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Vous allez regretter vos vacances
A la terrible croisée de Left 4 Dead, Resident Evil et Dead Rising, Dead Island est un Survival Horror/FPS sortie le 9 septembre dernier sur PC et consoles (et notamment la Playstation 3, plateforme de ce test). Classifié PEGI 18, le titre développé par Techland et édité par Deep Silver vous place sur une île tropicale sombrant dans le chaos le plus total suite à une invasion mystérieuse de zombies. Coupé du reste du monde, votre seule chance de survie est de combattre jusqu’à la mort et de trouver un moyen de vous échapper de cette île.


Ile de rêve cauchemardesque

Banoï, son île, ses zombies
Le jeu se déroule sur une île paradisiaque dénommée Banoï ou des vacanciers vont vivre un enfer suite à une invasion de zombies. Fêtard insouciant, vous dansez, vous abusez des cocktails, jusqu’à mettre des mains aux fesses des belles nanas qui se trémoussent sur le dancefloor de la boîte de nuit branché de votre hôtel 4 étoiles : vous voilà plus que passablement éméché.
Prié de retourner à votre chambre, vous titubez jusqu’à votre hôtel, passez la carte magnétique dans le lecteur porte, prenez quelques anti-inflammatoires et un bon somnifère avant de vous effondrer sur votre lit douillet. Le réveil est difficile, d’autant plus qu’une alarme résonne dans le bâtiment…Quelque chose s’est passé, vous sortez dans le couloir, il est vide, des porte bagages obstruent les couloirs, personne en vue ! Vous entendez alors une voix à travers les hauts parleurs du couloir qui vous prie de trouver une issue pour descendre au lobby. Arrivé au rez-de-chaussée, vous entendez des cris… Soudain c’est l’horreur ! Vous foncez vers une pièce au fond d’un couloir, priant pour ne pas être rattrapé par des créatures décharnées lancées à votre poursuite ! La porte s’ouvre et se referme sur vous bloquant les assaillants à l’extérieur ! Ouf ! Vous voilà à l’abri avec un groupe de survivants barricadés. Seulement là, pas question de se tourner les pouces, il va falloir trouver fissa une arme de fortune, tenter de survivre en partant à l’assaut de hordes de morts vivants qui agonisent dehors : ça va saigner !

Une aventure gore en environnement ouvert

Vous pourrez utiliser des véhicules
Dead Island vous permet de disposer d’un choix parmi 4 héros (choix définitif) des deux sexes avec des caractéristiques de classe spécifiques : (endurance, santé etc.) pour vous lancer dans cette aventure gore et jouissive en environnement ouvert. Vous camperez soit une star du rap en mode bourrin, soit une jeune chinoise assassine ou encore une ex-vedette de football américain : à votre guise ! La zone d'exploration du jeu est immense et l’île comporte de vastes zones (villes, etc.) connectées par des routes. D’abord à pied et très rapidement en voiture, vous aurez donc d’emblée accès à un monde ouvert ou évoluer librement. Vous pourrez, au-delà de l’utilisation de véhicules, vous téléporter d’un point à un autre grâce à des cartes dans les abris. Au fil des missions, vous serez amené à visiter une ville situé sur l’île ce qui vous permettra de changer d’environnement et de vous plonger dans une atmosphère tranchant avec le coté paradisiaque du début (plage de sable fins, hôtels de luxe…) pour mettre le nez dans des égouts méphitiques, favelas pas chics, bunkers confinés, etc. On ne pourra cependant pas vraiment parler de scénario dans Dead Island, les cinématiques elles-mêmes manquant pour la plupart de recherche et ne sont pas suffisamment convaincantes. Que vous viviez l’expérience en solo ou en coop (multijoueur), la durée de vie s’avèrera en tout cas assez conséquente (entre 20 et 30 heures de jeu).

