Fiche technique
Le m4 affiche des caractéristiques techniques intéressantes :
- Référence constructeur : CT128M4SSD2
- Capacité 128 Go (modèles de 64, 256 et 512 Go disponibles)
- Capacité non formatée réelle : 119,2 Go
- Dimensions : 100 x 70 x 9,5 mm
- Poids : 75 g
- Interface : SATA 3 — 6 Gbps
- Contrôleur Flash : Marvell 88SS9174-BLD2
- Type de Flash : Micron 25 nm MLC NAND
- Taille du cache : 256 Mo
- Lectures séquentielles : 415 Mo/s
- Écritures séquentielles : 175 Mo/s
- Lectures 4 Ko accès aléatoires : 40000 IOps
- Écritures 4 Ko accès aléatoires : 35000 IOps
- Garantie : 3 ans
- Prix : 199,89 €uros chez notre partenaire materiel.net
Déballage
Vu la faible taille et la légèreté du SSD, il n'y a pas de surprise à recevoir une toute petite boite estampillée Crucial.
Petite boite pour grosse capacité

Le SSD et son kit de transfert
Le bundle accompagnant ce SDD est riche dans cette version, comme on peut le voir sur la photo ci-contre.
- Le SSD proprement dit, protégé dans une pochette antistatique
- Le manuel d'installation du SSD
- Un CD contenant la partie logicielle pour le transfert de données
- Un câble UBS 2 -> SATA
- Un manuel d’utilisation du kit de transfert
On peut regarder le m4 d'un peu plus près :
Le SSD recto verso
Si le dessus du Crucial ne nous apprend rien, le dos est plus intéressant. En effet, l'étiquette présente 3 informations importantes :
- Le modèle et la capacité du SSD, qui confirme bien ce qu'il y a sur l'emballage
- La tension et l'intensité de fonctionnement : 2 A sous 5 V, ce qui représente une consommation de 10 W
- La version du firmware : 0002. Crucial mettant à disposition sur son site une version 0009 qui améliore tous les aspects du m4, il sera de bon ton de commencer par faire cette mise à jour. A noter que le constructeur confirme que bientôt, les m4 seront vendus directement en firmware 0009
Il est temps de passer maintenant à la mise en place, qui va se faire en fait en 2 étapes.
Installation
Utilisation externe

A l’extérieur ...
Dans un premier temps, on peut utiliser le m4 en tant que disque externe via l'adaptateur SATA vers USB fourni. L'objectif est de pouvoir transférer les données depuis son disque dur en vue d'un remplacement par ce SSD. Cela est notamment très pertinent dans le cas d'un ordinateur portable, ça l'est moins dans le cadre d'un PC classique. Cependant, pouvoir utiliser le SSD Crucial comme une super clé USB de 128 Go et ne pesant que 75 g plairait à plus de personnes qu'on ne le croirait. La solution choisie par Crucial tourne autour d'un adaptateur fabriqué par Apricom, comme on peut le voir sur la photo ci-contre. Cette société produit des adaptateurs dénommés ApricomSATAWire aussi bien en USB2 qu'USB3, mais la norme de celui livré ici n'est précisé. Un test permettra rapidement d'en avoir le cœur net.
Utilisation interne

... et à l'intérieur !
Mais c'est dans un PC que le m4 a toute sa place. La mise en place d'un tel produit à l’intérieur de la tour est simple, à la condition d'avoir un emplacement 2,5" disponible, ce qui n'est le cas que dans les boitiers récents. Notre boitier haut de gamme Lian Li dispose bien entendu de tels emplacements. Pour tours moins bien pourvues, il existe heureusement des kits de montage pour emplacement 3,5", pour une dizaine d'euros. Il serait dommage de laisser trainer au fond du boitier un tel produit.
Électriquement, rien ne distingue un SSD d'un disque dur SATA. Il faudra donc brancher un câble d'alimentation SATA ainsi qu'un câble SATA, de préférence à un port SATA 3, ce dont est équipée notre carte mère de test. Il serait dommage de brider les performances du m4 en le connectant à un goulot d'étranglement, mais nous y reviendrons par la suite lors des tests pour voir l'impact des performances avec un port doté d'une bande passante moindre.
Kit de transfert : partie logicielle

