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Je dois avouer que je ne suis pas un fanatique de Killing Floor premier du nom, auquel j'ai un peu joué, mais du temps où il était encore un mod pour Unreal Tournament 2004 (il y a donc trèèèèèès longtemps), mais j'ai toujours apprécié l'excellent support des développeurs, qui ont continué de patcher inlassablement le jeu et lui ajouter du contenu gratuit même de nombreuses années après sa sortie. Quand Killing Floor 2 a été dévoilé, c'est donc du bon œil que nous avons accueilli cette annonce de Tripwire Interactive. Le jeu sera disponible en accès anticipé sur Steam la semaine prochaine, et c'est donc un aperçu réalisé à partir de cette version que nous vous proposons aujourd'hui.



Faudra coopérer
Pas de surprises dans le principe, Killing Floor 2 se place dans la droite ligne de l'opus précédent et propose un mode coopératif jusqu'à six joueurs. L'objectif est de résister à des vagues de monstres de plus en plus puissants et nombreuses dans des arènes fermées (mais vastes). Pour ce faire, cette version en accès anticipé propose quatre classe différentes avec plusieurs améliorations à débloquer avec le temps. On reste dans le classique, avec une classe portée sur le maniement des armes blanches, une autre sur les armes à feu courte portée (les pompes), une classe de médecin et une dernière polyvalente. Les développeurs promettent d'autres classes jouables à l'issue de l'accès anticipé, et on leur fait totalement confiance là-dessus.

Des tripes et du vomi
L'aspect coopératif réside peu sur des actions à réaliser en commun entre joueurs (on peut se ravitailler en appuyant sur E à proximité d'un joueur possédant la bonne classe) que de s'entraider dans les gunfights. Si l'on peut partager ses ressources, le temps imparti entre les rounds ne permet pas de vraiment formuler requêtes et réponses et les joueurs les plus riches à qui il reste du cash après s'être équipés balancent du fric avant le boss final qui nécessite que tous les coéquipiers soient au meilleur de leur forme. Car vous allez en chier dans Killing Floor 2. C'est d'ailleurs ce que l'on reprochera au titre, son manque d'équilibrage  – mais justement l'accès anticipé sert à ça ! En mode facile, on se balade pendant la dizaine de vague, avant d'arriver au boss final qui est une véritable éponge à balles et qui donne du fil à retordre même à des joueurs relativement aguerris. De même, dans les modes de difficulté avancés il sera bien difficile d'arriver jusqu'au boss, et si vous y parvenez, accrochez vos ceintures, car ce ne sera pas une mince affaire d'en venir à bout.

La map parisienne est réussie
Comme on ne peut pas réanimer un coéquipier mort (même pour le médic), il faudra veiller sur vos potes car mourir signifie également perdre tout son équipement, toutes ses armes et tout son argent (pas dans les modes de jeu les plus faciles, cependant). Avoir des coéquipiers sans équipement dans les vagues les plus compliquées dans des modes de difficulté avancé signifiera la mort de toute l'équipe. La gestion des ressources est en effet un paramètre important dans le jeu et vous devrez apprendre à les économiser si vous ne voulez pas vous trouver vite démunis et donc à court d'argent pour acheter des munitions. A la fin d’une vague, il y a toujours un marchand qui permet, durant un temps limité (trop limité pendant les premières heures de découverte du jeu, quand on ne connaît pas les armes), d’acheter des armes (à feu ou blanches), des munitions qui vont avec, et des objets (grenades, gilets pare-balles, etc.). On peut aussi vendre le matériel trouvé ou acheté précédemment afin de se dégoter la pétoire de ses rêves.

KF2 : la nouvelle boucherie à la mode
Au niveau de l'enrobage, c'est un réel plaisir. L'Unreal Engine 3 modifié est utilisé avec brio par l'équipe de développement qui nous sert un titre très propre graphiquement (à défaut de décrocher la mâchoire). Les développeurs ont ajouté un système de démembrements à la Soldier of Fortune qui à toute sa place dans le jeu. Les arènes se remplissent vite de rouge, avec des murs et des plafonds maculés de sang. C'est un véritable plaisir de voir ainsi l'environnement évoluer au fil des tueries, d'autant que les néons explosent aussi et une partie débutée en lumière artificielle se terminera souvent à la lampe torche (qui décidément, même dans le futur, ne tient pas plus d'une minute trente). Les armes ont un bon feeling et déglinguer des zeds se fera dans la joie et la bonne humeur : on voir partir les bras, les têtes, etc.

Rien de nouveau sous le soleil pour ce KF2, mais un titre très plaisant à jouer, avec des mécaniques très bien rodées. On attend la sortie de la version définitive avec impatience, en espérant que les quelques problèmes d’équilibrage soient réglés lors de l'accès anticipé.
par utr_dragon Commenter
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