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A poor lonesome katana
Red Steel premier du nom s'était fait une place de choix dans la ludothèque Wii à sa sortie. Avec un gameplay à base d'épée et de flingues, et premier FPS sorti sur la console de nintendo, le titre avait rencontré un certain succès. Ubisoft remet le couvert avec Red Steel 2, en gardant la substantifique moelle mais en changeant d'univers. Avec succès ? C'est à voir, car après une première preview, notre impression était mitigée. Le test de la version complète va permettre de trancher dans le vif !

Bushido spaghetti

Un de nous était de trop dans cette ville
Tout commence par le réveil du héros en plein désert, sous un soleil écrasant et en fort mauvaise posture puisque attaché par les mains derrière le fidèle destrier de Payne, le méchant de la bande des Chacals. Cela ressemble effectivement à une scène de western, sauf que le vilain en question est tatoué de partout, le destrier une moto façon Harley et le désert jouxte une ville moderne. De plus, le traditionnel 6 coups est complété d'un katana, sabre au tranchant inégalé. Bienvenue dans le monde de Red Steel 2, univers western/samourai moderne, où il fait bon mélanger l'occident et l'orient. Le héros est le dernier des Kusagari, un clan de justiciers des temps modernes, et en tant que tel, il va devoir sauver la ville de Caldera des griffes des clans adverses. Cet embryon de scenario est juste l'occasion d'enchainer les ennemis et les boss, sans réelle progression scenaristique digne de ce nom. On rencontre tout de même des amis qui viennent en aide pour "leveler" vos compétences offensives et défensives de héros. En fait, le personnage principal n'a pas de nom, et a part un chouette accoutrement rouge vif, être sans peur et sans reproche, il n'a pas grand chose de charismatique. Par certains côtés, il rappelle Rourke du jeu « western steampunk fantasy  » Damnation, l'humour en moins.

Wii Motion Plus : en garde !

Fight !
Après un assez long tuto sur les mouvements comme on en trouve dans tous les jeux Wii, on a enfin l'occasion de tester ses talents d'apprenti ninja. Les mouvements et les combos rappellent un peu Starwars : Force Unleashed, mais ils sont bien plus intéressants et précis ici. Une chose est sure, ce genre de jeux fait mal au bras. Parade, estoc, grands coups, enchainement, certains ennemis coriaces vous mèneront la vie dure, même au mode normal de difficulté. Rappelons que le jeu requiert un Wii Motion Plus pour fonctionner. Ce petit module se clipse à la wiimote et améliore la précision de l'engin. Le jeu comporte également des petits puzzles rendus possible par l'utilisation de cette nouveauté made in Nintendo. Par exemple, pour ouvrir des coffres fort, il faut faire pivoter la wiimote de manière très douce, afin de repérer le déclic de la serrure. C'est un petit plus sympa.

Le roi est dans l'arène

Admirez la carte en bas à gauche
Le système de combat est celui d'une arène : vous arrivez dans une zone, il y a des ennemis, et il faut tous les tuer. Un compteur vous indique d'ailleurs combien il en reste. Les ennemis de base ne sont pas très variés, mais ils peuvent être armés d'un flingue et d'une épée, ou d'une mitraillette, ou d'une grosse masse et certaines portent une armure. Suivant les cas et des techniques disponibles, on n'attaque pas forcement pareil. Les ennemis faiblards se contente d'un coup de shotgun, les plus costauds blindés ne cèderont que sous plusieurs attaques puissantes au katana. Tant que le ménage n'est pas fait, la jauge de vie du héros héroïque ne remonte pas automatiquement. Autant dire que certains passages devront être recommencés un certain nombre de fois avant de trouver la bonne tactique d'approche, surtout pour les boss, et que cela permet de rallonger la durée de vie du titre.

Ambiance sonore et graphismes

Temple et rocheuses... un mélange réussi
Coté graphismes, le jeu est entièrement en Cell Shading, technique qui confère à tous les titres utilisant cette technique un aspect assez caractéristique. On aime ou pas, mais force est de constater que tout est cohérent. Le jeu est très fluide. Côté design, le travail consistant à mélanger l'occident et l'orient a été exécuté de façon remarquable, les graphistes d'Ubi maitrisent manifestement leur sujet. La ville de Caldera entremêle ainsi joyeusement les tours de communications, les temples, les saloons...