Le setup d'installation Apricorn
Le câble de transfert est accompagné d'un CD de logiciel. Sur ce CD, on trouve un
autorun réalisé par Apricorn, encore eux, même si le CD est extérieurement aux couleurs de Crucial. On y trouve en fait de la doc et surtout 3 logiciels, chacun avec un rôle différent :
- EZ Gig 3, v 4.03a : clonage
- SyncToys (à télécharger) : réplication
- Apricorn SMART-ER v2 Software Utility : réparation et entretien
On va s’intéresser aux 2 premiers de la liste, le 3e n'étant pas destiné au SSD.
EZ Gig 3
L'outil permet de cloner un disque dur directement sur le SSD, de manière assez simple, avec une interface jolie et très claire. On choisit son disque cible, on choisit son disque de destination, en l’occurrence le SSD, et on lance le clone. L'opération qui se déroule en 3 étapes a été stoppée dans son élan dans notre cas. En effet, ce soft ne permet pas de choisir une partition, mais cherche à copier un disque entier. Forcément, comme le disque dur source est un Samsung d'1 To, ça rentre difficilement sur les 128 Go du m4, même si EZ Gig 3 a l'intelligence de ne copier que l'espace réellement occupé.
Il faudra donc se tourner vers d'autres logiciels concurrents plus élaborés, comme les outils Acronis par exemple, pour pouvoir choisir spécifiquement les partitions à cloner.
SyncToys

Synchronisation du dossier Zeden en cours
Cet outil Microsoft n'est pas un outil de clonage, mais un outil de réplication de répertoire à répertoire. Ce n'est pas très utile dans le cadre d'un SSD, mais cela permet de faire un backup sur un disque dur réseau par exemple. L'interface est très simple d'usage, cela fonctionne bien, et c'est un complément utile.
A noter qu'il n'a pas de fonctionnalité de planification intégrée, il faudra donc, comme indiqué dans l'aide en ligne du produit, passer par les tâches planifiées de windows.
Le 3e outil est un outil de diagnostic de HDD, qui n'a aucun intérêt dans le cas d'un SSD, et sur lequel on ne s’arrêtera pas. Parlons plutôt technique.
Un peu de technique
Il y a de nombreux acronymes qui gravitent autour du terme SSD. Que ce soit SATA, AHCI, mais aussi IDE et un faux ami, TRIM. Pour partir du bon pied, voyons un peu ce que ces différents termes veulent dire, afin de lever toute confusion.
- ATA : Advanced Technology Attachment. Cette technologie est en fait apparue en 1986, inventée par Western Digital pour gérer les disques durs sous le nom d'IDE (Integrated Drive Electronics), avant d'être normalisée sous le nom ATA. Pas moins de 9 révisions de cette norme se sont succédé, numérotées de ATA 0 (IDE) à ATA 8 (à peine implémentée). Les plus notables sont l'ATA 3, qui a introduit les fonctionnalités SMART de diagnostic de disque dur, l'ATA 5, qui a permis d'obtenir des débits théoriques de 66 Mo/s grâce à des câbles de 80 broches, et bien sûr l'ATA 7, qui a introduit sa remplaçante, le SATA. L'ATA utilisant un bus parallèle, contrairement au SATA, qui utilise un bus série, elle a été renommée en PATA pour éviter les mélanges.
- SATA : Serial Advanced Technology Attachment. Cette norme, apparue en 2003 pour permettre des débits plus importants que la norme PATA, via l'utilisation d'un bus de données série, est maintenant ultra répandue. Cette norme spécifie 2 choses :
- La forme des connecteurs d'alimentation, ainsi que leur brochage. Exemple : le 12 V est distribué sur les broches n° 13, 14 et 15.
- La forme des connecteurs de données, ainsi que leur brochage. Les broches 2 et 3 sont utilisées pour l’émission de données depuis le disque, tandis que les broches
5 et 6 sont utilisées pour la réception de données depuis la carte mère.

