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Le Corsair Vengeance K70
Le clavier mécanique Corsair K70 fait partie de la désormais célèbre gamme « Vengeance » de Corsair, proposant une vaste gamme de périphériques gamers allant du boitier aux souris. Le K70 succède en fait au K60, que nous avions testé l'an dernier dans nos colonnes ; un clavier qui n'était pas entièrement mécanique, ne possédait pas de rétro-éclairage, mais, surtout, avait quelques défauts de jeunesse (dont des malfaçons) que nous avions alors mis en lumière dans notre test. Cette nouvelle itération du clavier propose un rétro-éclairage rouge réglable individuellement pour chaque touche, un design accrocheur, un anti-ghosting jusqu’à 20 touches et des interrupteurs mécaniques tout en reprenant le principe de son aîné de proposer des touches (« ZQSD » et « 1 à 6 ») texturées, colorées et un peu inclinées pour s'adapter à la main gauche. Voyons voir si la mise à jour technique de ce clavier vaut les 130€ qui sont demandés pour l'acquérir.



L'emballage, le déballage

La boite du Corsair Vengeance K70 est simple et sans fioritures particulières. L'emballage possède le nécessaire pour transporter le clavier sans l’endommager. Sur la boite, on voit une photo du K70 accompagnée d'une courte liste de caractéristiques techniques, qui nous montrent bien qu'il s'agit ici d'un clavier pour joueurs.


L'emballage

Le contenu
A l'intérieur du carton, on a :
  • Le clavier ;
  • le repose poignet ;
  • les 10 touches supplémentaires;
  • l'outil de démontage des touches ;
  • le guide de la garantie, et un très court manuel d'utilisation. A noter qu'il n'en existe pas d'autre plus détaillé.

Première impression

Les deux connecteurs USB
En sortant le clavier de son emballage, on remarque tout de suite deux choses. La première c'est son poids, 1,2 Kg, ce qui est beaucoup par rapport à un modèle habituel. La seconde est l'énorme câble qui sort à l'arrière du clavier. Ce dernier contient les fils pour deux ports USB : un pour l'alimentation du clavier en lui-même et l'autre celle de la la prise USB disponible à l'arrière du clavier. Au final, ce câble est responsable d'une grande partie de son poids.

La finition en aluminium brossé est jolie mais sans plus. Sans le rétro-éclairage le clavier fait noir, vraiment noir. On apprécie cependant le touché du repose-poignet en tissus, vraiment très agréable. On est ici en présence d'un objet de luxe : très cher (c'est un clavier) et dont une grande partie du prix se justifie par son design. On s'en rend encore compte lorsqu'on le branche. Pas moins d'une centaine de diodes illuminent d'un rouge vif tout le clavier, à travers les touches mais aussi par dessous. Voyons maintenant comment il fonctionne. Les touches sont toutes amovibles grâce à l’outil fourni, ce qui permet de les intervertir facilement.


Le clavier sans et avec les touches gamer

Les claviers mécaniques en bref

Cherry MX Red !
Il existe une grande diversité de claviers mécaniques et d'interrupteurs différents. Les MX Red, sur notre version en test, demandent une pression d'activation de 45 g seulement. Les interrupteurs de notre K70 sont donc les plus sensibles de tous, comme sur l'Ozone Strike. Dans la gamme des Cherry MX on trouve notamment la version Blue qui, contrairement au Red, fait des clics d'activation, et est donc particulièrement prisée par ceux qui écrivent beaucoup. Ces interrupteurs sont un peu plus durs avec 55g de pression nécessaires et ils se retrouvent dans la version blue du K70. Reste encore une autre version du K70 avec les MX Brown, une sorte de compromis "mi-dur" dont la pression d'activation varie à mi-course de 45 à 55 g. Corsair nous laisse donc le choix des switchs pour son clavier, avec au final 3 variantes différentes.

Le touché

Sans les touches
Assez surprenant, les touches s'enfoncent progressivement et sous l'effet d'une légère pression. Surprenant aussi, le contact se fait avec une très courte distance parcourue, de l'ordre du millimètre. C'est très différent d'un clavier classique, et tout autant perturbant. Il faut apprendre à écrire sans enfoncer à fond les touches. Le repose poignet est rapproché par rapport à mon Saitek Cyborg V5 ce qui fait que j'ai la main très courbée pour atteindre les touches.

