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Huit ans après la sortie d'Operation Flashpoint qui s'est imposé comme une référence ultime dans le monde de la simulation militaire, Codemasters remet le couvert avec Operation Flashpoint : Dragon Rising. Cette fois-ci développé en interne et non plus confié à Bohemia Interactive Studio, le jeu est forcément très attendu par les fans du premier opus. Je vais briser le mythe tout de suite, si vous vous attendez à un jeu de la même veine que le précédent, vous serez déçus. Voilà, c'est dit. Mais prenez quand même un peu de temps pour lire le test qui suit, car le jeu a d'autres ressources

Une campagne solo bien mais pas top

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Allons casser du rouge dans la bonne humeur
Le jeu prend place dans le Pacifique, au nord du Japon, et plus particulièrement sur l'île fictive de Skira. Ancien territoire chinois passés sous contrôle japonais pendant la Seconde Guerre mondiale, puis soviétique au terme du conflit, son sous-sol recèle des réserves pétrolières qui comptent parmi les plus importantes du monde. Pour faire face à ses besoins énergétiques grandissant, la Chine lance un assaut aéroporté sur l'île pour s'emparer de ses ressources. La Russie se tourne vers la communauté internationale plutôt que vers l'assaut frontal pour faire valoir ses droits. C'est dans ce cadre que les États-Unis interviennent dans la région et aussi afin de protéger les intérêts de ses compagnies pétrolières implantées sur l'île. Une fois le décors planté par la cinématique d'introduction, tout le jeu en sera dénué et vous laissera un peu dans un flou scénaristique.
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La campagne ne fait pas une large place aux véhicules, il faudra passer par les missions solo pour en profiter pleinement
Seuls les briefings et les dialogues apportent quelques renseignements, mais bien maigres. On ne se sent pas réellement impliqué dans cette campagne et encore moins proche de ces braves soldats plongés dans une guerre qui n'est pas la leur. On se retrouve en fait à enchaîner les missions sans réelle implication, ce qui nuit un peu au jeu. Il n'en demeure pas moins que la campagne dans son ensemble est sympathique avec ses 11 missions plutôt longues composées d'objectifs principaux et secondaires. Ces derniers sont d'ailleurs parfois assez ardus. Finir une mission en fonçant, c'est possible, mais ce serait passer à côté de l'essentiel du jeu. Toute les missions ont donc une forme similaire : un objectif principal qui va de l'assaut de ville à la destruction d'objectifs stratégiques en passant par du sauvetage d'équipages en détresse. A côté de ces objectifs principaux, des objectifs secondaires comme approcher l'ennemi sans engager le combat, ou se détourner pour aller épauler une autre équipe d'assaut etc. Dans chaque mission, vous êtes — malheureusement ! — accompagnés de trois coéquipiers, qui s'avèrent être des boulets ultimes. J'y reviendrai.

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Pas de HUD en mode hardcore, on fait moins le malin
Si vous êtes un habitué des FPS, passez tout de suite au mode expérimenté, le mode normal étant réservé aux bons gros novices. En plus des indications du HUD, ce mode fait ressusciter vos coéquipiers à chaque checkpoint et vous redonne toute votre santé. Dispensable quoi. En mode expérimenté, les coéquipiers tombés le restent et les indication sont un peu moins nombreuses sur le HUD. Personnellement, j'ai fait la campagne en mode hardcore, qui n'a pour le coup plus d'indications sur le HUD (mais la mini-carte reste toujours aussi complète) et c'est vraiment très, très dur. On ne voit plus les indicateurs de santé, ni de munition : comme dans la vraie vie. Pour le coup, on se sent vraiment très vulnérable quand on sait que n'importe quelle balle perdue peu vous mettre à terre. Il faut aussi penser à contrôler au jugé le nombre de balles que vous tirez pour ne pas se retrouver à cours face à l'ennemi.