IDE Vs AHCI
- AHCI : Advanced Host Controller Interface. Cela concerne les contrôleurs SATA, placés sur les cartes mères ou intégrés aux chipsets, qui fonctionnent soit en mode "IDE", pour être compatible, soit dans ce nouveau mode plus moderne, seul moyen d'obtenir les performances présentées sur les fiches techniques des constructeurs de SSD. Ce mode, à paramétrer dans le BIOS de la carte mère, permet en fait d'utiliser des fonctionnalités avancées du SATA, comme notamment le NCQ et le TRIM. Il faut aussi des drivers et un OS adapté. Windows 7 gère ça très bien, tout comme les autres systèmes récents.
- NCQ : Native Command Queue. Plutôt que de laisser le système d'exploitation décider dans quel ordre le HDD/SDD doit faire ses opérations, c'est le périphérique lui-même qui décide de l'ordre dans laquelle la file de commande (Command Queue) va être exécutée. Cela a notamment un impact très positif quand les demandes d'accès en parallèle sont nombreuses
- TRIM : ce n'est pas un acronyme, mais le nom de la commande qui permet d'indiquer à un SSD quels sont les blocs à effacer. Cela permet un maintien des performances pour toute la durée de vie de ce type de support de stockage. Il faut que l'AHCI soit activé, mais qu'en plus le firmware du SSD le supporte, ce qui est maintenant quasiment toujours le cas. Il y a cependant des situations particulières, notamment lors de l'utilisation en RAID où cette commande n'est parfois pas gérée
Passons maintenant à la partie la plus importante, les tests !
Protocole de tests
Configuration de test
La configuration est celle utilisée dans bon nombre de tests parus dans nos colonnes, à savoir :
La carte mère est équipée de ports SATA 2 gérés par le
chipset Intel P55, et de ports SATA 3 gérés par un contrôleur additionnel Marvell SE9128.
Performances théoriques

Un outil de benchmark spécialisé SSD
Nous allons nous intéresser dans un premier temps aux chiffres basiques d'un SSD, à savoir ses performances en lecture et écriture. Pour ce faire, le logiciel AS SSD Benchmark est tout indiqué : il réalise les mesures rapidement, en lecture et en écriture en une seule fois et est, comme son nom le suggère, spécifiquement destiné aux benchmarks de SSD. Différentes configurations vont être passées au crible :
- m4 branché sur un port SATA 2, en mode IDE, en firmware 0002 et 0009
- m4 branché sur un port SATA 3, en mode IDE, en firmware 0002 et 0009
- m4 branché sur un port SATA 3, en mode AHCI, en firmware 0002 et 0009, driver Microsoft
- m4 branché sur un port SATA 3, en mode AHCI, en firmware 0002 et 0009, driver Marvell 1.0 et 1.2
Pour chacune, on lance le benchmark 3 fois de suite, et on présente les moyennes de ces 3 passes.
Indice de performance Windows

