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23 janvier 2019, 09h00 Icone 2084

Preview : 2084

2084, un nouveau shooter cyberpunk
2084 a émergé d'un hackaton vidéoludique de 72 heures organisé en interne par Feardemic avec notamment la participation d'une partie des équipes à l'origine de Layers of Fear, un jeu d'horreur, et de >observer_, titre cyberpunk. Ce dernier a été annoncé le 5 décembre, et il est arrivé sur Steam le 14, en accès anticipé. L'occasion pour nous de poser nos mains sur cette première version, encore en développement, pour vous livrer nos premières impressions.



Certaines scènes sont très réussies
En 72 heures de travail, on ne pouvait pas attendre grand-chose en ce qui concerne le scénario de 2084, qui est plus une preuve de concept qu'un jeu, à l'heure actuelle. Pourtant, les développeurs ont fait quelques efforts pour ajouter des cinématiques en jeu, afin de lui donner un peu de profondeur, et, surtout, planter un peu les bases d'un futur scénario. Sans trop dévoiler l'intrigue, on sait que l'on incarnera une jeune femme adepte de réalité virtuelle et que, visiblement, le virtuel et le réel vont se rencontrer dans cet univers cyberpunk  – pour le moment assez prometteur. Il faut dire que le jeu carbure à l'Unreal Engine 4, et qu'il est bien exploité par les développeurs. Ainsi, même en l'état, il est possible de s'en mettre plein les yeux avec des graphismes très soignés et un éclairage réussi.

Le jeu rend mieux en images qu'en mouvement
Néanmoins, cette débauche visuelle, si elle rend parfaitement bien en images, peine à convaincre une fois en mouvement. Le level design du jeu est en effet particulièrement étriqué et l'on passera son temps dans des corridors et des couloirs, à croiser des voies sans issue et des portes fermées. À ce titre, le premier niveau est particulièrement symptomatique de ce mal, puisqu'il vous fait sans cesse réaliser des allers et retours entre endroits déjà visités, à tel point que les développeurs ont été obligés d'accrocher aux murs des énormes flèches indicatrices pour guider le joueur. On aurait aimé quelque chose de plus subtil et de plus discret qu'un néon que l'on croirait tout droit sorti d'un mauvais laser game. Heureusement, la progression que propose le titre est un peu plus intéressante, et l'intérêt des niveaux ira grandissant. Si les boss sont insipides, au moins les niveaux (au nombre de trois), sont-ils de plus en plus vastes et diversifiés.

Les ennemis sont insipides et débiles
Malheureusement, le bestiaire n'est pas plus réussi que le design des niveaux, et les ennemis ne sont qu'une armée de clones débiles. Vous affronterez des sortes de monstres/zombies dont l'IA est inexistante. Ils se dirigent simplement vers le joueur en ligne droite à la queue leu leu (se bloquant souvent au passage dans les décors). Ils ne présentent aucune difficulté, mais leurs coups font très mal et l'on peut donc facilement se faire tuer bêtement  – les développeurs ont d'ailleurs éhontément copié la police d'Evolve pour l'écran de décès. Malheureusement, l'unique arme du jeu peine à procurer des sensations de tir correctes, on l'on devra se contenter d'un misérable bruit style « piou-piou » lorsque l'on tire ; et cela est d'autant plus frustrant que les ennemis ne montrent aucun signe de dégât et se contentent de disparaitre instantanément au moment de leur mort.

Certaines scènes demanderont un peu de réflexion
Fort heureusement, le fusil n'est pas la seule façon de dézinguer les ennemis et ceux-ci pourront également être anéantis à l'aide de l'environnement, si vous utilisez la fonctionnalité de hack incluse dans le jeu. Avec le tir secondaire, vous pourrez ainsi hacker des caméras de surveillance pour les retourner contre l'ennemi, des objets électriques pour produire un arc électrique souvent létal ou encore directement des objets portés par les ennemis (des TV à la place de la tête, notamment). Le hack est basique, dans le sens où il suffit de reproduire une séquence affichée à l'écran avec les flèches, un peu comme dans Dance Dance Revolution. Ce n'est pas une révolution, mais cela apporte un petit plus dans les combats, pour les rendre un peu plus dynamiques et moins monotones. C'est un moindre mal, car en l'état, le jeu est trop limité pour vraiment captiver le joueur.

Le mode arène : on a (très) vite fait le tour
Une fois que vous aurez un peu avancé dans le jeu, vous aurez la possibilité de débloquer un mode arène, avec des vagues continues d'ennemis. Le hic étant que ce mode de jeu n'apporte rien de plus que la campagne. Les ennemis y sont tous identiques, à l'exception de certains dont la taille a été agrandie au point de les rendre ridicules et d'autres dont la taille a été réduite. Le nombre important des ennemis dans ce mode et la taille relativement réduite de l'arène font qu'on y meurt assez vite, mais que l'on a pas envie d'y remettre les pieds tant l'ennui pointe rapidement le bout de son nez, d'autant que le jeu ne propose pas de récompenses (classements, incitations au skill ou au hack, etc.).

Enfin, notons que le jeu ne propose pas encore de reconfigurer les touches et que, paradoxalement, il est plus simple d'y jouer avec une manette (j'ai trouvé le hack plus simple avec la manette, car le jeu indique des directions plutôt que des touches et que mon cerveau torturé avait du mal à faire la conversion pour les hacks à plus de 5 éléments).

Conclusion

En l'état, 2084 est plus un prototype qu'un jeu complet. Les trois niveaux proposés posent les bases de l'univers et du gameplay, mais il va en falloir un peu plus pour que vous y investissiez vos précieuses économies. Si les développeurs supportent correctement le titre au cours de son développement, il pourrait être une bonne surprise, mais il reste encore 18 à 24 mois de développement et pour le moment je ne saurais vous recommander de passer le pas. Par contre, surveillez-le du coin de l’œil, il pourrait évoluer très favorablement.


par utr_dragon Commenter
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Le jeu a été testé à partir d'une version Steam fournie par l'éditeur.