Il y a différents types de zombies
Lors de vos premières quêtes, vous découvrez tout d’abord une plage désertée parsemée ça et là de cadavres ensanglantés et à moitié dévorés qui pour certains (nombreux) reprendront vie à votre approche dans un but tout sauf amical. Vous montez un escalier, débouchez sur une piscine puis sur la route principale qui sillonne la colline. Au premier abord, aucun ne véhicule en mouvement, pas d’être humain à l’horizon, puis des pick ups accidentés dans une jungle humide et inerte (si l’on fait abstraction des cadavres moribonds qui jonchent le sol). D’un coup tout s’anime, les corps se mettent en mouvement, se dressent, se précipitent vers vous dans un grognement guttural. En effet, il y a d’une part les morts-vivants qui marchent et se traînent littéralement seuls ou en groupes, les zombies qui se ruent sur vous dès qu’ils vous aperçoivent et quelques cadavres ambulants plus particuliers du style zombies buboniques couverts de pustules qui explosent à proximité, vous causant de sérieux dommages ou encore un fou costaud en camisole qui charge tête baissée en vous envoyant au sol. S’il n’y avait que les zombies, mais il vous faudra également faire face à quelques gangs d’humains pouvant être armés. Afin de rester en vie, pensez à collecter tout ce qui se trouve sur votre chemin, notamment dans les bagages des vacanciers, dans les bungalows et sur le cadavre des macchabées qu’ils vous faudra dépouiller afin d’acheter des boissons énergisantes, des trousses de soins dans des distributeurs en marge de celles que vous trouverez à disposition sur votre parcours.

Des quêtes annexes au secours de l'histoire principale

Ce soir, au menu, zombies
Au commencement du jeu, à peine sorti de l’hôtel vous trouverez refuge dans un premier abri précaire situé sur la plage avec d’autres survivants, cachette provisoire avant de permettre à la petite équipe de trouver refuge sur les hauteurs de l’île. Dans chaque abri, un leader vous confiera diverses missions primaires indispensables et vous devrez aider les autres personnages dans des missions secondaires facultatives. Chaque mission indique le nombre de points d’expérience qu’elle permet de remporter ainsi que son niveau de difficulté. Globalement, elles tournent autour de la recherche d’un objet manquant, d’une vérification de la présence de survivants dans une zone ou d’un assassinat d’un personnage en particulier. Avant de partir en mission, pensez à vérifier vos jauges de vie et d’endurance car chaque coup pris fait baisser la première et chaque coup donné/chaque course la seconde (bien que cette dernière se remplisse automatiquement des que vous ne bougez ou ne cognez plus). Toutes les quêtes sont bonnes à prendre afin de faire évoluer votre avatar. De ce fait, vous engrangerez de l’expérience afin de passer de seuils de niveau qui vous donneront des points à répartir en choisissant d’adopter de nouvelles capacités dans trois arbres de compétence différents (Rage sanguinaire, Survie et Combat). Qu’il s’agisse d’une amélioration du combat rapproché, d’un regain de santé lorsque vous êtes ivre ou de devenir l’as du crochetage de coffre, etc.

L'art de créer ses armes

La machette électrique, que du bonheur
D’autre part vous pourrez utiliser des mods (des plans) qui vous permettront de customiser vos armes de base. Il est possible de créer de nouvelles armes en additionnant les propriétés de certaines. Exemple : un couteau, du C4 et un minuteur, une fois combinés, vous fournissent une bombe à retardement à nicher dans le corps d’un zombie. Une machette associée à une batterie s’électrifie et permet d’électrocuter les morts-vivants en leur infligeant nettement plus de dégâts. Si au départ vous devrez vous contenter d’une pagaie, d’un bout de bois clouté, d’un tuyau rouillé ou d’un couteau de cuisine, vous aurez au fil de la progression accès à des armes plus puissantes comme des carabines et des mitraillettes. Il vous faudra passer intelligemment d’un type d’arme à un autre car si les armes à feu sont très efficaces elles n’en demeurent pas moins limitées en munitions. Les armes blanches restent plus ou moins efficaces et s’abiment assez vite tout comme les armes de défense. En effet, chaque arme se dégrade à chaque frappe et plus vous utilisez la même arme, plus sa barre de vie s’amenuise, jusqu’à devenir inutilisable. On appréciera un système de visée automatique offrant la possibilité au joueur de planter un couteau dans le visage de l’adversaire tout en le récupérant par la suite en l’extrayant du corps du mort-vivant. Que celui-ci respire encore ou non. A noter par ailleurs que toute arme ne peut être utilisée par toutes les classes de personnages et que des niveaux d’expérience façon RPG sont requis pour le maniement de certaines d’entre elles.

