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Si vous êtes un habitué de nos colonnes, vous savez qu'on teste tout ce dont un gamer a besoin : cartes mères haut de gamme, cartes graphiques surpuissantes, kits de RAM démesurés et boitiers hors norme sont ainsi notre lot commun. Mais parfois, nous recevons des propositions de tests qui sortent un peu de l'ordinaire, comme celui d'aujourd'hui. En effet, nous allons nous intéresser à un produit qui peut sembler complètement banal : des piles ! Pour autant, quand Sanyo, filiale de Panasonic nous a indiqué que c'était des piles pour geek, cela n'a pu que susciter notre curiosité. Voyons donc ce que les Eneloop XX ont de si particulier !



Déballage

Le packaging de ces piles est similaire à celui de n'importe quel autre paquet de 4 piles que l'on peut trouver en grande surface, mais le visuel et les couleurs sont effectivement plus proches de ce qu'on trouve dans le domaine des produits pour technophiles. Panasonic connait bien ce type de public avec ses gammes de téléviseurs notamment, c'est donc assez naturel pour lui.


Le packaging recto et verso

Une fois déballées, on voit que ces piles sont en tout point semblables là encore à des piles normales, même si le visuel est plus travaillé qu'à l'accoutumée. On a donc 4 piles complètement noires, avec 2 « X » gris et la mention « For professional use ».

On va s’arrêter un peu sur l'histoire et sur l'aspect technique de ces piles.

Un peu de technique

Depuis le début de l'article, on parle de « pile rechargeable » car c'est un terme passé dans la langue courante, mais il est inexact. Une pile ne peut pas être rechargée, par définition, il faut donc parler d'« accumulateurs rechargeables », on va donc utiliser cette expression dans le reste du test. Une pile (non rechargeable) et un accumulateur (rechargeable) utilisent en fait des technologies différentes, même si leur aspect extérieur est identique.

Les Eneloop sont donc des accumulateurs rechargeables de type NiMH (nickel-métal hybride), comme la majorité de ceux qu'on trouve actuellement sur le marché. Ils sont, comme tous les autres, composés d’électrode en oxyhydroxyde de nickel et d'hydrure métallique. Leur spécificité est donc ailleurs : ils ont la capacité de se décharger, quand on s'en sert pas, bien plus lentement que les accus NiMH classiques. On les appelle accus NiMH LSD, pour Low Self Discharge. La différence entre ces 2 types de NiMH est assez visible :

Ceux-ci [les LSD] conservent généralement 70 % à 85 % de leur capacité après un stockage d'un an à 20 °C. Les accus NiMH normaux perdent quant à eux de 10 à 15 % de leur capacité durant les premières 24 h, puis de 10 à 15 % par mois. - Source : wikipedia

On comprend donc qu'un accumulateur NiMH classique se vide complètement sans rien faire !

La technologie LSD a été développée par Sanyo dès 2005 et raffinée depuis dans les Eneloop actuelles. Le « secret », si on peut dire, est d'avoir réussi à réduire fortement la résistance interne de l'accumulateur, car c'est cela qui produit la décharge. D'autres constructeurs ont des solutions équivalentes, pas toujours disponibles en France, comme Ansmann, AccuPower Tenergy, ou Duracell ; mais Sanyo est le précurseur sur ce domaine, et sur les forums, c'est le préféré. D'ailleurs, certains concurrents ont mis le mot « Loop » dans leurs noms de produits, pour rappeler la ressemblance avec l'original : duraloop, acculoop, etc.

Concernant le chiffre de 2550 mAh énoncé, il s'agit de milli Ampère-Heure, qui indique donc un stock d’énergie. L'accumulateur Eneloop est ainsi capable de délivrer 2550 mA pendant une heure avant d'être déchargé. Mais s'il est relié à un équipement ne consommant que 1275 mA, il va pouvoir tenir 2 heures, et ainsi de suite.

Présentation

2 Eneloop XX
Une fois qu'on la subtilité technologique en tête, la fiche technique des Eneloop se comprend tout de suite mieux. Ils se déchargent très lentement, ce qui fait qu'ils peuvent être chargés en usine, emballés et expédiés. Quand le client final déballe les accus, même plusieurs mois après leur charge initiale, il reste toujours assez d’énergie pour s'en servir immédiatement, comme si c'était une pile, alors que les accus NiMH classiques doivent être d'abord chargés. Sanyo précise également que ces accus sont chargés avec de l’électricité produite à partir de panneaux solaires, misant ainsi sur l'aspect « écologique » de ces accus rechargeables... Qui viennent par bateau du Japon jusque chez nous.

La gamme Eneloop est assez vaste. Il y a en fait 3 niveaux de puissance pour le format AA :
  • Eneloop lite : 1000 mAh - rechargeable 2000 fois
  • Eneloop : 2000 mAh - rechargeable 1800 fois
  • Eneloop XX : 2550 mAh - rechargeable 500 fois
On voit que le gain de puissance se fait au détriment du nombre de recharges possibles. Une fois ce nombre dépassés, les performances globales commencent à diminuer. Toutefois, dans le cas des XX, on ne descend pas sous les 2450 mAh. Le constructeur précise d'ailleurs que cela est calculé suivant la norme IEC-61951-2, comme quoi il existe vraiment des normes pour tout.