5,9 en indice DD = 5,9 indice PC...
Une fois la meilleure configuration déterminée, on va cloner Windows sur le SSD, on va regarder l'indice de performance Windows, qui est une valeur comprise entre 1,0 et 7.9. Il est composé en fait de plusieurs sous indices, dont un spécifiquement calculé sur les performances du « disque dur principal ». En général, sur tous les PC équipés de disques durs classiques, il est entre 5 et 6, alors que la valeur maximale possible est 7.9. Hors, Windows aligne l'indice global de performance sur valeur du sous-indice le plus faible. Comme bien souvent, c'est le disque dur qui est l’élément le plus lent, l'indicateur de performance du PC est en fait celui du disque dur. Le m4 va-t-il permettre d'améliorer significativement les choses ?
Temps de chargement
On va également étudier le temps de chargement de niveaux ou de sauvegardes de plusieurs jeux, avec un chronomètre. Cela induit forcément un biais dans la mesure, car le début et la fin de la mesure sont définies par l'appui d'un humain sur le bouton, mais il n'y a pas vraiment de moyen de faire autrement, et il existe très peu de benchmarks pratiques se concentrant sur cet aspect des performances. On fera les mesures plusieurs fois, en quittant le jeu à chaque fois, et on présente la moyenne.
Mise à jour du firmware
Notre SSD étant arrivé doté d'un firmware révision 002, nous allons le passer en révision 0009. Pour ce faire, direction le site du constructeur pour télécharger l'ISO de mise à jour. Le fichier est en fait petit, puisqu'il ne pèse que 1,2 Mo. Il suffit alors de le graver à l'aide de n'importe quel logiciel sachant le faire, comme par exemple le très bon et très gratuit imgBurn.
Il n'est pas possible de réaliser l'
upgrade depuis Windows, comme on fait maintenant pour les BIOS depuis de nombreuses années, seul le
boot avec le CD fonctionne. Il y a aussi 2 impératifs techniques : le SSD doit être branché sur un des 4 premiers ports SATA, et l'AHCI ne doit pas être activé. Sinon, il y a de très forte chance que le m4 ne soit pas détecté.
Le CD
bootable lance en fait une mini distribution linux, ce qui explique très certainement les contraintes énoncées précédemment. Un script est ensuite automatiquement lancé, qui cherche le SSD, et s'il le trouve, propose de faire la mise à jour. Cette mise à jour est possible même s'il y a des données sur le disque, mais elle devient alors plus longue. Sur notre exemplaire de test vide, il a fallu moins de 30 secondes pour que l'opération soit terminée avec succès.
Résultats
Tests théoriques USB
| Configuration | Lect. séq. (Mo/) | Lect. 4K (Mo/) | Lect. 4K 64 threads (Mo/) | temps d'accès Lect (ms) |
Ecr. séq. (Mo/) | Ecr. 4K (Mo/) | Ecr. 4K 64 threads (Mo/) | temps d'accès Ecr (ms) | Score global |
|---|
| USB 2 | 33,2 | 7,8 | 7,7 | 0,5 | 29,3 | 7,81 | 7,61 | 0,37 | 50,2 |
| USB 3 | 33,1 | 7,84 | 7,71 | 0,49 | 29,7 | 7,41 | 7,91 | 0,38 | 50,1 |
Les performances mesurées en lecture et en écriture sont rigoureusement identiques en USB2 et en USB 3. Cela signifie tout simplement que l'adaptateur Apricom fourni est limité à l'USB 2.0, ce qui est logique au vu de la relative nouveauté de la révision 3.0 de la norme. On observe cependant que le temps d'accès du m4 est très bas, bien mieux qu'un disque dur, et ce malgré l'USB, ce qui laisse présager de belles performances en SATA.
Tests théoriques SATA
| Configuration | Lect. séq. (Mo/) | Lect. 4K (Mo/) | Lect. 4K 64 threads (Mo/) | temps d'accès Lect (ms) |
Ecr. séq. (Mo/) | Ecr. 4K (Mo/) | Ecr. 4K 64 threads (Mo/) | temps d'accès Ecr (ms) | Score global |
|---|
| SATA 2 /IDE/FW002/driver Microsoft | 226,69 | 20,4 | 23,59 | 0,094 | 175,63 | 44,17 | 63,16 | 0,20 | 232,66 |
| SATA 2 /IDE/FW009/driver Microsoft | 240,71 | 20,47 | 24,55 | 0,092 | 178,315 | 48,61 | 65,89 | 0,2 | 243 |
| SATA 3 /IDE/FW002/driver Microsoft | 262,57 | 20,47 | 24,41 | 0,0905 | 173,72 | 42,465 | 57,895 | 0,2045 | 230,5 |
| SATA 3 /IDE/FW009/driver Microsoft | 323,59 | 21,855 | 110,345 | 0,085 | 180,57 | 41,915 | 141,185 | 0,199 | 452 |
| SATA 3 /AHCI/FW002/driver Microsoft | 367,74 | 20,80 | 220,18 | 0,089 | 178,54 | 39,86 | 136,86 | 0,205 | 612,33 |
| SATA 3 /AHCI/FW009/driver Microsoft | 404,67 | 21,42 | 226,22 | 0,08 | 191,45 | 41,39 | 147,01 | 0,2 | 640 |
| SATA 3 /AHCI/FW002/driver Marvell v1.0 | 368,395 | 21,19 | 197,81 | 0,088 | 177,70 | 40,75 | 141,05 | 0,2055 | 584,5 |
| SATA 3 /AHCIF/FW009/driver Marvell v1.0 | 379,855 | 21,88 | 207,13 | 0,084 | 178,37 | 42,4 | 139,92 | 0,202 | 601,5 |
| SATA 3 /AHCI/FW002/driver Marvell v1.2 | 368,97 | 20,86 | 120,17 | 0,087 | 177,6 | 39,34 | 118,74 | 0,2 | 462 |
| SATA 3 /AHCI/FW009/driver Marvell v1.2 | 380,91 | 21,75 | 110,55 | 0,085 | 178,03 | 43,38 | 140,245 | 0,201 | 458 |
Il y a plusieurs points à aborder dans le cadre des nombreuses mesures faites en SATA.
Tout d'abord, commençons avec le fait que les performances en séquentiel annoncées par le constructeur sont atteintes : la barre des 400 Mo/s est franchie en lecture, à peu près comme promis (415 Mo/s), mais il faut pour cela avoir le nouveau firmware. En lecture, on dépasse en fait la
spec : plus de 190 Mo/s au lieu des 175 indiqués.
Le m4 a vraiment besoin d'un port SATA 3, les mesures montrant une nette différence avec le SATA 2, près de 150 Mo/s d'écart pour la lecture séquentielle, ce qui est tout simplement énorme. Le score global sous AS SSD Benchmark fait lui un grand bond en avant, et fait plus que doubler.
Ensuite, on remarque une nette différence entre l'IDE et l'AHCI. La différence est liée pour une bonne partie à la gestion du NCQ, présente dans l'AHCI. Cela donne de bien meilleurs score au benchmark 4K - 64 threads, où il y a de très nombreuses commandes envoyées en même temps. Un petit tour dans le BIOS et le tour est joué, à condition d'avoir un OS récent.
Si on regarde du côté des drivers, il faut se détourner des drivers officiels Marvell pour se cantonner aux drivers de base intégrés à Windows 7. En effet, les pilotes Microsoft battent ceux du constructeur du contrôleur de manière significative, ce qui est assez surprenant. Le comble vient du fait que la révision 1.2 du pilote Marvell est plus lente que la version 1.0 ! On conseillera donc de faire bien attention à la dimension logicielle de la solution SATA 3 utilisée avec le m4.
On notera que le temps d'accès est globalement invariant, avec 0,2 ms en lecture et 0,09 ms en écriture, ce qui est vraiment bon. Rappelons que les meilleurs disques durs ont des temps d’accès de l'ordre de la petite dizaine de ms. Cela fait partie des gros avantages des SSD.
Et on conclura sur le nouveau firmware 0009 : il apporte un gain de performance à tous les niveaux. Le gain en termes de score en SATA3/IDE est d'ailleurs si impressionnant que l'on a refait le test plusieurs fois. Il faut donc veiller à suivre les mises à jour proposées par les constructeurs, car elles peuvent vraiment booster les performances globales d'un SSD.
Dans les autres tests, c'est la combinaison SATA 3 / AHCI / drivers microsoft / Firmware 0009 qui sera utilisée, comme c'est celle qui donne les meilleurs résultats.
Tests pratiques : indicateur de performance

