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Prophet est de retour, et il a un arc
Sorti en 2007, Crysis avait révolutionné le monde du jeu vidéo en devenant le jeu le plus beau tous supports confondus, mais également en proposant un gameplay solide. Sa suite, Crysis 2, sortie quatre ans plus tard, a été une sacrée déception, puisque le jeu abandonnait l'île tropicale qui l'avait fait naître et en même temps ses grands espaces pour aller s'enterrer dans un New-York scripté et dirigiste. Suite directe du dernier opus, Crysis 3 va-t-il réussir à relever à nouveau le défi d'être à la fois une prouesse technologique et proposer une expérience de jeu inoubliable ? Réponse dans notre test.



Un scénario pire que celui de Crysis 2

NY, un 29 novembre
Si vous n'aviez pas été convaincus par le scénario de Crysis 2, celui de ce troisième opus ne devrait malheureusement pas non plus vous emballer. L'aventure commence une vingtaine d'années après le dernier opus, dans une ville de New York ravagée et placée sous un gigantesque dôme par le C.E.L.L. L’organisation paramilitaire exploite la technologie des extra-terrestres Ceph et dispose ainsi d’une source d’énergie infinie, qu'il revend ainsi aux habitants à prix d'or. C'est là qu'interviennent nos, héros, puisque l'on incarnera Prophet (mais oui, le gars qui s'est tiré une balle dans la tête dans Crysis 2), fraichement libéré par Psycho, un ancien coéquipier qui a depuis rejoint la rébellion et lâché sa super armure pour une gonzesse. Comme dans tous les Crysis, l'aventure se divise en deux parties à peu près égales, dans la première vous affronterez des soldats du C.E.L.L. et dans la deuxième ce sera des aliens. Et comme dans tous les Crysis, les premières parties sont supérieures, tant au niveau des sensations de jeu que de l'expérience. Le jeu se compose de sept missions, qui durent environ une heure chacune, il faudra donc compter entre 6 et 8 heures de jeu pour boucler la campagne solo, en fonction du niveau de difficulté choisi.

Crysis 2 : Warhead

Le jeu alterne couloirs et arènes
Le titre est malheureusement plus proche de Crysis 2 que de Crysis 1, puisque le jeu est une succession de couloirs-arènes de taille moyenne (faudrait pas qu'on se perdre non plus). Les arènes ne sont pas suffisamment grandes pour nous donner une impression de liberté totale, mais les level-designers ont intégré des parcours alternatifs, comme des entrés dérobées, permettant de prendre les ennemis à revers, sinon le jeu aurait été d'un ennui incommensurable. On est donc au-dessus des FPS de base (les CoD, MoH), mais ce n'est pas non plus la liberté totale. Cette impression est encore renforcée par la quasi-suppression des véhicules. Les seuls qu'on peut conduire sont soit lors des phases de rail-shooting, soit un buggy pénible sur une route toute droite.

Des gunfights toutefois intéressants

L'arc pimente les combats
Heureusement que les affrontements sont toujours de bonne facture, grâce notamment à la combinaison, mais également à l'arsenal du jeu. La nano-combinaison ne propose que deux modes : armure et invisibilité. La vitesse et le saut ont été fusionnés avec le sprint, ce qui fait que vous irez vite et sauterez haut dès que vous appuierez sur la touche de sprint. La jauge d'énergie est assez petite, mais elle se restaure très rapidement. Grâce à votre combinaison, vous pouvez facilement passer d’un abri à un autre en restant invisible, ce qui fait la grande force du jeu grâce à l'arc.
La nano-combinaison intègre des jumelles qui vous servent à repérer et marquer les ennemis, y compris à travers les murs et à l'autre bout du niveau. Ce mode de vision rend le jeu un peu facile si vous l'utilisez dans les modes de difficulté faciles et moyen, mais devient vite indispensable dans les modes de jeux plus avancés. Ce wallhack permet en effet de profiter pleinement de l'arc, puisque les cibles sont marquées, vous pouvez ensuite devenir le prédateur, abusant de l'invisibilité, et de l'arc (qui ne vous fait pas perdre l'invisibilité à l'inverse des autres armes).

Un benchmark interactif ?