Un bon défouloir sanglant

Les ateliers permettent d'améliorer vos armes
Grâce à la présence d’ateliers relativement bien placés, vous pourrez, moyennant finances, upgrader vos armes (caractéristiques Dégâts, Force, Résistance et Prise en main), les réparer (une lame de couperet ça s’émaille) et crafter vos propres armes en dénichant tout un tas d’items allant du déo au ruban adhésif en passant par des batteries ou jus de citron. Ceci ne constituera pas forcément une mince affaire, certains objets singuliers étant en effet dur à se mettre sous la main. Si l’on notera un certain déséquilibre entre les différents types d’armes, on appréciera de jongler avec le puissant coup de pied, le coup de pagaie et la rafale de balles et d’utiliser l’esquive lors des attaques en nombres tout en passant rapidement d’une arme à l’autre grâce au menu radial. On déplorera un certain manque de précision dans les attaques ou une latence dans le coup de pied lorsqu’on alterne à grande vitesse les coups avec une arme. Nous vous conseillons d’avoir toujours deux armes de qualité en bon état équipées via votre inventaire. Pour en découdre avec les zombies, vous pourrez également utiliser des objets du décor (bombonnes de gaz qui explosent ou que vous pouvez lancer sur les zombies pour les amocher) et conduire des véhicules avec lesquels vous aurez plaisir à transformer les morts-vivants en viande à pneu : Miam Miam ! Au demeurant, Dead Island reste indéniablement un bon défouloir sanglant. Que ce soit en découpant les ennemis avec une machette ou en jouant aux fléchettes avec des couteaux pour faire gicler le sang et faire voler les tripes en morceau, toute les recettes sont bonnes pour se procurer du fun. Une décapitation proprement exécutée d’un geste précis vous rapportera un bon paquet de points d’expérience !

Avec des potes, c'est mieux

Le jeu est pensé pour le coop
Essayez de bien réussir vos combos sans taper à coté, de bien gérer vos jauges de santé et d’endurance, car malgré un éventail d’armes plutôt complet, la difficulté au programme est plutôt corsée. L’observation alliée à la prudence et un minimum de stratégie sera de mise : le zombie quand y en a un ça va, c’est quand y en a plusieurs…(jusqu’à 25 à l’écran). Mais si on ne se la joue pas trop perso, un mode coopératif en ligne pourra être salutaire (4 joueurs) permettant notamment d’échanger les armes et de composer une équipe équilibrée et efficace face aux zombies dont le niveau évolue en adéquation au votre. Attention sur ce point, il est impossible de rejoindre une partie au delà de votre niveau d’avancement, ce qui pourra en frustrer plus d’un.

Conclusion

Bénéficiant d’un cadre original, Dead Island présente une belle synthèse des films du genre série B kitsch que nous connaissons et des jeux vidéo mettant en scène des zombies. Flippant et prenant, son ambiance violemment paradisiaque nous plonge au cœur d’une action gore doté d’une excellente bande son immersive aux thèmes variés bien calibrés. Si l’on regrettera le système de maniabilité ‘’normale/analogique’’ manquant de précision quelques temps de chargements longuets ou grosses traces d’aliasing à certains endroits, on aurait du mal à passer à coté de ce titre bien équilibré aux rouages bien huilés. Vous êtes lassé de l’ambiance club med ? Opter pour le club dead !


par Lord Savoy 1 commentaire par Xpierrot
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Commentaires

Xpierrot

Responsable Hardware de Zeden
Nb msg : 1500
(#1) 25 juin 2012 à 08h34
+1 !
Marchez doucement car vous marchez sur mes rêves

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