Les différentes Eneloop

A noter que ces accus existent en version AAA mais bien évidemment les puissances ne sont pas les mêmes. Il faut également souligner que le modèle de distribution choisi par Sanyo est assez original. En effet, on ne les trouve quasiment que sur internet, ce qui correspond assez bien au public visé et de toute façons, en magasin, leur prix assez élevé serait assez dissuasif.

Passons maintenant au test.

Essai

On va parler plutôt d'essai que de test pour ces accus, au vu de la difficulté d'avoir des mesures précises et reproductibles. On va les placer dans 2 périphériques de jeux différents, à savoir :

Souris Logitech G700s

G700s
Cette souris gamer utilise un accu de 1,2 V de 2000 mAh, et souffre d'une autonomie un peu faiblarde. A l'intérieur de l'emplacement de la pile, une petite indication mentionne que la consommation max de la souris est de 300 mA. Autant dire qu'on n'a pas plus de 7h devant soi quand on l'utilise à pleine bourre en permanence, ce qui est heureusement quasi jamais le cas, sauf si on est un PGM, bien évidemment, mais eux ne jurent que par les souris filaires, notamment pour cette raison. Si vous avez lu notre test, vous savez déjà que la pile fournie avec ce mulot est une ... Eneloop ! Passer à 2550 mAh va potentiellement donner 25 % d'autonomie supplémentaire.

Nintendo Wiimote

Une "antique" Wiimote
Est-ce besoin de présenter la manette à détection de mouvement de la console Nintendo Wii, première du nom ? Mue par 2 piles, elle accepte aussi bien les accus rechargeables que les batteries, on a donc un vaste choix pour l'alimenter, et on va donc essayer les Eneloop XX. En revanche, on a pas vraiment d'idée de la consommation de l'engin, car il n'y a pas d'indication dans le logement à piles. Une recherche sur le net semble montrer qu'elle soit inférieure à 100 mA, sans plus de précision.

Mise en place

On n'a rencontré aucun problème à installer les Eneloop dans les 2 périphériques. Voici maintenant les accus une fois en place dans la souris et dans la Wiimote.


Dans le G700s et dans la wiimote


Mise sous tension

Étant donné que ces accus arrivent chargés, on a voulu essayer leur niveau de charge.

Une jauge quasi pleine
La souris démarre au quart de tour une fois le bouton placé sur On. Quand on regarde au niveau de l'interface graphique du pilote, la jauge en haut à gauche du panneau principal indique que l'accu est presque complètement chargé. Il n'y a pas moyen de connaitre la valeur précisément, et c'est un regret qu'on avait d'ailleurs exprimé lors du test de la G700s. La G700s affiche aussi sous forme de LEDs présentes directement sur la souris l'autonomie restante, et 2 LEDs sont affichées en vert, ce qui signifie 75 % de charge. Cela semble coller avec la promesse du fabricant et de ses 85 % de charge.

Le topo est quasi identique avec la wiimote. Celle-ci s'allume instantanément, et on a 3 barres de charge sur les 4 possibles dans la jauge.

A la longue

Ce genre d'essai prend bien évidemment plusieurs semaines pour être pertinent. Sur la Wiimote, on n'a pas franchement vu de différence entre des 2100 mAh rechargeables et les XX. Cela est directement lié au fait que la consommation de la manette est relativement faible. En revanche, sur la G700s, on a vu la différence. Les 25 % d’énergie supplémentaire par rapport à l'Eneloop classique ont permis de gagner presque 2 journées, lorsqu'on s'en sert quelques heures par jour ! L'essayer, c'est donc l'adopter !

Conclusion

Les Eneloop XX sont la Rolls des "piles" AA, toutes catégories confondues. L'absence d'effet mémoire, la grande puissance disponible et la faible auto décharge sont autant d'atout pour ce produit. Bien sûr, à presque 25 euros les 4, ces accus sont plus chers que les autres, mais sur le long terme, c'est un investissement on ne peut plus rentable. Amis geek, foncez !

Produit recommandé par ZeDen


par Xpierrot 1 commentaire par Daenerys
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Commentaires

Daenerys

Vidéo Gonzo
Nb msg : 232
(#1) 23 octobre 2013 à 10h24
Cela dépayse comme test.
C'est intéressant mais je n'utilise aucunes piles dans le matos gaming.
Éventuellement pour des télécommandes, mais si ce n'est pas super intéressant pour une wiiiiimorte cela ne devrait guère changer la donne.
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  • ZeDen teste les piles pour geek : Sanyo Eneloop XX 2550 mAh

Fiche technique :


  • Accumulateur à faible auto-décharge
  • Capacité minimum : 2450 mAh
  • Tension de sortie : 1,2 V
  • Fonctionne à des températures négatives (jusqu'à -20°C)
  • Peut être rechargé jusqu'à 500 fois
  • Maintient 85% de la charge après un an de stockage
  • Pas d'effet mémoire
Prix : environ 25 euros