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Downward Spiral : Horus Station
Autoédité par la jeune société finlandaise 3rd Eye Studios, Downward Spiral : Horus Station est l'aboutissement d'un processus créatif que certains ont peut-être découvert au travers d'un premier Prologue, édité en 2017 sur Steam. Concrètement, Horus Station est une aventure spatiale misant beaucoup sur l'ambiance et l'observation. Le titre est disponible sur diverses plateformes, Windows et PlayStation 4, et peut-être joué sans obligation avec les casques de réalité virtuelle Oculus Rift, HTC Vive, Windows Mixed Reality et PS VR. Il peut également être parcouru en coopération en ligne, avec un ami.



Une aventure à la narration minimaliste

Seul sur Horus Station
Downward Spiral est un jeu qui se découvre, mais qu'il est difficile de raconter. Au début, vous vous éveillez au sein d'une station spatiale abandonnée en orbite autour d'une planète inconnue. A première vue, vous êtes le seul survivant. Il semble que la station spatiale soit en mauvais état, que la planète soit inhabitable et les seuls robots que vous croiserez chercheront à vous plomber.

L'objectif principal est rappelé par des écrans
Dans ces conditions, il faudra découvrir par vos propres moyens les clés, les batteries, les armes et tout autre moyen d'avancer dans l'aventure. Ne comptez pas sur un narrateur ou un PNJ pour vous guider. Pour découvrir l'histoire, ou tout au moins reconstituer le fil des évènements, il faudra rechercher d'éventuels indices visuels, des messages dispersés ici et là sur des écrans de contrôle. On citera quand même quelques scènes un peu particulières, que l'on pourrait qualifier d'hallucinations, mais qui, loin d'éclaircir le mystère, jettent encore plus le voile sur une aventure très mystérieuse. Et bien malin celui qui saura reconstituer avec certitude le fil des évènements, tel qu'imaginés par les créateurs. Au mieux vous pourrez élaborer votre propre théorie.

Une histoire qui garde ses secrets
Cette ambiance mystérieuse, assez particulière il est vrai, est l'une des forces de ce titre. D'une certaine façon, Horus Station évoque des jeux comme Myst, qui axent leur narration sur la découverte, l'exploration et l'observation. C'est un procédé astucieux et immersif, car misant sur l'attention et l'imagination du joueur.

Un gameplay particulier

Horus Station se distingue également des autres FPS par une maniabilité originale. Le jeu se déroulant dans des environnements en gravité zéro, vos déplacements se feront par des mouvements de projection. Vous pourrez tourner sur vous-même, mais vous ne pourrez pas vous déplacer en toute liberté vers les côtés. Les premières minutes de l'aventure sont assez déstabilisantes et on se demande bien comment on va avancer avec des mécaniques aussi rigides. Fort heureusement, on débloque assez vite un grappin qui apportera un peu de souplesse, en permettant d'atteindre plus facilement un emplacement ou de corriger sa trajectoire. Toutefois, dans l'ensemble, on a affaire à un gameplay assez atypique et moins souple que de coutume – qui colle bien à l'atmosphère.


Les combats confus, mais non punitifs apportent un peu de vie

L'autre originalité du titre est la possibilité d'activer ou de désactiver à votre guise les escarmouches avec des drones hostiles. Comprenez par là que vous pouvez choisir de parcourir l'histoire en faisant fi des ennemis. Le choix vous est donné en début de chapitre, mais nous vous conseillons d'activer la présence des drones ennemis. Bien que les combats ont un aspect un peu brouillon, du fait des déplacements assez lourdingues du personnage et du niveau plus que limité de l'IA, ils ont le mérite d'apporter un peu de variété et de vie, à une aventure qui sera assez monotone le cas échéant. De plus, la mort se solde par un simple respawn à un point de contrôle et le jeu garde en mémoire les ennemis que vous avez abattus. Certes, votre arsenal se limite d'abord à des outils un peu rudimentaires, mais vous débloquerez progressivement des armes plus efficaces et plus plaisantes.

Toutefois, gardez à l'esprit que le volet action n'est pas l'aspect le plus grisant du jeu, mais il permet d'enrichir un peu la progression du jeu. Car Horus Station n'est pas forcément le jeu d'exploration le plus complexe qui soit. Les mécanismes se résument le plus souvent à un jeu de batteries à activer, une clé d'accès à retrouver, un code à dénicher ou un interrupteur à appuyer. On a connu plus cérébral.


L'exploration et la réflexion restent basiques, sans puzzles ou énigmes complexes.

Un jeu pensé pour la réalité virtuelle

A la différence d'autres titres qui imposent l'utilisation du casque de réalité virtuelle PS VR, celui-ci intègre un mode VR et un mode d'affichage classique. Toutefois l'expérience est plus cohérente avec le casque, pour diverses raisons. Le gameplay se prête très bien à la réalité virtuelle, l'absence de déplacement latéral limitant de fait les phénomènes de motion sickness. De plus, les graphismes relativement simplistes sont plus acceptables en VR, l'immersion compensant facilement les lacunes et les simplifications graphiques.

Sur un écran classique, le rendu est assez fidèle mais avec un crénelage plus discret. Toutefois l'immersion qui faisait office de cache-misère n'est plus là. De fait, sur votre TV, le rendu est plus terne, avec des textures datées et une relative pauvreté des effets qui évoquera aux plus anciens un vieux jeu PS3 upscalé en 1080p. On appréciera tout de même que la liberté nous soit laissée et que le jeu ne soit pas limité aux seuls possesseurs du PS VR.


Le jeu peut être joué avec ou sans casque VR, mais le rendu en VR est plus flatteur

La durée de vie est aussi cohérente pour un jeu conçu pour la réalité virtuelle. Comptez sur 8 chapitres d'une durée d'environ 30 minutes à 1 heure, selon votre tendance à explorer tous les recoins de la station, afin de dénicher les classiques collectibles inutiles que les développeurs auront cachés avec ou plus de subtilité.

Notez que le jeu peut également être parcouru à 2, en compagnie d'un ami. Et, plus accessoire, la présence de modes multijoueurs compétitifs dont nous n'avons pas pu juger l'intérêt, faute de participants connectés. Un problème logique et très fréquent sur la plupart des jeux VR qui tentent la carte du multijoueur en ligne.

Conclusion

Horus Station s'inscrit dans la lignée des jeux d'aventure misant sur l'observation et l'imagination. Si le genre est un peu tombé dans l'oubli, le charme opère toujours . Il faut dire que la réalité virtuelle concourt largement à l'immersion. On peut regretter certaines imprécisions dans le gameplay ou l'absence de puzzles complexes, toutefois les déplacements en gravité zéro contribuent aussi à ancrer le joueur dans l'aventure. De plus, la réalité virtuelle (optionnelle) est très bien intégrée, que ce soit en termes de prise en main ou l'absence de nausées. Au final, Horus Station est un titre plutôt sympathique qui peut tenter les joueurs curieux grâce à son petit prix de 15 €.


par aigle_1 Commenter
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