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Les Saints reviennent dans la Matrice et en Enfer.
Avec la sortie de Saints Row IV sur les consoles Playstation 4 et Xbox One, Deep Silver n'a pas forcément fait dans la simplicité en créant deux versions différentes. Les versions physiques, c'est à dire sur disque, incluent Saints Row IV, ses DLC et son stand alone Saints Row : Gat Out of Hell. Les versions dématérialisées proposent séparément le stand alone et la campagne originale. Précisons également qu'une version PC titrée « game of century edition » propose le jeu original et l'extension Gat, mais sans mise à jour graphique. Ces précisions étant posées, passons sans plus tarder au test de la version physique PS4, avec  –  on le rappelle  –  la campagne originale et l'extension Gat.



Saints Row 4 pour les Nuls

Nos fidèles lecteurs ne manqueront pas de remarquer que nous avions déjà publié en 2013 un test de ce jeu, dans sa version PC. Nous vous invitons à le consulter pour des impressions plus détaillées sur la campagne principale.

Par soucis de synthèse, nous vous présenterons ici un avis résumé sur cette même campagne puis nous nous concentrerons sur les nouveautés apportés par ce bundle.

Pour rappel, Saints Rows IV est un open world à la frontière entre le « GTA-like » et le « Infamous-like ». Bref, comprenez qu'il y a ici un grand bac à sable où les membres de notre gang sont dotés de super pouvoirs. Balancer des boules de feu, faire voler des bagnoles, geler des ennemis, faire trembler le sol d'un grand coup de pied... Autant de choses surréalistes que peuvent à présent réaliser les Saints.


Les Saints sont devenus des super héros dans le Steelport des Zins

Prisonnier des aliens.
Pour justifier ces bouleversements dans la série, Volition a placé nos héros au sein d'une matrice virtuelle contrôlée par des aliens. Notre personnage, également président des Etats Unis  –  excusez du peu, aura pour mission de libérer ses compagnons des Saints et d'organiser la résistance. Un joyeux programme qui donne lieu à quelques missions délirantes et un gros n'importe nawak dans la ville de Steelport.

Plus que de la provocation, on trouvera surtout un caractère très parodique dans l'écriture, avec pas mal de références à des classiques de la science-fiction. Pas de drogue, pas de braquage de banque, peu de sexe  –  sauf dans le DLC « Dominatrix » qui multiplient les allusions phalliques ou S.M. Bref, un GTA-like plus gentillet qu'il n'y parait.

Entre la campagne principale et les DLC « Christmas » et « Dominatrix », comptez quinze à vingt heures à jouer les Neo dans Steelport, en faisant un peu d'exploration et en réalisant la moitié des quêtes annexes.


Les DLC « Enter The Dominatrix » et « How the Saints save Christmas » sont aussi de la partie.

Une mise à jour graphique minimale pour la campagne originale

On pourra toujours vanter les mérites d'une résolution rehaussée à 1080p et d'un framerate monté à 60 fps. Bref, les standards qui ne manquent pas de faire saliver les joueurs next-gen et de déchaîner les passions sur les forums. Mais en fait, ce serait passé à côté du sujet.

Quelques effets réussis ...
Car ce qui caractérise le plus cette version Re-Elected, c'est surtout sa faiblesse sur le plan technique. Le moteur graphique accuse vraiment son âge. Il est ainsi difficile de ne pas avoir l'impression d'être devant un jeu PS 3.5, c'est à dire un jeu à cheval entre deux générations, avec une résolution correcte mais des textures ternes, des modèles peu détaillés et un brin d'aliasing. Bref, des choses qui piquent les yeux et dont on a perdu l'habitude sur les « nouvelles » consoles. Quelques effets et choix de couleurs font un peu cache-misère, mais au final on ne retiendra pas les qualités graphiques de ce portage comme un argument en sa faveur. Au contraire !


... mais globalement les graphismes sont d'un autre âge.

Certes, la série n'a jamais brillé par ses graphismes. Mais d'un autre côté, cette remasterisation nous laisse à penser que les développeurs auront du pain sur la planche pour produire une suite qui soit techniquement à la hauteur, au vu des standards actuels.

Une extension un peu insipide

Gat et Kinzie, les deux héros de cette épopée infernale.
Quelques mots à présent sur le contenu inédit en 2015, à savoir Gat out of Hell. Dans cette aventure, le chef des saints a été enlevé par Satan. Celui-ci souhaite lui faire épouser sa fille, Jezebel.

La vedette est laissée à Johnny Gat et à Kinzie Kensington, tous deux volontaires pour se porter au secours de leur chef et président vénéré. Arrivés sur place, c'est à dire dans une version infernale de Steelport, nos deux héros se rendent compte que la meilleure façon d'aider leur ami est encore d'attirer l'attention de Satan, en semant le maximum de chaos dans sa ville.

La scène de comédie musicale, seul moment de fantaisie de cette histoire.
Douchons tout de suite les espoirs de ceux qui attendaient une aventure digne de la folie de la licence Saints Row. Car de la folie, vous n'en trouverez pas beaucoup dans cette mini-campagne infernale. Tout juste notera t-on la présence d'une cinématique mise en scène sous forme de comédie musicale, plutôt bien amenée, mais sinon on attend toujours l'humour décalé et le caractère parodique propre à la licence des Saints.

En dehors d'un gameplay plutôt sympathique, mettant en avant des pouvoirs assez proches du jeu original, ainsi que des capacités de vol inédites et trippantes, la campagne de Gat out of Hell peine à briller. Les missions proposées restent dans la lignée ce que l'on a déjà connu sur Saints Row IV, avec le plus souvent des défis de scoring qui correspondent en fait à des activités annexes. Se jeter sous des voitures, faire un maximum de dégâts avec une arme précise, réussir une course aérienne, tel est grosso modo le programme courant des activités proposées en Enfer.


Quelques nouvelles armes et nouveaux pouvoirs renouvellent un peu l'expérience de jeu.

Comptez à peu près une demie journée pour parcourir l'essentiel de ce jeu. C'est à dire débloquer le combat final contre Satan et participer aux défis proposés, avant que ne s'installe une certaine lassitude. En fait, l'extension propose un contenu assez limité, et sa seule plus-value réside dans son gameplay aérien. De fait, on en fait très vite le tour et on souhaite rapidement passer à autre chose.

Conclusion

Cette compilation se destine clairement à ceux qui n'ont pas eu l'occasion de toucher à Saints Row IV. A défaut d'être exceptionnel, le jeu original reste sympathique et on appréciera  –  ou pas  –  son caractère parodique plus régressif que vraiment transgressif. Seul le DLC « Dominatrix » est un peu plus olé-olé, mais le reste est loin d'être aussi provocateur qu'on pourrait le croire. Pour ceux qui ont déjà eu l'occasion de s'essayer au jeu sur les consoles précédentes, PS3 et Xbox 360, la mise à jour graphique est appréciable mais pas vraiment à la hauteur des standards habituels sur next gen. Quant à l'extension Gat, elle propose une demi-dizaine d'heures de jeux complémentaires, avec quelques bonnes idées de gameplay, mais sans génie au niveau de la mise en scène ou de l'écriture. Bref, à réserver aux seuls novices. Pour les autres, l'investissement dans cette galette blu-ray ne se justifie pas vraiment.


par aigle_1 Commenter
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