Configuration

Le connecteur USB supplémentaire et l'interrupteur BIOS
Le Corsair K70 ne dispose pas de logiciel de paramétrage. On peut en fait programmer l'éclairage touche par touche en tenant le bouton d'éclairage sélectif enfoncé 5 secondes. Le clavier possède également 3 touches en plus des raccourcis multimédias : le premier sert à personnaliser l'éclairage, le second à ajuster la puissance de la luminosité et le troisième permet de verrouiller les touches Windows du clavier pour éviter un retour au bureau intempestif. Derrière le clavier on trouve un très mystérieux interrupteur à 5 positions numérotées de 1 à 8, nommé "BIOS". Ce réglage sert soit à augmenter la rétrocompatibilité avec certaines cartes mères (notamment dans le bios), soit à augmenter la fréquence de mise à jour du clavier pour avoir un temps de réponse inférieur à 1 ms. J'ai testé ce clavier sur deux cartes mères. Sur la Supermicro H8DG6 le clavier était reconnu correctement dans le BIOS et ce, peu importe la position du switch. Par contre, sur la MSI Big Bang, impossible d'utiliser le Corsair K70 dans le BIOS et ce, malgré avoir essayé toutes les positions de l’interrupteur BIOS, et les différents ports USB. A noter que mon Saitek Cyborg V5 fonctionne parfaitement sur cette carte mère.

Fonctions supplémentaires

Les touches multimédias
La seconde prise USB sert à câbler le port USB à l'arrière du clavier et ainsi pouvoir y brancher à peu près ce qu'on veut (souris, casque, clé USB). En haut à droite de l'écran on retrouve les touches raccourcis multimédia, qui permettent de contrôler son lecteur favori. La molette de son est assez plate, j'aurais préféré quelque chose de plus volumineux et qui tienne bien dans la main. Mais cette molette est très jolie en aluminium peint en noir, avec sa texture hachurée.

Le bruit

Les claviers mécaniques sont connus pour faire beaucoup de bruit, et malheureusement le K70 ne fait pas exception. En cours de frappe, je ne note pas moins de 53 dB (à 20 cm) contre seulement 35 avec mon vieux Saitek Cyborg V5. Pour vous donner une idée, il fait presque autant de bruit qu'une personne qui vous parle !

Taille et poids

J'apprécie particulièrement la taille du clavier lui-même, contrairement au Logitech G11 et un grand nombre de claviers le K70 est assez petit. Vous pouvez d'ailleurs observer une tendance à la baisse de sa taille par rapport au K60 mais aussi du poids avec 45g en moins. Mais il reste tout de même parmi les plus lourds de tous - un clavier mécanique n'est pas forcément transportable, au contraire.


NomPoids (g)Largeur (mm)Hauteur (mm)
Clavier basique981460168
Clavier multimédia1045483220
Logitech G15V21015490220
ROCCAT Isku960509247
Corsair K601160508 229
Corsair K701116437165
Logitech G19s 1050490220

A l'usage

Le Corsair Vengeance K70 et la Roccat Kone Pure
J'ai encore du mal à dire si le clavier est réellement l'idéal pour jouer. La sensibilité du touché donne lieu à un grand nombre d'erreurs de ma part, sur les FPS je saute, je m'allonge, je zigzag. En somme, j'appuie sur toutes les touches du clavier à la fois... Lorsque j'écris je reste sans m'apercevoir appuyé sur les touches : le problème est qu'on ne sait pas quand on a appuyé sur une touche ou pas. J'ai eu énormément de mal à rédiger cet article à cause d'un nombre de fautes de frappe très élevé. On aurait bien aimé un clavier plus polyvalent car autant pour les jeux on peut aimer comme ne pas aimer, autant pour écrire c'est tout simplement gênant. Les touches sont peu nombreuses, et sont plus serrés que d'habitude. Il n'y a pas de touche macro, pas de surplus et c'est tant mieux car j'aime le matériel simple - mais ça n'en fait pas pour autant une qualité. Les autres versions du K70, dotée de switchs différents, seraient plus adaptées.

Conclusion

Le Corsair Vengeance K70 est un magnifique clavier, avec une qualité de finition irréprochable et des touches supplémentaires rétroéclairés. Malheureusement, ce clavier possède également quelques gros défauts, à l'instar du touché des Mx Red qui ne ressemble pas à celui d'un clavier mécanique, et ne plaira donc pas à tout le monde. Outre le temps d'adaptation, la sensibilité du touché est plus handicapante qu'un réel atout, et cela même à long terme. Par ailleurs, le K70 s'est avéré incompatible avec le BIOS d'une de nos cartes mères de test, une MSI Big Bang qui n'est pourtant pas la première carte mère noname venue. Enfin, et c'est là l'un des plus gros défauts de ce clavier, il est affiché à un prix de 130€, ce qui est tout de même déraisonnable.


par SuperTaupe Commenter
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Spécifications :

  • Connexion : Technologie Filaire USB
  • Utilisation : Jeu
  • Toucher : Mécanique
  • Taille : Normale
  • Pavé numérique : Oui
  • Repose poignets : Oui
  • Retro-éclairage : Oui
  • Dix touches FPS supplémentaires sculptées (Z, Q, S, D et 1 à 6) pour une réaction et un contrôle supérieurs - interchangeables avec les touches clavier standard
  • Poids : 1,2 kg
  • Couleur dominante : Noir
  • Switch : MX Red
  • Pilotes : Windows 7, Vista, ou XP

    Prix : 129,90 € sur Materiel.net ou 137.10 € sur Amazon