7,9 : au max !
Il suffit de lancer l'indicateur de performances pour que le résultat parle de lui-même, comme on peut le voir sur la capture ci-contre. Le m4 fait décoller le score du sous-système de disque dur vers son maximum, soit 7.9. Le score global passe à 7,3, car il s'aligne sur le plus faible, qui est en fait celui du processeur. Le core i5 de notre configuration, non overclocké dans ce cas, est donc l’élément le plus lent du système. Mais plus que le score, c'est la réactivité de la machine qui augmente. Les applications s'installent plus vite, et se lancent plus vite. Voyons l'impact sur les jeux.
Tests pratiques : temps de chargements des jeux
Les résultats sont synthétisés dans le tableau suivant :
| Jeu | HDD (s) | SDD (s) | Gain (%) |
|---|
| Stalker | 12,6 | 10,36 | 18 |
| Metro 2033 | 3.5 | 3.1 | 12.9 |
| portal 2 | 12.8 | 10.01 | 28 |
Les chargements sont de 12 à 28 % plus rapides, et on le ressent réellement dans le jeu, même sans chronomètre. Ces gains sont variables suivant le jeu, car il ne faut pas oublier que lors du chargement, les données viennent certes de l'espace de stockage, mais il faut aussi les traiter : le CPU et le GPU ainsi que la RAM sont aussi mis à contribution, et certaines opérations sont donc incompressibles en terme de temps d’exécution, peu importe les débits.
A l'usage
Après plusieurs semaines passées en compagnie du m4, nous sommes dithyrambiques sur ce SSD !
Côté performance, c'est du tout bon à tous les niveaux, cela donne vraiment un coup de fouet à la machine. Windows est plus réactif, les jeux se chargent plus vite. Sans compter qu'un SSD est silencieux, peu encombrant et n'a aucune pièce mobile. Un tel produit requiert, pour vraiment en profiter, d'avoir une carte mère tirant partie de la dernière version du SATA et de l'AHCI.
La mise à jour du firmware permet de tirer encore plus partie du m4 et offre un niveau de performance supplémentaire. L'opération étant relativement simple, même si elle nécessite un CD vierge, elle est réalisable par le public visé par ce genre de produit. Il serait dommage de s'en priver, vu le gain à tous les niveaux. On peut saluer Crucial pour le suivi de sa gamme de SSD.
Seul petite ombre au tableau, on aurait aimé que le kit de transfert soit
up to date, et soit donc à la norme USB 3.0. Cela aurait vraiment diminué le temps de clonage du disque, même si normalement l'opération ne s'effectue qu'une seule fois.