce qui est maintenant quasiment toujours le cas. Il y a cependant des situations particulières, notamment lors de l'utilisation en RAID où cette commande n'est parfois pas gérée

Fiche technique

Le Force GS affiche des caractéristiques techniques intéressantes :
  • Référence constructeur : CSSD-F240GBGS-BK
  • Format : 2,5"
  • Capacité : 240 Go
  • Type de mémoire : MLC (Multi-Level Cell)
  • Interface: SATA III 6 Gb/s
  • Temps d'accès moyen : 0,1 ms
  • Taux de transfert maximal en lecture : 555 Mo/sec (SATA III 6 Gb/s)
  • Taux de transfert maximal en écriture: 525 Mo/sec (SATA III 6 Gb/s)
  • Nombre max d'opérations par sec (IOPS) en écriture : 90 000 (aléatoire sur fichiers de 4 Ko)
  • Accessoires fournis : Adaptateur 2,5" vers 3,5"
  • Dimensions : 100 x 70 x 9,5 mm
  • Poids : 80 g
  • Garantie : 3 ans
  • Prix : 219,89 €uros chez notre partenaire materiel.net