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Breach, le FPS qui va tout casser ?
Breach est le nouveau FPS téléchargeable et multijoueurs d'Atomic Games, proposant comme principale caractéristique des environnements destructibles. Le développeur a voulu capitaliser son expérience dans le domaine militaire (Atomic est en effet spécialisé dans le développement de programmes d'entrainement militaire pour le gouvernement Américain) pour sortir un shooter qui se veut réaliste et hardcore. La première fois que nous avions mis la main sur Breach, en décembre dernier, nous n'avions pas été spécialement emballés. Nous reprochions au jeu son côté générique, sa mollesse et certains points de son gameplay. Qu'en est-il maintenant que le jeu est disponible ? Les développeurs ont-ils réussi à corriger le tir ? Réponse dans notre test de la version Xbox 360 du jeu.

Un jeu ébréché

Jeu multi + réseau pourri = gros gâchis
A l’instar de Battlefield 1943 et plus récemment de Blacklight : Tango Down, Breach est un jeu orienté multijoueurs, proposant à deux équipes (jusqu’à 16 joueurs) de s’affronter sur cinq niveaux dans cinq modes de jeux au total. Un FPS contemporain, une équipe de terroriste et une équipe de la CIA, oui, vous l'aurez compris, le jeu est assez générique. Mais il ne s'agit pas là d'un blockbuster au budget de plusieurs millions de dollars puisque le jeu est vendu à petit prix sur Xbox 360 et PC (il est étrangement plus cher sur cette dernière plateforme, allez comprendre).

On passe les premières heures de jeu à attendre les unlocks
Sur les cinq modes de jeux présents, seul trois se démarquent : Convoy, Operations et Conquête. Dans Convoy, une équipe doit escorter des véhicules d'un bout à l'autre de la carte en passant plusieurs points de contrôle (un peu comme le Payload de TF2) dans un temps imparti. Sauf que là où ça se complique, c'est que les points de contrôles sont matérialisés par des barricades qu'il va falloir faire péter. Les cartes étant assez vastes, il y a 4-5 points de contrôles avant d'arriver au bout du chemin. Les véhicules avancent tous seul quand on est dans ou à côté d'eux et ils sont indestructibles. Ce mode de jeu est assez sympathique, même si la majorité des joueurs sur les serveurs ne comprennent pas son fonctionnement. Le mode Conquête propose les mêmes cartes, mais avec 5 points de contrôles à capturer sur différents endroits de la carte. Idem, sans un petit peu de teamplay, les parties se résument à courir d'un bout à l'autre de la carte (avec un personnage qui met 10 minutes pour faire 100 mètres, nous y reviendrons). Enfin, Operations, où il faut transporter une bombe d'un coin à l'autre de la carte. Chaque équipe à une caisse pour y déposer la bombe et il n'y a qu'une seule bombe, c'est donc assez violent, surtout que le porteur ne peut pas tirer et doit donc faire entièrement confiance à ses coéquipiers pour se faire couvrir. Le jeu propose également un système d'unlocks basé sur l'expérience, mais le joueur n'est pas rapidement récompensé ce qui est très frustrant et ne pousse pas à continuer le jeu.

L'attaque des papys boiteux

Les déplacements sont extrêmement lents
La première chose qui choque quand l'on joue à Breach, c'est l'incroyable lenteur des déplacements. Alors d'accord, dans la vraie vie, les militaires se trimballent plusieurs dizaines de kilogrammes de matériel sur le dos et il leur est donc impossible de se mouvoir très vite. Mais là, on est dans un jeu, et il faut savoir sacrifier du réalisme pour favoriser le gameplay. Ici, on a l'impression de contrôler une personne du quatrième âge qui tenterait de s'enfuir de la maison de retraite avec son déambulateur. Et la comparaison n'est pas impertinente puisque lorsque l'on sprint, on a vraiment l'impression que le personnage que l'on contrôle boite. Si la vitesse de déplacement est légèrement augmentée dans la version PC du jeu, le fond du problème est identique : on met des plombes à traverser les cartes (qui sont grandes, par ailleurs) et cela donne une sensation de mollesse au jeu qui lui est tout à fait dommageable.

Moteur physique 7.0 explosions next-gen et destruction complète des bâtiments

Enfin un jeu où l'on peut tout casser ?
Les décors destructibles, largement mis en avant lors de l’annonce du jeu, sont finalement assez décevants. L'usage du moteur physique est en effet assez anecdotique. Seuls certaines structures sont entièrement destructibles (celles en bois), les bâtiments rigides devant se contenter des murs (les piliers et pièces porteuses comme les escaliers restent debout), les arbres sont incassables, le sol ne se déforme pas. La destruction brique par brique des murs telle qu'annoncé par les développeurs est également décevante puisqu'il faut vider un chargeur (de M60) pour en faire sauter ne serait-ce qu'une seule ! heureusement, tous les bâtiments du jeu proposent une caisse contenant munitions et des RPG. Ces derniers s'avèrent les plus utiles pour la destruction des environnements, quand les bugs ne viennent pas s'immiscer dans le jeu. Il y a en effet un temps d'une seconde environ entre le moment où l'on tire dans un mur et le moment où celui-ci est effectivement détruit. C'est assez pénible, mais c'est dans le meilleur des cas ! On ne compte pas le nombre de fois où les murs ne se détruisent pas, ou l'on détruit le bas du mur et que le haut ne tombe pas, etc.
Rajoutez à ce moteur physique des graphismes classiques (normal pour un jeu téléchargeable) et des sons très mauvais (à base de « pfiou » pour les balles qui sifflent), vous obtenez un gros gâchis.

Pour enfoncer le clou, Breach rate le coche au niveau de l’essentiel pour un titre 100% multi : la stabilité des parties. Entre le lag omniprésent et les bugs divers et variés, des chargements particulièrement longs viennent finir d’achever l’ensemble. Cela plombe également le jeu, puisque lorsqu'un hôte se déconnecte, il n'est pas remplacé en jeu par un autre, et il faut retourner dans un lobby ; ce qui signifie à chaque fois deux longs chargements et la perte des classements et gains d'XP. Et au final, on est pénalisé car on gagne deux fois moins d'XP que ce qu'on aurait dû, et donc on progresse moins vite dans le jeu.


La rédaction n'étant pas équipée du matériel nécessaire pour la capture d'images sur Xbox 360, les screenshots qui parsèment ce test son fournis par le développeur (NDR : Et même photoshopé, c'est moche).

Conclusion

Tous les défauts que nous pointions dans notre preview se retrouvent dans la version finale de Breach. Il ne s'agit pas d'un jeu catastrophique, car on peut s'y amuser, surtout pour le prix auquel il est proposé, mais il est simplement trop moyen pour convaincre. Dommage, il aurait pu devenir un incontournable du Xbox Live Arcade. A la place de ça, on a un jeu mou, qui déçoit particulièrement sur son gameplay comme sur la destruction des environnements, qui était annoncée comme révolutionnaire.


par utr_dragon Commenter
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