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1er avril 2014, 09h00 Icone Betrayer

ZeDen teste Betrayer

« En rouge et noir, j'exilerai (pas) ma peur... »

Au loin, le flou
La première chose qui saute aux yeux dans le jeu est forcément ses couleurs. Ou plutôt, leur absence. Mais pour ceux qui ne les supporteraient pas, Blackpowder Games a ajouté une option permettant d'avoir le jeu en couleur. Cependant, avoir le jeu en noir et blanc et les objets ou ennemis en rouge ne sert pas qu'à aider le joueur à repérer ces éléments plus facilement. Ces couleurs donnent au jeu une dimension stressante et dérangeante, en adéquation avec l'histoire. À moins que ça ne soit pour essayer de masquer des graphismes passables ? Le fait de voir le monde en noir et blanc n'est même pas expliqué dans le jeu. Serait-on un fantôme ? Le jeu garde sa part de mystère, mais laisse finalement penser que cette histoire du noir et blanc n'est qu'une question d'ambiance. Certains apprécieront, d'autres non.

Le jeu utilise l'Unreal Engine 3. Alors certes, le moteur commence maintenant à dater, mais comme il a évolué depuis ses débuts, les jeux l'utilisant sortis en 2007 sont souvent moins jolis que ceux sortis en 2013. Malheureusement avec Betrayer, ses graphismes ne sont pas au niveau des plus beaux jeux exploitant l'Unreal Engine 3. Les niveaux sont assez grands, mais l'horizon est masqué par un flou dégueulasse. Certaines textures ne sont pas très fines (alors que le jeu est développé pour PC et n'est pas un portage d'un jeu pour consoles) et le problème que rencontrait l'Unreal Engine 3 à ses débuts, consistant à faire apparaître les textures sous vos yeux, est présent ici.

Que la couleur soit
Pour ce qui est du level design, le premier niveau est sympa. On se balade sur des sentiers entre des forêts ou on visite des forts du XVIe siècle. Le problème est que tous les niveaux se ressemblent. Certains même, pour une raison inconnue, font chuter le nombre d'images par seconde à 20-30, alors que la majorité du temps j'ai 60 fps, tout à fond. Pourtant les niveaux sont assez vides. Mais on ne pourra pas le reprocher au jeu qui se veut sans doute être réaliste par rapport à l'époque. Moins réalistes cependant, se soigner en buvant de l'eau ou tous les coffres dispersés dans les niveaux et qui sont clairement là parce qu'on est dans un jeu vidéo.

Oui, Betrayer est un jeu indépendant réalisé avec l'UDK en 1 an et demi par une équipe de six personnes. Oui, le jeu est original, vendu à moins de 20€ et a une durée de vie correcte. Mais de la part de vétérans de Monolith, on pouvait espérer mieux.


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par MST Commenter
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Le jeu a été testé sur une version Steam finale fournie par l'éditeur.

Configuration de test :

  • CPU : Intel i5-3570K
  • Carte mère : Gigabyte GA-Z77-D3H
  • RAM : Gskill Ripjaws X (2x4Go) DDR3 PC3 12800 (1600 MHz)
  • Alimentation Antec High Current Gamer 520 W
  • Disque dur SEAGATE 2 To Barracuda
  • Carte graphique : NVIDIA GeForce GTX 770 (2048 Mo)