Money

Upgrader vos armes coûte cher, heureusement, il y a les poubelles pour trouver de l'argent...
L'argent est le seul moyen de faire progresser votre personnage. On peut acheter des nouveaux coups spéciaux, trois armes à feu, des munitions, des améliorations pour le katana. Les développeurs du jeu ont d'ailleurs été assez généreux : on gagne de l'argent à foison. Chaque ennemi vaincu, chaque combo réalisé, chaque mission rempli et chaque petite zone secrète trouvée rapporte son lot de billets verts. Mais là où cela devient un peu n'importe quoi, c'est que des objets destructibles sont disposés dans les rues, et qu'ils rapportent tous de l'argent. Détruire un distributeur automatique de boisson et gagner 100 dollars, cela semble logique. Détruire une bouteille et en gagner 6, c'est un peu n'importe quoi. Du coup, pour accélérer la récolte pécuniaire, on massacre frénétiquement tous les objets disponibles pour faire monter le compteur le plus rapidement possible. De plus, comme on passe plusieurs fois par les mêmes endroits, et que chaque changement de zones provoque la réapparition des objets détruits, on recommence la moisson plusieurs fois, jusqu'à ce qu'on se lasse et qu'on fasse sans. En même temps, à 80 000 dollars le double fusil à canons sciés, il va en falloir, de la poubelle et de la mission réussie...

Répétitif, répétitif, répétitif, répétitif...

Une porte. On en voit des dizaines, et on attend au final pas mal de temps devant...
Un des gros points noirs du jeu est l'aspect répétitif, dont la collecte d'argent est un premier exemple. Mais ce n'est pas le seul, malheureusement, les niveaux sont des successions de toutes petites zones séparées par des portes. Chaque ouverture de porte prends quelque secondes, car elles masquent les temps de chargement. On fait pas mal d'aller retour entre ces différentes parties, au fur et à mesure que certaines portes sont passés de rouge à vert sur la carte. Le jeu vous prends d'ailleurs beaucoup par la main pour être sur que vous vous ne vous perdiez pas dans cet environnement pourtant étriqué. Les zones "secrètes" sont en général bien visibles, avec des éléments qui clignotent, il est donc difficile de passer à côté.

On motive les joueurs comme on peut...
Dans chaque niveau, il y a un dojo, dans lequel vous pouvez faire vos emplettes et accepter des missions, qui sont relativement similaires : tuer un boss, appuyer sur un bouton pour allumer un équipement quelconque après avoir tué quelques ennemis, détruire des camions en tirant sur leur réservoir ou collecter x objets. Après chaque mission, vous serez amenés à revenir au dojo d'origine, jusqu'à ce que la dernière mission du niveau vous conduise à un boss, puis au dojo suivant, et ainsi de suite...

Mode challenge

Quelques mots pour finir sur le mode challenge. Il s'agit de refaire ici les niveaux en mode difficile, dans le but de gagner des points qui correspondent à des médailles (bronze / argent / or). D'après ce qui a été dit par le développeur, cette partie du jeu a été réduite de manière significative, il devait y avoir de nouveaux ennemis, des vrais challenges, bref, de quoi apporter un peu de sang neuf après avoir fini le jeu. Mais pour des raisons de délais et de budget, cela n'a pas été fait, ne laissant qu'une coquille quasi vide.

Conclusion

Au final, la preview qu'on avait fait du jeu se confirme, avec un jeu au final moyen. L'aspect nerveux des combats est plombé par une repetitivité qui frôle l'overdose. La gestion de l'argent est risible, dans cet univers hybride est/ouest pourtant attachant et réussi. Le jeu a, finalement, bien plus l'air d'un jeu d'arcade que d'un FPS dopé au sabre... Espérons qu'un Red Steel 3 vienne éclaircir ce tableau !


par utr_dragon 3 commentaires, dernier par utr_dragon
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Commentaires

utr_dragon

Rédacteur en Chef/Dieu
Nb msg : 2483
(#1) 15 juillet 2010 à 11h58
Et toujours pas de bons FPS pour la Wii !
No comment !
Fr002

Rédacteur en vacance
Nb msg : 514
(#2) 23 juillet 2010 à 00h34
Et bien aumoins c'est pas juste Ubisoft Montréal (ici Ubisoft Paris) qui font des jeux moyens de ces temps si chez Ubisoft ;p
Fr002 = lol_
utr_dragon

Rédacteur en Chef/Dieu
Nb msg : 2483
(#3) 23 juillet 2010 à 00h54
Nan chez Ubi c'est global, il y a quelques années ils se sont dit : "tiens, si on allait se mettre à faire des jeux de merde". Pis sans doute que ça a plu en interne, et donc depuis ils s'exécutent...
No comment !
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