Trophée de la nullité : les coéquipiers

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Au lieu de venir me soigner, ce con de bot préfère attendre que je me vide de mon sang
Comme je vous le disais précédemment, on est constamment accompagné de trois coéquipiers, qui, au lieu de se comporter comme des soldats, se comportent comme des larves sourdes, aveugles et immobiles. Ils sont tous simplement incapables de faire des choses toutes simples comme se mettre à couvert ou encore effectuer des tirs de couverture. Par contre, si vous leur donnez des ordres, ils écoutent — encore heureux me direz-vous. Mais là où le bas blesse, c'est que le système d'ordres est l'un des plus mauvais qu'il m'ait été donné de voir à ce jour. Déjà sur consoles c'est une horreur, mais alors sur PC c'est un calvaire. Le système d'ordres est basé sur une roue très mal foutue et dénuée de raccourcis claviers. En plein jeu, sous le tir ennemi, si vous voulez que vos co-équipiers contournent l'ennemi pendant que vous les couvrez, il faudra faire une manipulation du style "A"->"gauche"->"gauche"->"haut"->"haut". Et ça, c'est lorsqu'on ne se trompe pas car cela va vite de se tromper et de se perdre dans cette roue qui donne des indications imprécises. Pire, il y a même une deuxième roue sur un bouton différent pour appeler des renforts aériens ou des tirs de mortiers.

Un mode Coop aux petits oignons

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Plus qu'un coéquipier, un frère d'armes
Bizarrement, on dirait que tout est fait dans Operation Flashpoint : Dragon Rising pour pousser à y jouer en coop : bots con, système de commandement à chier, absence de serveurs dédiés. Il est en effet très facile de créer une campagne en mode coopératif pour jouer à quatre voire d'en télécharger de très bonnes sur le net si vous êtes une quiche avec un éditeur de missions entre les mains. En utilisant un système de voix sur IP (TS, Mumble ou autre), le jeu révèle en fait tout son potentiel. J'ai fait une partie de la campagne solo avec Tony Chopper, et nous avons passé de bons moment, malgré la présence persistante de deux bots stupides.

Des graphismes soignés mais basiques

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Les effets de fumée sont réussis
Les graphismes d'Operation Flashpoint : Dragon Rising sont assez durs à caractériser puisqu'ils s'avèrent soignés et simples à la fois. Le moteur arrive à afficher des environnements de plusieurs centaines de kilomètres carrés sans jamais broncher et sans ralentissements, mais en contre partie les décors sont assez vides et vous rencontrerez toujours les mêmes objets. Le corollaire, c'est que le jeu tourne à fond avec un nombre d'images par seconde constant, même sur des machines qui commencent à dater un peu. Le jeu affiche de belles choses, notamment les effets de fumée qui sont persistants et sacrément réussis. On regrette tout de même la gestion de l'éclairage assez mauvaise : on peut être ébloui par le ciel en pleine nuit ! Dans le même ordre d'idées, les lunettes de vision nocturne sont inutiles car on y voit le soir comme en plein jour.

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En pleine nuit !
Si encore les environnements étaient les seuls incriminés, ce ne serait pas si mal. Mais le fait est que de nombreux détails font tâche pour un jeu qui se veut réaliste : les animations des soins particulièrement mauvaises (vous verriez le docteur en train de faire une piqure pour une balle dans la jambe, c'est ridicule), l'intérieur des véhicules n'est pas modélisé, et les textures de l'extérieur laissent parfois à désirer, l'intérieur des bâtiments n'est pas modélisé, les animations pour monter et descendre des véhicules sont inexistantes — on se téléporte immédiatement à l'intérieur, et vice-versa. Autant de détails qui auraient pu être corrigés avec quelques semaines de développement supplémentaires !

Conclusion

Honni par certains, adulé par d'autres, une chose est certaine, c'est qu'Operation Flashpoint : Dragon Rising aura fait couler beaucoup d'encre. Le jeu est bon et plaisant, si on le prend pour ce qu'il est : un jeu militaire pseudo-réaliste. Alors certes, ce n'est pas une simulation militaire réaliste, tout comme il ne révolutionne rien dans le genre du FPS mais il permet de passer un bon moment pour les fans de jeux de guerre peu soucieux du réalisme, mais tout de même attentifs à la crédibilité du jeu. La campagne solo est très bien construite et assez fun, pour peu que vous preniez la peine de jouer en Co-Op. Elle est accompagnée d'un mode multi assez pauvre pénalisé par l'absence de serveurs dédiés.


par utr_dragon 1 commentaire par Tony Chopper
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Commentaires

Tony Chopper

ex-Rédacteur
Nb msg : 214
(#1) 09 décembre 2009 à 09h27
J'ai un bon profil sur la photo ça va ^^
L'expérience prouve que celui qui n'a jamais confiance en personne ne sera jamais déçu.
[!] Commentaires fermés pour cette nouvelle.