ZeDen.net

 
 
Le monde des cartes SD est rempli d’acronymes et de notions qui ne paraissent pas forcement claires, on va donc débroussailler tout ça, en faisant un peu d'histoire au passage.

L'histoire de la SD

Mise à nue
Tout d'abord, le format SD existe depuis janvier 2000 et a été créée par les industriels Panasonic, SanDisk et Toshiba. On peut s’arrêter sur l'origine du nom « Secure Digital », soit « Sécurité Numérique ». Si l'aspect numérique d'une carte mémoire parle de lui-même, la notion de sécurité est quant à elle plus floue. En réalité, elle est liée au fait que ce format de carte permet de protéger les données par chiffrement, mais aussi de gérer les DRM, les fameux verrous de protection de droits d’auteurs, via le SDMI : Secure Digital Music Initiative. La Secure Digital Music Initiative était en fait une alliance de 200 entreprises majoritaires américaines crée en 1998 autour du sujet des DRM audio, mais la technologie CPRM (Content Protection for Recordable Media) n'a jamais convaincu, et à partir de 2001, l'alliance s'est peu à peu disloquée. Du coup, les cartes SD de maintenant pourraient être appelées seulement « D », car le « S » n'a plus aucune raison d'être vu que cela n'a jamais été implémenté.

Regardons maintenant les différentes déclinaisons. Il existe principalement 3 tailles de cartes et 3 types de systèmes de fichiers correspondant à 3 plages de capacités, avec tout un système de classes pour les débits.

Tailles physiques

Différences de tailles
  • Carte SD : 24 mm × 32 mm × 2,1 mm
  • Carte mini-SD : 21,5 mm × 20 mm × 1,4 mm
  • Carte micro-SD : 11 mm × 15 mm × 1 mm
Le mini-SD n'a que peu été utilisé, remplacé plus avantageusement par le micro-SD, apparu en 2005. Les formats SD et micro-SD cohabitent, car ils ont en fait 2 usages un peu différents. Le premier est utilisé dans les équipements assez gros, dans lequel on a besoin de souvent déplacer la carte, ce qui est par exemple le cas des appareils photo ou des GPS. Le second est plutôt utilisé comme support de stockage très peu déplacé, comme dans les tablettes ou les téléphones portables. En général, on ne les retire que pour en mettre une plus grosse ou pour transférer les données qui sont dessus dans un appareil plus performant.

Capacité et système de fichiers

SD / SDHC / SDXC - crédit sdcard.org
Il y a 3 types de systèmes de fichiers, retrocompatibles. :
  • SD : < 2 Go (FAT 16)
  • SDHC (High Capacity) : 2 Go - 32 Go (FAT 32)
  • SDXC (eXtended Capacity) : 32 Go - 2 To (exFAT)
La montée en capacité de la carte SD s'est faite en 3 temps. La première génération était limitée à 2 Go, ce qui a vite été pénalisant. Le SDHC a permis de passer la limite à 32 Go, bien plus confortable, mais au prix d'une rupture de support. Il faut en effet que l'équipement soit compatible SDHC pour qu'il sache lire la carte à ce format, alors que physiquement, rien ne distingue une SD, une SDHC et une SDXC. D'ailleurs, Kingston utilise des petits logos sur l'arrière de son packaging pour rappeler ce principe de compatibilité. Cependant, c'est purement logiciel, et on a ainsi vu des appareils ne supportant que les SD à leur sortie supporter ensuite les SDHC. On pense notamment à la Wii de Nintendo.

Débits

Les débits - crédit sdcard.org
Suivant les cartes SD, on peut trouver la vitesse exprimée suivant plusieurs unités : les « x » ou la « classe ». Sur une carte SD, les débits sont asymétriques : la lecture est toujours (beaucoup) plus rapide que l'écriture. Cela a conduit les constructeurs à utiliser les X pour la lecture, et les systèmes de classes pour l'écriture :
  • Vitesse en x. On multiplie par 150 Ko/s, le débit de base du CD audio, pour avoir le débit en lecture. C'est le même principe que pour les lecteurs CD à l'époque. 10x correspondent ainsi à 1500 Ko/s, 400x à 60 Mo/s et 2000x à 300 Mo/s
  • Vitesse en classe. Il existe les classes 2, 4, 6 et 10. C'est la vitesse minimale d'écriture, en Mo/s, de la carte. Qu'une carte fasse 10, 20 ou 90 Mo/s comme on en voit, elle sera toujours marquée comme classe 10, ce qui fait qu'il y a de grands écarts au sein de cette classe, ce qui a conduit à un autre niveau, le UHS.
  • Vitesse UHS : UHS signifie « Ultra High Speed » (Ultra Haute Vitesse), avec une limite à 100 Mo/s, ce qui permet de monter encore en débit. Il existe deux classes, la U1, correspondant... à 10 Mo/s, comme la classe 10 du système précédent et la classe U3 correspondant à 30 Mo/s
Pour pallier à cette limite de 100 Mo/s en écriture, il existe une norme UHS-2, qui va elle jusqu'à 500 Mo/s. A noter que pour profiter de ces hauts débits, il faut également un appareil qui soit compatible.

Au final, le système de classe fonctionne bien pour les cartes d'entrée et de milieu de gamme. Dès qu'on entre dans le domaine des classes 10 et de l'UHS, il faudra scruter les fiches techniques des constructeurs pour avoir une idée de la vitesse d'écriture.

Maintenant qu'on a tout ça en tête, passons aux tests !
Page précédente Page précédente - Déballage Page suivante - Protocole de tests et résultats Page suivante
par Xpierrot Commenter
Partager

Héberger mes images en un clic

Commenter

Les commentaires sont fermés aux non membres. Pour poster un commentaire, créez un compte membre : c'est simple et gratuit !

Actu du même sujet

Caractéristiques techniques
  • Marque : Lexar
  • Capacité (Go) : 128
  • Classe : U1
  • Débit (X) : 633
  • Norme : UHS-I
  • Type : micro SDHC
  • Vitesse Lecture (Mo/s) : 95