Le jeu affiche de belles choses
Je crois pouvoir affirmer sans trop me tromper que Crysis 3 est le plus beau jeu sorti cette année, ce qui en fait donc le plus beau jeu jamais sorti. Avant parler de la technique pure, je crois qu'évoquer l'ambiance visuelle du titre n'est pas superflu. En effet, chaque chapitre du jeu montre le travail des artistes de Crytek Studios et, surtout, leur maîtrise du sujet. Que ce soit sous le dôme, avec ses environnements luxuriants ou en dehors, tout est très travaillé et soigné. C'est dans le détail que l'on s'émerveille, où, quand au détour d'un ruisseau on tombe nez à nez avec une biche, que vous apercevrez des herbes hautes bougeant au gré du vent. Vous vous en doutez, c'est le CryEngine 3 qui fait tourner la bête. Fin de vie des consoles obligent, les options graphiques font leur grand retour dans cette version PC. Le corolaire, c'est que vous devrez posséder une machine joufflue pour faire tourner le titre avec les graphismes poussés au maximum... Avec un Core i5 3570K, 8 Go de Ram et une GTX 650 Ti, le jeu affichait 20 FPS avec tous les graphismes au maximum. Autant dire qu'en jeu, c'est très largement jouable, mais vous aurez plutôt intérêt à bidouiller les options graphiques pour ajuster afin de gagner quelques FPS, surtout que la différence graphique entre le ultra et le haut est loin d'être flagrante au premier coup d’œil (on peut gagner facilement 20 FPS).

Un petit mot sur l'IA du titre, qui est un poil meilleure que celle du précédent opus, mais qui perd assez vite les pédales face à la combinaison. Ainsi, les ennemis nous oublient un peu vite. Le HUD dispose d'une jauge de furtivité, et elle retombe très vite : on peut tuer un garde, attendre 20 secondes derrière une caisse pour que les autres sortent un truc du genre « c'était rien ». Les frags furtifs sont eux également un peu frustrants, car lorsque l'on égorge un ennemi, tous les autres du niveau, y compris ceux à l'autre bout de la map, sont en alerte et nous tirent dessus. C'est tout simplement frustrant, et cela n'encourage pas la furtivité. Les aliens, pour leur part, sont bien plus mobiles, et verticaux, n'hésitant pas à grimper sur les murs, de sorte qu'il est difficile de les toucher.

Multijoueurs

Le multi est nerveux
Crysis 3 contient huit modes de jeu, soit un peu plus que Crysis 2, tous jouables dans chacune des douze cartes (nombre identique à celui de Crysis 2 à son lancement). Les modes de jeu sont classiques, puisqu'il s'agit d'un copié-collé de ceux du précédent opus. J'ai noté une nouveauté, avec la présence du mode « Hunter » dans lequel deux agents du Cell équipés de nanosuits, d’arcs et d’invisibilité illimitée doivent affronter une équipe de marines. L’originalité, c'est que quand un marine se fait tuer, il réapparaît dans l’équipe adverse. Avec des parties où le nombre de joueurs est réduit se déroulant sur des cartes petites ou moyennes, ce qui rend le tout assez frénétique, le mode multijoueurs de Crysis 3 fait bien évidemment penser à CoD. Et ce d'autant que le teamplay est totalement délaissé au profit de la performance personnelle. Je regrette également la disparition du mode de jeu power struggle avec ses grandes cartes et ses véhicules qui faisaient l'attrait des opus précédents. Il faudra se contenter du 6vs6. En résumé, le mode multijoueurs est plutôt bon et nerveux, mais il n'est pas assez profond pour vous occuper durant des mois.

Conclusion

Crysis 3 n'est pas un mauvais FPS, loin de là, mais simplement un jeu un peu décevant face au potentiel que pouvait avoir le titre. Plutôt que de profiter des possibilités scénaristiques offertes par une ville entière prise par la végétation, Crysis 3 se contente de proposer un scénario brouillon, servi par des dialogues inintéressants et une narration décevante. Au-delà de la simple prouesse technologique, Crysis 3 se révèle être un bon FPS dans son essence même, à savoir ses sensations de shoot qui demeurent intactes, renforcées par un arc bien senti.

Requiert une configuration hardware récente


par utr_dragon 1 commentaire par Zork
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Commentaires

Zork

Webmaster
Nb msg : 1845
(#2) 12 mars 2013 à 02h30
Bon test.

À un moment il faut dire que la capacité d'innover d'un studio fait de sa licence un succès ou un échec assez rapidement. Crytek a toujours été à la fine pointe de la technologie, repoussant les limites visuelles sur PC.

Par contre, l'effort passé à parfaire les effets visuels, les animations et le gameplay diminue le temps qui reste pour repousser l'univers hors de ses limites. Tu mentionne d'ailleurs que niveau véhicules, c'est très limité, alors que c'était un des points forts du premier Crysis, qui donnait grande liberté notamment parce qu'on pouvait se promener librement à pieds, en nageant, en bateaux ou en voiture. Ils semblent avoir de la difficulté à rester fidèles aux ingrédients qui ont fait leur succès sans que ce soit redondant.
Webmaster et fanboy id Software.
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Configuration de test


Type de processeur : QuadCore Intel Core i5-3570K, 3700 MHz
Nom de la carte mère : Gigabyte GA-Z68XP-UD3
Ram : Crucial Ballistix (2x 4Go) DDR3-1333
Carte vidéo : NVIDIA GeForce GTX 650 Ti (2048 Mo)